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Mis à jour : il y a 2 heures 29 min

Les clients de Swiss peuvent compenser leurs émissions de CO2

il y a 2 heures 50 min

La compagnie aérienne Swiss International Air Lines élargit les possibilités de compensation de CO2 en intégrant la plate-forme « Compensaid » de Lufthansa Innovation Hub dans son portail de réservation.

Les clients de la compagnie nationale suisse peuvent désormais réduire leurs émissions de CO2 en achetant des carburants alternatifs durables. Comme jusqu’à présent, ces émissions peuvent également être compensées en investissant dans des projets de protection du climat par l’intermédiaire de myclimate, partenaire de longue date de la compagnie. La plate-forme Compensaid donne aux clients le choix de l’approche et de la combinaison qu’ils souhaitent adopter pour réduire les émissions de CO2 de leur voyage en avion. « À l’issue d’une phase d’essai concluante », la plate-forme Compensaid développée par Lufthansa Innovation Hub constitue désormais la plate-forme centrale de compensation de SWISS et Lufthansa. Les clients de SWISS peuvent désormais trouver directement Compensaid sur le portail de réservation de SWISS.COM. Ils ont ainsi la possibilité de réduire les émissions de CO2 générées lors de leur vol par l’achat de carburants alternatifs durables et / ou de les compenser en investissant dans des projets de protection du climat ambitieux de myclimate, fondation suisse pour la protection du climat.

« À long-terme, l’utilisation de carburant de synthèse est l’une des options les plus prometteuses pour neutraliser l’empreinte carbone des voyages en avion », déclare Thomas Klühr, CEO de SWISS. « Je me félicite que Compensaid, première plate-forme en ligne de ce type au monde, nous permette de promouvoir encore davantage l’utilisation de carburants alternatifs dans l’aviation ». Jusqu’à présent, la généralisation de l’utilisation de carburant durable pour l’aviation (Sustainable Aviation Fuel – SAF) à l’échelle sectorielle « ne peut avoir lieu en raison des faibles quantités disponibles et du prix élevé des carburants de substitution. Seules quelques raffineries dans le monde sont actuellement en mesure de produire des carburants certifiés SAF en quantité suffisante », souligne la compagnie de Star Alliance dans son communiqué.

Compensaid offre une double solution : les clients peuvent, d’une part, remplacer le kérosène fossile par du SAF. La plate-forme calcule la différence de prix entre carburant durable et carburant fossile. Les clients paient le supplément pour le carburant de substitution. Les départements du groupe Lufthansa en charge de la gestion du carburant achètent ensuite du SAF qui sera utilisé dans un délai de six mois pour l’exploitation aérienne. Par ailleurs, les voyageurs peuvent continuer à compenser leurs émissions par l’intermédiaire de myclimate. Partenaire du groupe Lufthansa depuis 2007, cette fondation suisse propose une protection climatique efficace en soutenant des projets ambitieux dans les pays en développement et émergents. La plate-forme Compensaid donne aux clients de SWISS le choix de l’approche et de la combinaison qu’ils souhaitent adopter pour réduire les émissions de CO2 de leur voyage en avion. « Pour réduire les émissions mondiales de CO2, des mesures s’imposent à différents niveaux. Nous nous réjouissons donc que les clients de SWISS puissent à l’avenir contribuer à la réduction des émissions directement à la source, ce dispositif se rajoutant à la solution de compensation volontaire dont ils disposent déjà », souligne Kai Landwehr, porte-parole de myclimate.

SWISS « s’implique depuis de nombreuses années en faveur d’une politique d’entreprise durable et responsable et s’attache à limiter, autant qu’il est possible de le faire, l’impact de ses activités sur l’environnement ». Outre la modernisation complète de sa flotte et le recours à des innovations technologiques, elle met l’accent sur une amélioration continue du rendement énergétique de ses avions et sur l’optimisation de ses processus en vol et au sol. « En dix ans, SWISS investira plus de 8 milliards de francs dans des avions modernes et économes en carburant. Elle possède l’une des plus jeunes flottes d’Europe », souligne Thomas Klühr. « Au cours des 15 dernières années, SWISS a réduit ses émissions de CO2 de près de 30 % par passager pour 100 km ». Des « équipes motivées » veillent chaque jour à l’amélioration de l’efficacité du trafic aérien de SWISS.

SWISS soutient également CORSIA, instrument global de protection du climat de l’OACI (agence de l’ONU) en vertu duquel l’aviation internationale devra compenser ses émissions supplémentaires de CO2 à partir de 2020. En conséquence, l’aviation internationale connaîtra une croissance neutre en CO2 à partir de 2020. CORSIA a été adopté à l’unanimité en 2016 par les 192 États membres de l’OACI, véritable fait historique. Une fois mis en place, le système servira de base à d’autres mesures efficaces, orchestrées à l’échelle mondiale, dans le domaine de l’aviation. En outre, le trafic aérien au départ de la Suisse sera inclus dans le système européen d’échange de quotas d’émission qui prévoit une réduction annuelle du crédit de CO2 à partir de 2021.

©SWISS

Des navettes 100% électriques à l’aéroport de Nice

il y a 3 heures 50 min

L’aéroport de Nice-Côte d’Azur devient le premier en France à se doter de navettes passagers 100% électriques, qui relieront les parkings à l’aérogare.

Dès le 28 novembre 2019, les bus eCitaro de Mercedes seront mis en service au service des passagers dans l’aéroport niçois : le transporteur Transdev Alpes-Maritimes a été retenu par Nice Côte d’Azur pour déployer une flotte de trois bus 100% électriques, qui effectueront 7 jours sur 7, de 4h30 à 0h30, les navettes entre les terminaux et les parkings de la deuxième plateforme aéroportuaire de France. Dotés d’une autonomie de 160 km (ou de 8 heures), cette flotte permettra « la circulation en simultanée et en continu de 2 navettes », bénéficiant en outre d’un procédé de rechargement en continu par récupération de l’énergie cinétique.

Longues de 12 mètres, ces navettes accueilleront environ 90 personnes et mettront à leur disposition 26 sièges avec têtière cuir, baies basses (synonymes d’espaces ouverts), vitres athermiques et éclairage intérieur d’ambiance bleu « pour une atmosphère apaisante rappelant la proximité de la Méditerranée ». Les passagers disposeront, en outre, de 4 prises USB dans les véhicules. « Parce que l’exceptionnel se mesure aussi aux détails infimes », un diffuseur de parfum se déclenchera à chaque ouverture des portes. « Ergonomique, silencieux, confortable et éco-responsable », l’eCitaro est également design : peinture extérieure métallisée bicolore bleu et argent, jantes en aluminium chromées et une livrée rappelant le mouvement de la mer. L’acquisition de cette flotte a bénéficié d’un accompagnement par la Région Provence AlpesCôte d’Azur et par la Métropole Nice Côte d’Azur.

En faisant le choix du 100% électrique et en reconduisant Transdev Alpes-Maritimes, l’aéroport « renforce son offre de mobilité douce, réduit de 250 tonnes eq. CO2 les émissions de gaz à effet de serre générées sur l’ensemble de la plateforme et fait considérablement baisser les nuisances sonores », souligne un communiqué. Cette évolution « s’inscrit dans le prolongement de ses nombreuses actions » ayant permis à l’aéroport de devenir le premier de France à atteindre la Neutralité Carbone, et de son engagement à atteindre le seuil de zéro émission de CO2 d’ici 2030.

 « Après la mise en service en décembre 2018 de l’extension du réseau de tramway jusqu’aux terminaux, c’est une fierté de devenir le premier aéroport de France à proposer des navettes gratuites 100% électriques à nos passagers, leurs accompagnants et à nos collaborateurs. Cette innovation rejoint et renforce notre politique de préservation de notre territoire et de développement de son attractivité », se félicite Dominique Thillaud, président du directoire des Aéroports de la Côte d’Azur.

©Aéroport Nice-Côte dAzur

Objets interdits en cabine : une solution à Strasbourg

il y a 4 heures 50 min

L’Aéroport de Strasbourg et La Poste proposent Tripperty, un service de garde d’objets prohibés en cabine qui pourront être récupérés en consigne ou par voie postale.

Depuis le 1er octobre 2019, Strasbourg-Entzheim et le Groupe La Poste ont mis en place le nouveau service Tripperty qui offre la possibilité aux voyageurs de demander la garde ou la réexpédition de leurs objets interdits en cabine. Retenus aux contrôles d’inspection filtrage, ils peuvent maintenant être récupérés par les passagers, soit par courrier, soit à la consigne de l’aéroport. Un passager sur 400 se voit retirer des objets interdits à bord avant de prendre l’avion ; en 2018, près de 1200 objets ont été confisqués au départ de l’Aéroport de Strasbourg, selon le communiqué de son gestionnaire.

Né du rapprochement d’une équipe d’intrapreneurs du Groupe La Poste et des équipes du programme Innovation Hub du Groupe ADP, le nouveau service Tripperty démontre « la capacité à innover entre grands groupes pour développer une innovation d’usage au plus près d’un besoin concret des passagers ». Comment ça marche ? Aux contrôles de sûreté, lorsque les objets prohibés en cabine sont retenus, les passagers ont désormais la possibilité grâce au service Tripperty de les récupérer en consigne au service accueil de l’aéroport, ou de les faire expédier par voie postale. L’objet est alors placé dans un emballage et en échange, le passager reçoit un récépissé et une notice expliquant la procédure à suivre pour le récupérer. Après le passage au contrôle de sûreté, le passager choisit sur l’application www.box.tripperty.com les modalités de récupération de l’objet après avoir saisi le numéro correspondant à son colis. Celui-ci peut être mis à disposition à la consigne de l’aéroport pendant deux semaines (10€) ou expédié par voie postale (20€ en France – 27€ en Europe – 40€ à l’international).

Chaque année des centaines d’objets doivent ainsi être abandonnés avant l’embarquement, les mesures de sûreté n’autorisant pas l’emport à bord d’un avion d’articles prohibés. Ces derniers étaient jusqu’à présent stockés puis détruits. Ainsi en 2017, 14 tonnes d’objets interdits à bord ont été saisis à l’aéroport Paris-Charles de Gaulle, « parmi lesquels un grand cru de Bordeaux, une épée en bois et un embrayage de voiture. Voilà de quoi contrarier un début de voyage quand il s’agit d’objets à forte valeur sentimentale ou pécuniaire ». Selon une récente étude IATA, l’un des principaux points de crispation dans le parcours passager réside en effet dans le fait de se voir retirer un objet lors des contrôles avant l’embarquement.

L’équipe Tripperty est lauréate de l’édition 2015 du concours « 20 projets pour 2020 », initiative offrant la possibilité à chaque postier de proposer des projets innovants de nature à développer de nouvelles activités ou services. Situé à 12 km de Strasbourg, capitale de l’Europe, l’aéroport Entzheim est une plate-forme aéroportuaire internationale qui accueille chaque année près d’1,3 million de passagers. L’aéroport accueille 15 compagnies aériennes et propose plus de 50 destinations nationales et internationales.

EasyJet : résultats annuels sans surprise, 12 A320neo de plus

il y a 5 heures 50 min

La compagnie aérienne low cost easyJet a vu ses revenus baisser de sur l’année financière 2018-2019, mais un deuxième semestre fort lui permet d’afficher un bénéfice avant taxes dans le haut des prévisions. Elle a exercé ce matin des options sur douze Airbus A320neo supplémentaires,

Sur fonds « d’année difficile », la spécialiste britannique du vol pas cher a dévoilé ce 18 novembre 2019 des résultats annules en ligne avec ses prévisions. Durant l’année financière close au 30 septembre, easyJet a vu son revenu total augmenter de 8,3% pour atteindre 6,385 milliards de livres sterling, « grâce à l’augmentation des capacités ». Le revenu total par siège baisse de 1,8% à 60,81 £ (et de 2,7% à taux de change constant), « en raison d’une certaine faiblesse de la confiance des consommateurs » ; une faiblesse « notamment contrebalancée par les initiatives d’auto-assistance lancées au cours du second semestre et par l’impact positif des grèves chez British Airways et Ryanair », selon le communiqué d’easyJet. Le coût par siège en incluant le carburant augmente de 1,5% (0,4% à taux de change constant), mais le coût par siège hors carburant à taux de change constant a diminué de 0,8% pour s’établir à 43,11 £, « principalement en raison de l’exécution réussie du programme de résilience opérationnelle qui a entraîné une réduction des coûts de perturbation pour l’année ».

Le bénéfice avant impôts de 427 millions de livres sterling (2018: 578 millions de livres sterling) a diminué de 26%, se situant « au sommet de la fourchette de 420 à 430 millions de livres sterling ». Le bénéfice total avant impôt par siège a diminué de 32,9% à 4,07 £ par siège (2018: 6,07 £ par siège). Enfin easyJet souligne que son bénéfice avant impôts rapporté a diminué à 430 millions de £ (2018 £ 445 millions). Et elle évoque une « solidité du bilan, parmi les meilleurs du secteur, avec une dette nette de 326 millions de £ ».

Côté opérationnel, easyJet affiche sur l’année écoulé une hausse de trafic de 8,6% à 96,1 millions de passagers, sur une offre en hausse de 10,8% et avec un coefficient d’occupation moyen de ses Airbus en recul de 1,4 point à 91,5%.

Pour l’année financière 2020 qui a débuté le 1er octobre, easyJet parle de réservations à l’avance « encourageantes » au premier semestre, mais la croissance des capacités « se situera dans la partie inférieure de la moyenne historique comprise entre 3% et 8% par an ». Les revenus par siège à taux de change constant « des principaux transporteurs aériens » sont attendus en petite hausse au premier semestre, tandis que les coûts par siège hors carburant de la low cost devraient connaître une hausse à un chiffre « en supposant des niveaux de perturbation normaux ». Les dépenses en capital pour l’exercice allant jusqu’au 30 septembre 2020 devraient s’élever à environ 1,35 milliards de livres sterling. EasyJet se dit « pleinement préparé à tous les résultats possibles du Brexit » via ses filiales en Autriche, en Suisse et au Royaume Uni.

Commentant les résultats, le CEO d’easyJet Johan Lundgren a déclaré « easyJet a clôturé l’exercice 2019 avec une performance solide et un été record. Plus de clients que jamais viennent à easyJet en tant que compagnie aérienne de choix, avec un record de 96,1 millions de clients voyageant avec nous cette année (…). Nous avons également investi dans la gestion de la perturbation de nos clients par le biais de notre programme de résilience opérationnelle, ce qui a réduit les annulations de 46% et les retards de 3 heures ou plus de 24% sur un an ». Tous ces efforts ont permis à easyJet « de devenir la première compagnie aérienne du Royaume-Uni en termes de satisfaction des clients, devant BA et Jet2, et la marque de transport aérien de premier choix et considérée comme le meilleur rapport qualité / prix en Europe », ajoute le dirigeant.

On retiendra qu’Airbus a annoncé mardi matin qu’easyJet avait exercé des options sur douze A320neo, livrables à partir de 2024, mais a reporté à 2023 les livraisons attendues en 2021 de neuf A320neo et trois A321neo. Fin septembre 2020, elle devrait disposer de 352 Avions, contre 331 à la fin de l’année financière écoulée. La low cost possède encore 13 options et 58 droits d’achats sur des monocouloirs remotorisés ; elle a mis en service à ce jour 33 A320neo et six A321neo sur les 159 désormais attendus.

©Airbus

Futur vert : oiseaux migrateurs d’Airbus, Boeing 787 Greenliner

il y a 6 heures 50 min

Airbus a dévoilé le projet fello’fly inspiré par le vol des oiseaux migrateurs, visant à améliorer la performance environnementale des avions commerciaux. Boeing et la compagnie aérienne Etihad Airways vont collaborer autour du 787 Dreamliner sur l’innovation, la baisse des coûts – et la diminution de l’impact de l’aviation sur l’environnement.

Fello’fly est le dernier projet Airbus de démonstrateur inspiré du biomimétisme, destiné à améliorer les performances environnementales des avions commerciaux et à réduire de manière significative les émissions de l’industrie aéronautique.  Il vise à démontrer « la viabilité technique, opérationnelle et commerciale » de deux avions volant ensemble pour des vols long-courriers. Grâce à fello’fly, « un avion suiveur récupère l’énergie perdue par le sillage d’un avion de tête, en volant dans le courant ascendant d’air doux qu’il crée.  L’avion suiveur bénéficie ainsi d’une portance qui lui permet de diminuer la poussée du moteur et donc de réduire la consommation de carburant de l’ordre de 5 à 10% par voyage ». La solution technique sur laquelle Airbus travaille implique « des fonctions d’assistance aux pilotes » nécessaires pour s’assurer que l’avion qu’ils pilotent reste positionné en toute sécurité dans le courant ascendant de l’avion qu’ils suivent, en maintenant la même distance, à une altitude constante.

Airbus devrait commencer les essais en vol de deux de ses A350XWB en 2020. Compte tenu du « fort potentiel d’impact environnemental positif pour l’industrie », Airbus vise un calendrier ambitieux pour la mise en place d’un service d’entrée en service (EIS) contrôlé, qui devrait intervenir « avant le milieu de la prochaine décennie ».

En termes de solution opérationnelle, Airbus explique dans son communiqué qu’il travaille en collaboration « avec les compagnies aériennes et les fournisseurs de contrôle de la circulation aérienne (ATC) » pour identifier les besoins opérationnels et les solutions appropriées pour planifier et exécuter les opérations de fello’fly. Ceci « souligne l’importance qu’Airbus accorde à la conduite d’activités à l’échelle de l’industrie pour atteindre les objectifs de réduction des émissions définis par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et le Comité pour la protection de l’environnement en aviation (CAEP) ».

Ce nouveau projet de démonstrateur pour l’optimisation de l’exploitation des avions « renforce la position d’Airbus dans un domaine où il investit déjà fortement et concentre ses efforts de recherche sur le développement, l’innovation et l’exploitation de technologies émergentes, contribuant directement à la compensation durable des émissions en réduisant l’empreinte environnementale de l’industrie aéronautique dans son ensemble », conclut l’avionneur européen.

Migrating geese

Air Mauritius va un peu mieux – hors nouvelles normes

il y a 7 heures 20 min

La compagnie aérienne Air Mauritius a annoncé une légère amélioration de ses résultats opérationnels pour le deuxième trimestre, dans un contexte qui reste difficile et au cours d’une année où l’entreprise a pris « des mesures audacieuses » pour revoir son modèle économique.

La compagnie nationale mauricienne, basée à l’aéroport de Port Louis-Sir Seewoosagur Ramgoolam, affiche aujourd’hui une légère amélioration de sa performance opérationnelle pour le deuxième trimestre de l’exercice financier 2019/2020, dans un « contexte économique compliqué » où elle subit les effets de la dégradation de l’euro et l’application des nouvelles normes comptables IFRS 16 en vigueur cette année. Alors que les comptes du trimestre (hors IFRS 16) passent de -2,8 millions à -1,3 million d’euros net, l’effet IFRS 16 détériore selon le communiqué d’Air Mauritius ces mêmes comptes qui passent de 1,3 million d’euros net négatif à 18,3 millions d’euros net négatif.

Malgré des difficultés sur plusieurs de ses principaux marchés touristiques, Air Mauritius « résiste » et annonce de bonnes performances opérationnelle et commerciale. Grâce à l’implémentation des premiers éléments du rapport CAPA, notamment au niveau du réseau et du commercial, la compagnie devait programmer une capacité de 591.514 sièges, en légère augmentation par rapport au deuxième trimestre de l’année précédente, et déployée surtout sur le court et moyen-courrier. Le trafic passe à 449.327 passagers transportés, et le coefficient d’occupation à 81,5%, « ce qui indique une bonne utilisation de la capacité ». Même si le «yield» se dégrade légèrement à 233 euros, la recette au kilomètre offert, connait une légère amélioration de 1,8%.

Les coûts opérationnels d’Air Mauritius subissent une réduction de 6,4% pour passer à 132,1 millions d’euros, « principalement dus à la baisse du prix du carburant, au déploiement plus adapté de la capacité par rapport à l’évolution de la demande ainsi qu’aux initiatives prises pour réduire les coûts ». Dans ce contexte, un comité de pilotage de tous les coûts a été institué et « apporte déjà des résultats ». A noter que l’économie du carburant est aussi accentuée avec l’arrivée des Airbus A330neo dans la flotte pendant le trimestre.

Sur le premier semestre, l’application des nouvelles normes comptable IFRS 16 a pour conséquence la « dégradation des résultats » ; hors IFRS16, Air Mauritius aurait affiché un résultat net négatif de 8,1 millions d’euros, en nette amélioration du résultat net négatif de 17,6 millions pour l’exercice précèdent. Après l’application de l’IFRS 16 « et dans le droit fil des résultats du deuxième trimestre », les résultats des premiers six mois de l’exercice affichent un net de -22,6 millions d’euros. Le nombre de sièges déployés reste stable à 1.120.554 ; le trafic connait une légère baisse à 844 519 passagers, « confirmant les difficultés rencontrées dans les principaux marchés émetteurs qui sont reflétées par la baisse des arrivées touristiques ». Le taux de remplissage connait toutefois une légère hausse passant de 80,4 à 80,9 %. Les coûts opérationnels baissent de 6,8% pour atteindre 253,4 millions d’euros grâce à la réduction du coût du carburant. Cette réduction est due selon la compagnie aérienne à la baisse des prix et à la baisse du volume utilisé par l’effet combiné d’avions plus performants (A350-900 et A330-900) et d’un réseau recentré sur le court et moyen-courrier.

Perspective pour le reste de l’exercice

Le contexte économique mondial « se détériore avec des tensions sur plusieurs parties du monde » : le FMI vient de revoir la croissance pour cette année à 3%. Plusieurs de nos marchés font face à des difficultés – la Grande Bretagne et l’Europe en général avec l’effet du Brexit, la Chine et les tensions commerciales avec les Etats Unis, l’Afrique du Sud et Hong Kong. En outre, la compagnie continue à faire face à la volatilité du taux de change euro-dollar (avec l’application de l’IFRS 16), de la volatilité du prix du carburant et des implications du ‘Workers’ Rights Act’. La restructuration de la compagnie est entamée « avec ce qui peut l’être pour le moment, par exemple, le réseau, le renforcement du commercial et la réduction des coûts (sans toucher à la sécurité et au service) ». C’est ainsi que les deux Airbus A350 prévus le mois dernier ont été loués pour trois ans (à South African Airways NDLR) après le réaménagement du réseau. Ce développement, « dicté par les évolutions de la demande et donc de l’offre, a un impact sur la composition de notre flotte et c’est un nouveau plan de flotte pour soutenir le nouveau réseau qui sera désormais proposé pour validation par notre conseil d’administration ».

Les autres grands axes du rapport CAPA seront aussi soumis pour approbation bientôt – la mission de la compagnie nationale, la gouvernance, la nouvelle structure organisationnelle, la prise de participation dans l’écosystème de l’aviation, et d’autres reformes de fond pour rendre la compagnie plus performante. Le renforcement du bilan d’Air Mauritius « a déjà été enclenché avec l’entrée dans notre capital de AML, alors que notre entrée dans l’actionnariat de MDFP confirme notre stratégie pour une participation plus active dans l’écosystème de l’aviation ». La société PWC interviendra dans le sillage des premières validations « pour finaliser les besoins en financement du nouveau modèle économique et du nouveau plan ». « Une mobilisation de toutes énergies sera critique pour le déploiement du nouveau plan de la compagnie et à ce titre, le travail commencé avec la société ‘Great Place to Work’ devrait donner des pistes pour mener à bien la transformation de l’entreprise dans l’intérêt de nos clients, actionnaires et collaborateurs », conclut Air Mauritius.

©Airbus

Trafic aérien en France : +1,5% en octobre

il y a 7 heures 50 min

Le trafic aérien dans les aéroports français a progressé de 1,5% en octobre 2018 pour atteindre 154 millions de passagers. Le trafic intérieur recule de 1,1%, quand celui à l’international gagne 2,1%.

Selon les statistiques mensuelles TendanCiel de la DGAC, le trafic du mois d’octobre 2019 a été affecté par les résultats de Paris-Orly (-12,4%), suite aux travaux sur la piste principale et à la cessation d’activité d’Aigle Azur depuis le 6 septembre, et par la cessation d’activité de XL Airways à compter du 1er octobre. Le marché intérieur est en baisse de 1,1% par rapport à octobre 2018. En métropole, il recule de 1,8%, dont -4,9% sur les lignes radiales mais +3,4% sur les lignes transversales. Entre la métropole et l’outremer, ce trafic gagne 0,7%, tandis qu’entre les DOM il gagne 4,1%.

Le marché international a progressé de 2,1% le mois dernier par rapport à octobre, avec le même taux de croissance au départ de la métropole : +1,5% vers et depuis l’Union européenne, +4,5% vers et depuis l’Europe hors EU, +3,2% vers et depuis l’Afrique, +5,9% vers et depuis l’Amérique, et -1,9% vers et depuis l’Asie. Le trafic entre l’outremer et l’international gagne de son côté 0,6% par rapport à octobre 2018.

Depuis le début de l’année, le trafic intérieur dans les aéroports français affiche 28,8 millions de passagers (+2,8), et celui international 125,5 millions de passagers (+4,9%), pour une croissance globale du trafic de 4,5% sur les dix premiers mois de 2019.

Tous les détails sont consultables ici.

©DGAC

Air France en A350 à Bangkok au printemps prochain

il y a 8 heures 20 min

La compagnie aérienne Air France déploiera à partir de mars prochain un Airbus A350-900 sur la route entre Paris et Bangkok, la sixième destination de son nouvel avion.

A partir du 30 mars 2019, la compagnie nationale française proposera trois vols par semaine entre sa base à Paris-CDG et l’aéroport de Bangkok-Suvarnabhumi, opérés en A350-900 pouvant accueillir 34 passagers en classe Affaires (1+2+1), 24 en Premium et 266 en Economie (324 sièges), avec connexion wifi à toutes les places. Les départs seront programmés lundi, mercredi et samedi à 16h30 pour arriver le lendemain à 8h45, les vols retour quittant la Thaïlande mardi, jeudi et dimanche à 10h45 pour se poser à 18h10 (jours d’opération début avril, même programme en juillet). Selon Airlineroute, cette route était jusque là affichée en Boeing 787-9 Dreamliner (30+21+225) ; des changements restent possibles.

Air France est en concurrence directe avec Thai Airways sur cette route, qu’elle propose également en partage de codes via KLM, Bangkok Airways et Vietnam Airlines.

La compagnie de l’alliance SkyTeam a déjà reçu deux des 28 Airbus A350-900 commandés ; un troisième devrait être livré d’ici la fin du mois, les trois suivants étant attendus en janvier, avril et mai 2020. Air France déploie progressivement les nouveaux avions vers cinq autres destinations : Abidjan (Côte d’Ivoire) jusqu’au 8 décembre 2019, puis à partir du 10 février 2020 pour la saison été 2020 ; Bamako (Mali) jusqu’au 8 décembre 2019, puis à partir du 10 février 2020 pour la saison été 2020 ; Toronto (Canada) depuis le 27 octobre 2019 ; Le Caire (Egypte) dès le 9 décembre 2019, et Séoul (Corée du Sud) le même jour.

©Airbus

Salon de Dubaï : Airbus vend 170 avions à Emirates et Air Arabia

il y a 8 heures 50 min

Le deuxième jour du Salon du Dubaï a été marqué par les annonces d’Airbus, qui a vendu 50 A350-900 à la compagnie aérienne Emirates Airlines et 120 avions de la famille A320neo à la low cost Air Arabia, dont 47 A321neo et A321XLR, tandis qu’Air Transat annonçait la location de six A321. SunExpress en Turquie a exercé ses options pour dix Boeing 737 MAX 8, Egyptair voulant de son côté louer deux 787-9 supplémentaires. De Havilland Canada a signé pour 20 Dash 8-400 avec la société de leasing Palma Holdings.

Plus de cinq ans après avoir annulé une commande de 70 Airbus A350XWB en raison des problèmes de moteurs Rolls Royce, et sept mois après avoir annoncé l’échange de ses derniers A380 commandés contre 70 A350 et A330neo, Emirates Airlines a signé le 18 novembre 2019 un accord d’achat pour cinquante A350-900 fermes, livrables entre mai 2023 et 2028. Aucune configuration n’est annoncée mais les A350-900 devraient avoir une classe Premium Economie, annoncée l’année dernière pour ses A380 et 777-300ER livrés à partir de l’année prochaine. Au prix catalogue de 2018, cette commande a une valeur d’environ 16 milliards de dollars.

Le chairman et CEO d’Emirates Airlines Cheikh Ahmed bin Saeed Al Maktoum a déclaré dans un communiqué que la commande « fait suite à un examen approfondi de diverses options d’aéronefs et de nos propres plans de flotte. C’est la stratégie de longue date d’Emirates d’investir dans des avions modernes et efficaces, et nous sommes confiants dans les performances de l’A350 XWB. En complément de nos A380 et 777, les A350 nous apporteront une flexibilité opérationnelle accrue en termes de capacité, de portée et de déploiement ». L’annonce confirme les déclarations du président Tim Clark la semaine dernière, quand il expliquait que les A350 « sont la prochaine étape » pour alimenter en passagers les 123 A380 de la compagnie ; il mentionnait aussi les Airbus A330neo, comme en février dernier (trente A350 et quarante A330neo étaient alors envisagés), mais ces appareils ne figurent pas dans l’annonce d’hier.

Honoured by @emirates' vote of confidence in the #A350. That’s a new milestone in our long-standing partnership and I can't wait to see the A350 flying in Emirates' colours! #DAS19 pic.twitter.com/wdJwgsvSBC

— Guillaume Faury (@GuillaumeFaury) November 18, 2019

Autre commande annoncée lundi par Airbus, celle par la low cost Air Arabia de 120 monocouloirs remotorisés fermes, dont 73 A320neo,  27 A321neo et 20 A321XLR, pour une valeur au prix catalogue de 14 milliards de dollars. Les livraisons des nouveaux appareils devraient débuter en 2024 ; ils rejoindront à l’aéroport de Sharjah une flotte de 52 A320 et trois A321LR (trois autres en attente de livraison) ; ils auront tous « une configuration monoclasse spacieuse avec un des espaces entre rangées les plus généreux » (ses A320 embarquent 168 passagers, et les A321LR 215).

Le CE0 du groupe Air Arabia Adel Al Ali a déclaré que la stratégie de croissance de la flotte « a toujours été motivée par la demande commerciale, et nous sommes heureux d’annoncer aujourd’hui l’une des plus importantes commandes de monocouloirs de la région avec Airbus pour soutenir nos plans de croissance. Ce nouveau jalon sous-tend non seulement nos solides fondamentaux financiers, mais aussi la force de notre stratégie de croissance multi-moyens que nous avons adoptée au fil des ans, tout en restant concentrés sur l’efficacité, la performance et l’expérience des passagers ». L’ajout des A320neo, A321neo et A321XLR « complète notre flotte existante et nous permet d’étendre notre service vers de nouvelles destinations tout en restant fidèles à notre modèle économique à bas prix ». Sans plus de précision, mais le rayon d’action des A321XLR lui permettrait d’atteindre l’Islande, l’Afrique du Sud ou la Corée du Sud depuis sa base aux Emirats Arabes Unis.

©Airbus

On retiendra aussi de cette deuxième journée du Dubai Airshow pour Airbus l’annonce par Air Lease Corp. (ALC) de la location par Air Transat de six A321, dont les livraisons seront effectuées d’ici la fin décembre. La compagnie canadienne opère déjà cinq A321 (8+182), et deux des 15 A321LR commandés (12+187 ; elle attend aussi deux A321neo). « Nous sommes ravis d’avoir été en mesure de louer ces appareils à Air Lease Corporation dans un délai aussi court », a déclaré Jean-François Lemay, président d’Air Transat : « ils remplaceront les avions saisonniers que nous étions censés recevoir de Thomas Cook cet hiver, dans le cadre de notre accord de partage saisonnier d’avions. Nous connaissons les gens d’ALC depuis longtemps et nous sommes heureux de travailler avec ce partenaire de confiance, qui nous permet d’avoir le type d’avion dont nous avons besoin pour offrir le meilleur service à nos clients de voyages d’agrément ».

Enfin pas de déclaration officielle à ce jour, mais Air Sénégal serait selon Bloomberg  sur le point de signer un protocole d’accord pour huit A220-300, d’une valeur de 732 millions de dollars au prix catalogue.

We announced new commercial aircraft orders for our #A320neo Family with @AirArabiaGroup & #A350 XWB with @Emirates during #DAS19 2nd day, as well as a first look at our #fellofly demonstration project – a fuel savings and emissions reduction concept. Enjoy our Day 2 recap video! pic.twitter.com/fJ2FA2ReN2

— Airbus (@Airbus) November 18, 2019

Chez Boeing, l’annonce majeure de lundi concernait la compagnie turque SunExpress, qui a exercé des options sur dix 737 MAX 8, pour 1,2 milliards de dollars au prix catalogue. Cela porte à 42 le nombre de monocouloirs remotorisés désormais attendus par la coentreprise entre Lufthansa et Turkish Airlines. Le CEO Jens Bischof a déclaré : « Nous avons une relation de longue date, forte et confiante avec Boeing, et nous avons donc décidé de transformer notre option en commande. Nous maintenons notre décision stratégique d’intégrer progressivement le 737 MAX dans notre flotte pour tous ses avantages économiques et écologiques à moyen et long terme ». Le dirigeant se dit aussi « convaincu que Boeing nous fournira un avion sûr, fiable et efficace. Toutefois, il va sans dire que cela requiert la navigabilité incontestée du modèle, accordée par toutes les autorités compétentes. Notre priorité absolue chez SunExpress est et a toujours été la sécurité ».

SunExpress était censée recevoir huit appareils à partir d’avril dernier, et cinq autres en 2020 ; si l’interdiction de vol des 737 MAX est levée, la compagnie espère en recevoir 13 l’année prochaine. Le CEO reconnait toutefois qu’il faudra faire de « gros efforts de communication » avec les passagers pour les convaincre que l’appareil est sûr. Stan Deal, PDG de Boeing Commercial Airplanes a dit « regretter l’impact que l’immobilisation des MAX a eu sur SunExpress et ses passagers. L’équipe de Boeing travaille d’arrache-pied pour remettre l’avion en service en toute sécurité, et fournir à SunExpress la capacité de continuer à servir d’épine dorsale des voyages aériens dans l’industrie touristique turque ».

©Boeing

EgyptAir a de son côté annoncé la location de deux Boeing 787-9 Dreamliner supplémentaires chez la société de leasing AerCap, livrables en 2021 et 2022. AerCap a déjà livré six 787-9 à la compagnie nationale égyptienne, qui les a configurés pour accueillir 30 passagers en classe Affaires et 279 en Economie. Selon le chairman et CEO du groupe Ahmed Adel, les Dreamliner ont « dépassé nos attentes, et nous ont aidé à réduire notre facture de carburant et nos émissions de CO2 tout en apportant plus de confort aux passagers ».

©AerCap

Enfin De Havilland Aircraft of Canada a annoncé lundi la signature d’un protocole d’accord par la société de leasing Palma Holdings pour vingt Dash 8-400, l’accord devant encore être finalisé. « Palma est devenu le premier bailleur au monde à commander l’avion Dash 8-400 dans sa configuration à deux classes et cette première décision nous a conduit à développer d’autres opportunités pour l’avion Dash 8-400 », a déclaré Moulay Omar Alaoui, président de Palma Holding Limited. « Nous avons loué de nouveaux avions Dash 8-400 à Ethiopian Airlines, RwandAir et Falcon Aviation, et nous voyons beaucoup plus d’opportunités pour cet avion polyvalent ». Ce protocole d’accord « représente une position de départ pour De Havilland Canada, qui s’appuie sur les succès précédents en matière de placement d’aéronefs dans des compagnies aériennes avec le soutien d’Exportation et développement Canada (EDC) », a ajouté dans le même communiqué Todd Young, chef de l’exploitation de De Havilland Canada. « Nous prévoyons concrétiser cette entente formelle de la part de l’agence de crédit à l’exportation du Canada, en collaboration avec Palma Holding, en tant que locateur expérimenté du Dash 8-400 au Moyen-Orient, en Europe et en Afrique ».

Palma Capital Limited, Export Development Canada and De Havilland Canada have signed a Memorandum of Understanding (MOU) regarding #Dash8400 Aircraft Transactions: https://t.co/7YaOUrRPsS@DubaiAirshow #DubaiAirshow #DAS19 @PalmaHolding #avgeek pic.twitter.com/z5hu8XQiBQ

— De Havilland Aircraft of Canada (@dehavillandAIR) November 18, 2019

©De Havilland Canada

 

Une deuxième route vers Genève pour Turkish Airlines

novembre 18, 2019 - 2:00pm

La compagnie aérienne Turkish Airlines devrait lancer l’été prochain une nouvelle liaison saisonnière entre Antalya et Genève, sa deuxième vers la ville suisse après celle au départ d’Istanbul.

A partir du 2 juin 2020s selon Airlineroute, la compagnie nationale turque proposera deux vol par semaine entre Antalya et l’aéroport de Genève-Cointrin, opérés en Boeing 737-800 bi-classe. Les départ seraient alors programmés mardi à 16h20 (arrivée à 19h00) et samedi à 15h20 (arrivée à 18h00), les vos retour quittant la Suisse mardi à 20h00 (arrivée le lendemain à 0h25) et samedi à 19h00 (arrivée à 23h25).

Turkish Airlines sera en concurrence avec la low cost Pegasus Airlines sur cette ligne, qui s’ajoutera à celle reliant le nouvel aéroport d’Istanbul à Genève où elle fait déjà face à la spécialiste turque du vol pas cher (depuis l’aéroport Sabiha Gokcen).

La compagnie de Star Alliance dessert également Zurich-Kloten et l’aéroport de Bâle-Mulhouse-Freibug au départ de sa principale base en Turquie.

©Boeing

Une centrale photovoltaïque à l’Aéroport Roland Garros

novembre 18, 2019 - 1:00pm

Les travaux de construction d’une première centrale photovoltaïque ont démarré le mois dernier à Saint Denis-Roland Garros, les travaux dans le premier aéroport de la Réunion devant être terminés mi-février 2020.

L’installation sera posée sur la toiture du hall public de l’aérogare passagers et couvrira une surface totale de 2800 m2. La centrale se composera d’environ 1600 modules photovoltaïques fixés sur une structure métallique, formant « une sur-toiture qui contribuera au confort thermique du hall public ». La puissance globale de l’installation sera de 496 kilowatts crête (kWc), couvrant environ 10% des besoins de l’aérogare passagers – la totalité de l’électricité produite étant consommée par la plateforme. Cette production annuelle permettra aussi d’éviter annuellement « environ 600 tonnes de rejets de CO2 ».

Les panneaux solaires sélectionnés ont selon le communiqué du gestionnaire de Roland Garros  l’avantage de présenter un faible bilan carbone, et « respectent les critères de gêne visuelle établis par le Service Technique de l’Aviation Civile pour les installations de panneaux solaires photovoltaïques à proximité des aérodromes ». Au terme d’une procédure de consultation, le marché de conception-réalisation-exploitation-maintenance de la centrale a été attribué au groupement constitué par Sunzil Océan Indien, solariste, et Cancé Réunion, spécialiste des charpentes métalliques.

La station photovoltaïque de l’aéroport Roland Garros faisait partie des 42 projets acceptés par la Commission de Régulation de l’Energie, il y a deux ans, afin de renforcer l’indépendance énergétique des Départements d’Outre-Mer et de la Corse avec des installations de production d’électricité solaire en autoconsommation.

L’aéroport Roland Garros prévoit d’ores et déjà de se doter d’une deuxième unité de production d’électricité photovoltaïque en autoconsommation, qui sera « construite en ombrière sur des espaces de stationnement ». L’attribution de ce marché est en cours, pour des travaux et une livraison prévus en 2020. Les ombrières viendront couvrir deux parkings, en cours de création à l’entrée du domaine aéroportuaire, qui seront dédiés au stationnement des voitures de location et au stationnement longue durée des véhicules de passagers. Leur production équivaudra à un quart de la consommation électrique de l’aérogare passagers.

« A moyen et long terme », la construction d’autres centrales photovoltaïques est à l’étude à l’aéroport Roland Garros, « soucieux de progresser sur la voie de l’autonomie énergétique et de la réduction de son empreinte environnementale ».

©Hervé Douris

Premier A330neo pour Garuda Indonesia

novembre 18, 2019 - 12:00pm

La compagnie aérienne Garuda Indonesia a pris possession lundi de son premier Airbus A330-900, sa première destination n’étant pas confirmée.

Livré le 16 novembre 2019, l’avion immatriculé PK-GHE (MSN1947à est le premier des quatorze A330neo commandés par la compagnie nationale indonésienne en avril 2016. Il est configuré pour accueillir 24 passagers en classe Affaires et 277 en Economie (301 sièges), et permettra à Garuda Indonesia, qui opère actuellement sept A330-200 et 17 A330-300 (251 à 287 places) sur son réseau moyen- et long-courrier, de poursuivre ses plans de modernisation et de croissance de la flotte. Mais aussi selon le communiqué d’Airbus de « lancer des vols sans escale » entre sa base à Jakarta-Soekarno Hatta et des aéroports en Europe – en plus d’Amsterdam-Schiphol et Londres-Heathrow, les seuls proposés actuellement dans le Vieux continent.

Ce premier A330neo de la compagnie de l’alliance SkyTeam aurait du entrer en service fin octobre entre Bali et Londres ; aux dernières nouvelles, il serait déployé à compter du 11 décembre sur une liaison entre Denpasar, Medan et Amsterdam, une route lancée le mois dernier en A330-200, puis sur celle reliant Bali à Londres toujours via Medan.  

Deux A330neo sont en outre destinés à sa filiale low cost Citilink, sur les quatre ayant fait l’objet d’une lettre d’intention en aout dernier ; initialement destinés à WOW Air, ils seraient livrés en novembre et décembre.

La flotte de Garuda Indonesia compte aussi dix Boeing 737-300ER, ainsi que 75 appareils de la famille 737 (y compris un MAX 8, le seul livré avant qu’elle n’annule les 49 autres attendus ; mais elle pourrait commander des MAX 10), 18 Bombardier CRJ1000 et treize ATR 72-600.

Rappelons qu’Airbus avait aussi signé en 2016 un accord de maintenance avec AeroAsia (filiale MRO de Garuda Indonesia), portant justement sur les A330neo mais aussi sur les 35 A320neo destinés à la filiale low cost Citilink (neuf déjà livrés).

©Airbus

Nouvelle application mobile pour Air Canada

novembre 18, 2019 - 11:00am

La compagnie aérienne Air Canada a lancé son application mobile de nouvelle génération, maintenant téléchargeable sur iOS et Android. « Pensée pour le client », la nouvelle application est selon elle dotée d’une disposition intuitive soutenue par les technologies les plus récentes afin d’offrir une performance plus rapide et plus fiable.

L’application mobile a entièrement été conçue et construite au Canada, dans les laboratoires numériques et par l’équipe de technologie de la compagnie nationale canadienne ; avec cet « assistant de voyage par excellence, vous passez de la réservation à l’embarquement d’une seule main ». La nouvelle appli résulte de « vastes consultations auprès de nos clients et employés du monde entier », parmi lesquels plus de 18.000 voyageurs dans le cadre du programme bêta », souligne Air Canada dans son communiqué. Parmi ses nombreuses caractéristiques, elle propose des cartes interactives de l’aéroport international Toronto-Pearson, de l’aéroport international Montréal-Trudeau et de l’aéroport international de Vancouver, « une première pour un transporteur aérien canadien ». Ces cartes en intérieur détaillées guideront les clients jusqu’à leurs vols de correspondance, et les aideront à repérer les portes d’embarquement, les restaurants, les toilettes et le salon Air Canada le plus proche, en plus de fournir une estimation du temps de marche.

Parmi les autres caractéristiques remarquables, Air Canada mentionne les listes d’attente ou de surclassement en temps réel, le suivi des vols entrants, les cartes d’accès à bord téléchargeables et les avis automatiques sur les vols. L’application prend également en charge l’ouverture de session avec le profil Aéroplan, ainsi que l’achat de billet et l’enregistrement accélérés. Les mises à jour de l’application seront publiées régulièrement et les versions s’harmoniseront parfaitement avec les comptes de fidélisation Aéroplan, entre autres améliorations.

La compagnie de Star Alliance « est déterminée à rendre les déplacements plus faciles et plus confortables pour tous, principalement en faisant appel aux technologies les plus récentes. Au-delà des nouvelles fonctionnalités lancées aujourd’hui, comme les cartes interactives des aéroports avec des directives étape par étape pour les voyageurs, la nouvelle application jette les bases de développements futurs, notamment en vue du lancement de notre nouveau programme de fidélisation en 2020 », a déclaré Mark Nasr, vice-président – Fidélisation et Commerce électronique, d’Air Canada.

Air Canada dessert près de 220 aéroports répartis sur six continents, et a accueilli près de 51 millions de clients en 2018. Elle fournit des services passagers réguliers directs à destination de 62 aéroports au Canada, 53 aux États-Unis et 101 en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique, en Asie, en Australie, dans les Antilles, au Mexique, en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Air Canada est membre cofondateur du réseau Star Alliance, le plus vaste regroupement de transporteurs aériens du monde, qui dessert 1 250 aéroports dans 195 pays.

©Air Canada

France – Turquie : SunExpress augmente ses capacités

novembre 18, 2019 - 10:00am

La compagnie aérienne SunExpress proposera l’été prochain une offre en forte hausse entre Paris ou Lyon et les aéroports d’Izmir et Antalya.  

La coentreprise entre Lufthansa et Turkish Airlines a annoncé pour l’été 2020 une augmentation de 100% de ses capacités entre Paris-CDG et Izmir, de 30% entre Roissy et Antalya, mais aussi de 104% entre Lyon-Saint Exupéry et Antalya et de 47% entre Lyon et Izmir, quatre routes sans concurrence. Tous les vols de SunExpress seront opérés en Boeing 737-800 de 189 sièges, aux horaires suivants :

(1- Avril à octobre 2020; 2- Du 29/03 au 24/10/2020; 3- Du 1/06 au 15/09/2020; 4- Du 20/04 au 19/10/2020).

La compagnie turque dessert également Marseille-Provence en France, au départ d’Izmir et à compter de mars prochain au départ d’Antalya.

SunExpress possède « l’une des flottes les plus modernes d’Europe avec 84 appareils, un nombre jamais atteint auparavant. Le programme de divertissement à bord propose désormais aux passagers un divertissement personnalisé via leur smartphone ou leur tablette afin que leur voyage semble moins long. Quant au tout nouveau système d’éclairage « Sky Interior » permettant de simuler lever et coucher du soleil, il contribue également à donner une atmosphère agréable dans la cabine ».

En tant que spécialiste des vacances, SunExpress propose depuis 30 ans des vols directs entre l’Europe et la Turquie et des destinations de vacances en Méditerranée, en Mer Noire, en Afrique du Nord et en Mer Rouge. La joint-venture entre Lufthansa and Turkish Airlines compte cette année une flotte de 84 appareils, un nombre jamais atteint, qui sont déployés vers 90 destinations internationales réparties dans 30 pays. En 2018, la compagnie a accueilli près de 10 millions de passagers.

En France, la compagnie est représentée par AVIAREPS.

©SunExpress

United Airlines : pas de 737 MAX avant mars

novembre 18, 2019 - 9:00am

La compagnie aérienne United Airlines a imité ses rivales et annoncé pour le début mars 2020 le retour dans ses plannings de vols de ses quatorze Boeing 737 MAX 9.

Alors qu’elle espérait jusque là une reprise des vols de ses monocouloirs remotorisés le 6 janvier 2020, United Airlines a confirmé vendredi que ce ne sera pas le cas avant le 4 mars prochain. Un report qui entrainera 1600 annulations de vols préventives en février et 168 en mars, a précisé la compagnie américaine qui a depuis l’immobilisation au sol des MAX en mars dernier « essayé de minimiser l’impact sur les passagers » en utilisant des avions plus grands ou de secours  et via « d’autres solutions imaginatives ». United Airlines avait reçu 14 des 35 MAX 9 commandés avant luer interdiction de vol suite à deux crashes mortels qui ont fait 346 victimes chez Lion Air puis Ethiopian Airlines ; elle attend également cent MAX 10.

American Airlines et la low cost Southwest Airlines avaient pris une décision similaire la semaine dernière, fixant respectivement au 5 et 6 mars la reprise des vols de leurs 737 MAX – avec à la clé l’annulation de 140 et 175 vols quotidiens.

Ces dates dépendront évidemment du feu vert de la FAA sur la mise à jour du système anti-décrochage MCAS mis en cause dans les deux accidents, la plupart des experts estimant à un mois le délai entre ce feu vert et un retour en service effectif. L’administrateur du régulateur américain Steve Dickson aurait d’ailleurs intimé à ses troupes de « prendre le temps nécessaire » pour mener à bien cette certification et la revue des exigences de formation.

©United Airlines

Salon de Dubaï : des commandes pour Embraer et De Havilland, un ACJ321LR

novembre 18, 2019 - 8:30am

Embraer a enregistré ce weekend des commandes de la part d’Air Peace au Nigeria, pour trois E195-E2 supplémentaires, et de la société égyptienne CIAF Leasing en Egypte pour trois E190. De Havilland Aircraft of Canada affiche de son côté un accord pour une commande ferme de trois Dash 8-400 pour Elin Group également au Nigeria.

Basée à l’aéroport de Lagos, Air Peace a le 17 novembre 2019 transformé en commandes fermes trois E195-E2 qui figuraient en droits d’achat dans le contrat passé en avril dernier pour dix exemplaires. Les nouveaux monocouloirs de 124 sièges en deux classes seront inclus dans le carnet de commandes d’Embraer pour le quatrième trimestre 2019, ils ont une valeur de 212,6 millions de dollars au prix catalogue. Devant être compagnie de lancement du E2 en Afrique, Air Peace attend désormais treize E195-E2 fermes avec 17 droits d’achat pour le même modèle, la première livraison étant prévue pour le deuxième trimestre 2020 ; ils remplaceront des avions plus anciens. Air Peace avait acquis ses premiers Embraer en janvier 2018, six ERJ145 de 50 sièges principalement déployés sur des liaisons intérieures ; elle avait en outre signé l’année dernière avec Embraer un contrat pluriannuel Services et Support.

L’Embraer E195-E2 « est l’avion idéal pour étendre nos opérations en Afrique, et cette nouvelle commande est une confirmation supplémentaire de notre initiative » aucune ville laissée de côté » que nous continuerons d’exécuter », a déclaré dans un communiqué le PDG Allen Onyema. « Nous recevons des données impressionnantes sur les économies de l’avion, qui est maintenant opérationnel, et c’est ce qui a motivé la passation de cette nouvelle commande ferme à Embraer. Nous sommes impatients de recevoir notre premier avion, qui améliorera la connectivité au Nigéria et dans la région africaine, tout en alimentant des vols long-courriers à partir de notre hub de Lagos ».

©Embraer

Basée au Caire, CIAF Leasing a de son côté signé pour trois Embraer 190 livrables au quatrième semestre 2020, qui s’ajouteront à trois E170 déjà loués à Air Cairo et Jasmin Airways, et à deux E195 attendus ces prochains jours. Le contrat signé dimanche a une valeur de 161,4 millions de dollars au prix catalogue. Hassan Mohamed, PDG de CIAF Leasing, a déclaré : « Les trois nouveaux E190 constitueront un excellent ajout à notre flotte grandissante d’E-Jets Embraer. Avec une flotte d’E170, E190 et E195, CIAF aura la souplesse nécessaire pour offrir à ses clients loueurs en dry et wet lease un service parfaitement adapté à leurs besoins ».

©Embraer

De Havilland Canada a annoncé samedi la signature avec Elin Group Limited d’un contrat d’achat ferme pour trois Dash 8-400. Le groupe Elin, dont le siège social est situé au Nigéria, a des intérêts divers dans le développement immobilier, la production d’électricité, le développement agricole, l’utilisation du gaz, les mines, les opérations maritimes et le secteur de l’aviation. Elizabeth Jack-Rich, CEO du groupe Elin, a déclaré : « Depuis toujours, ma vision a été de collaborer avec une entreprise de haute réputation technique et innovante pour voir se concrétiser ma vision consistant à élargir les services dans différentes facettes économiques. Je suis particulièrement fière aujourd’hui de cette alliance avec De Havilland Canada; L’acquisition de l’avion Dash 8-400 pour des opérations au Nigeria est un pas dans la bonne direction et elle n’aurait pas pu arriver à un meilleur moment que maintenant ». La vitesse, le confort et la polyvalence de l’appareil Dash 8-400 « répondent parfaitement à nos exigences, alors que nous examinons les possibilités de soutenir le secteur des ressources du Nigéria, en particulier pour les opérations pétrolières et gazières », a ajouté la directrice du groupe Caroline Pritheesh.

De Havilland Canada avait été relancée en juin après la finalisation de l’acquisition du programme Dash 8 de Bombardier, annoncée en novembre dernier. Longview Aviation Capital (Viking Air) a ressuscité la marque de Havilland en établissant la nouvelle filiale, qui continuera à produire le turbopropulseur régional Q400 et assurera le soutien aux plus de 1000 Dash 8-100/-200/-300 en service. Sa « première » commande avait été signée le mois dernier par Air Tanzania.

©De Havilland Canada

On retiendra du début du Dubai Air Show les déclarations dans Flightglobal du VP d’Airbus Bob Lange, selon qui les compagnies aériennes du Moyen-Orient auront besoin de 3200 nouveaux avions d’ici 2038 : dans vingt ans, leur flotte globale devrait passer de 1285 à 3395. Mais il a aussi précisé aux Emirates, Etihad Airways et Qatar Airways, qui opèrent au total 132 A380, qu’il est « trop tôt » pour envisager un remplaçant au superjumbo, dont la production sera arrêtée en 2021 : « Nous constatons une demande pour les gros porteurs dans le monde et au Moyen-Orient. Cette demande pourrait supporter des avions de la taille de l’A380. Cependant, la question est de savoir combien et à quel niveau de technologie, et quand ? ».

An exciting start at #DubaiAirshow where we showcased our first innovations, offered our first guests a glimpse into the future of flight and delighted the crowds with a stunning #A330neo flying display. Wondering what else is in store? Watch our highlights ! #DAS19 pic.twitter.com/P3wOeRSnIG

— Airbus (@Airbus) November 17, 2019

Airbus a également présenté une version VIP de l’A321LR, qui sera livrée en 2021 à TCS World Travel, basée à Seattle. Configuré pour accueillir 52 passagers dans des sièges-lits, dans une cabine « évoquant une oasis apaisante » et basée sur les commentaires des clients sur ce qui était le plus important pour eux pendant leurs voyages (« ils voyaient le jet comme un chez-soi entre deux destinations »). L’A321LR « fournira de nouvelles normes dans le confort et la commodité attendues par nos passagers, gagnera du temps en reliant des destinations lointaines sans escale, et sera assez agile pour effectuer des allées et venues dans les aéroports proches des sites du patrimoine mondial », a déclaré le président de TCS World Travel Shelley Cline. Le président d’ACJ Benoit Defforge a ajouté que l’A321LR présentait « une nouvelle solution pour les vols privés premium grâce au confort accru dont il bénéficie, tandis que la conception moderne du jetliner offre efficacité et fiabilité ».

©TCS World Travel

©Airbus

Air Sénégal : 4 vols Dakar – Paris de plus pour les fêtes

novembre 18, 2019 - 8:00am

La compagnie aérienne Air Sénégal a prévu des rotations supplémentaires entre Paris et Dakar les 20/21 décembre 2019 et les 4/5 janvier 2020.

La compagnie nationale sénégalaise « célèbre les fêtes de fin d’année » en proposant quatre vols supplémentaires fin décembre et début janvier entre sa base à Dakar-Blaise Diagne et l’aéroport de Paris-CDG, afin de « répondre à la demande ses passagers en cette période d’affluence ». Les vols HC4031 et HC4042 sont programmés les 20 et 21 décembre 2019 ainsi que les 4 et 5 janvier 2020, avec des départs de Dakar à 9h50 (arrivée à 16h20) et des retours de France à 18h50 (arrivée à 23h30).

Ces vols sont affichés sur le site de la compagnie aérienne en Airbus A330-900 configurés en 3 classes, pouvant accueillir 32 passagers en casse Affaires, 21 en Premium et 237 en Economie ; le deuxième et dernier exemplaire attendu, baptisé « Sine Saloum », devrait donc avoir été livré d’ici là (il se poserait à Dakar le 27 novembre selon certaines sources).

Ces 4 jours, Air Sénégal opérera donc 2 vols quotidiens entre les capitales française et sénégalaise, face à la concurrence d’Air France. Elle rappelle au passage que depuis le 27 octobre, les vols quotidiens partent du terminal 2C de l’aéroport Paris CDG (décollage à 9h00, « retour » à 0h35).

Sa deuxième destination en France, Marseille-Provence, sera inaugurée le 12 décembre avec trois rotations hebdomadaires via Barcelone au retour.

©Airbus

Paris Aéroport : le trafic recule de 1,1% en octobre

novembre 18, 2019 - 7:30am

En octobre 2019, le trafic de Paris Aéroport est en baisse de 1,1% par rapport au mois d’octobre 2018 avec 9,273 millions de passagers accueillis, dont 6,64 millions à Paris-Charles de Gaulle (+4,1%) et 2,62 millions à Paris-Orly (-12,4%).

La baisse du trafic à Orly « est notamment liée aux limitations de mouvements induites par la fermeture pour travaux de la principale piste, ainsi qu’aux effets de la faillite de la compagnie Aigle Azur qui a cessé toutes ses activités à compter du vendredi 6 septembre au soir », précise le Groupe ADP dans son communiqué.

Le trafic France est en décroissance de 4,8% ; le trafic Europe (hors France) est en diminution de 1,7%, tandis que le trafic international (hors Europe) est en progression (+0,9%) du fait d’une croissance sur les faisceaux suivants : Amérique du Nord (+7,6%), DOM-COM (+3,1%) et l’Amérique Latine (+1,0%). Les faisceaux en retrait sont le Moyen-Orient (-3,3%), l’Asie-Pacifique (-2,8%), et l’Afrique (-1,9%).

Le nombre de passagers en correspondance augmente de 6,3% en octobre, le taux de correspondance de Paris Aéroport s’établissant à 22,2%, en hausse de 1,6 point par rapport à octobre 2018.

Depuis le début de l’année 2019, le trafic de Paris Aéroport est en progression de 2,9% avec un total de 91,970 millions de passagers. Roissy affiche sur 10 mois 64,704 millions de passagers (+5,9%), et Orly 27,266 millions de passagers (-3,4%). Le nombre de passagers en correspondance progresse de 8,5% ; le taux de correspondance s’établit à 22,4%, en hausse de 1,2 point.

Sur douze moins glissants, 107,962 millions de passagers ont emprunté les deux aéroports parisiens, un trafic en progression de 3,1% par rapport à la période précédente.

Le trafic de TAV Airports, dont le Groupe ADP détient 46,1% du capital, est en baisse de 39,5% sur le mois d’octobre 2019 et en baisse de 29,8 % depuis le début de l’année (données retraitées prenant en compte le trafic d’Antalya à compter du 1er janvier 2018.). Pour mémoire, les vols commerciaux d’Istanbul Atatürk ont été transférés vers le nouvel aéroport d’Istanbul depuis le 6 avril 2019(2). Hors Istanbul Atatürk, le trafic de TAV Airports est en hausse de 6,0% en octobre, et en hausse de 1,6% depuis le début de l’année.

Le trafic de l’aéroport de Santiago du Chili, dont le Groupe ADP détient 45% du capital, est en baisse de 4,7% sur le mois d’octobre 2019 et en hausse de 8,4% depuis le début de l’année. Le trafic d’Amman, dont le Groupe ADP détient 51% du capital, est en hausse de 10,4%  sur le mois d’octobre 2019 et en hausse de 6,1% depuis le début de l’année.

Trafic du Groupe #ADP du mois d'octobre 2019 : 9,3 millions de passagers accueillis à @ParisAeroport https://t.co/lDrLuFklNt pic.twitter.com/pYB6PBJILE

— Groupe ADP (@GroupeADP) November 15, 2019

©Groupe ADP

Air Caraïbes : l’offre et la flotte renforcées cet hiver

novembre 18, 2019 - 7:00am

La compagnie aérienne Air Caraïbes a accueilli dans sa flotte un nouvel Airbus A330-200, qui lui permet de renforcer cet hiver les liaisons entre Paris, les Antilles et la République Dominicaine.

Après avoir vu décoller son premier A350-1000 en livrée complète la semaine dernière, la compagnie basée à l’aéroport de Pointe à Pitre-Guadeloupe Pôle Caraïbes a précisé que sa livraison était désormais prévue en janvier 2020. Un retard (il devait a priori être déployé à partir du 14 décembre) qui sera compensé cet hiver par l’arrivée d’un A330-200 supplémentaire, configuré pour accueillir 19 passagers en classe Affaires Madras et 268 en Economie Soleil (287 sièges au total). Air Caraïbes sera donc en mesure de proposer jusqu’à trois vols par jour « sur son cœur de réseau » entre les deux aéroports des Antilles et Paris-Orly. Outre l’A350-1000, elle disposera donc cet hiver de trois A350-900 et six A330 (trois -300, trois -200) pour effectuer les vols transatlantiques. Pour la flotte régionale, un troisième ATR 72-600 de 74 places est attendu « d’ici la fin de l’année),

Yoann Paulin, Directeur Général délégué d’Air Caraïbes, précise dans un communiqué : « Nous sommes fiers de répondre à une forte demande et d’avoir la capacité d’optimiser notre programme de desserte avec l’arrivée d’un A330-200 et d’un nouvel A350-1000 ultra performant. Nous augmentons ainsi notre offre globale et avons à cœur de transporter nos passagers dans des conditions optimales de service et de confort entre Paris et la Caraïbe ». La compagnie « a réalisé d’excellentes performances dans un marché concurrentiel et mouvementé » : la liaison transatlantique est « particulièrement dynamique » sur le cœur de réseau, les deux lignes entre Orly et Pointe-à-Pitre et Fort-de-France atteignant respectivement des coefficients d’occupation de 90% et 90,2%. En termes de part de marché, Air Caraïbes se place en première position sur la route Orly – Martinique (36%) et en seconde position sur la route Orly – Guadeloupe (32%). A destination de la Guyane, le marché transatlantique « s’est également montré très dynamique avec une progression de 10% ».

Selon Jean-Paul Dubreuil, Président du Conseil d’Administration d’Air Caraïbes, le rôle d’Air Caraïbes pour le développement de l’activité touristique « est clé. Depuis de nombreuses années, l’implication de la compagnie et l’évolution de son offre contribuent au dynamisme économique des destinations desservies. En adéquation avec l’ADN de la compagnie, Air Caraïbes est partenaire de nombreux événements aussi bien culturels que sportifs, lui permettant d’accompagner les jeunes Antillais au quotidien. La dimension humaine nous tient particulièrement à cœur ».

–    La Guyane : Air Caraïbes est la 1ère compagnie aérienne à desservir la Guyane en A350-900 depuis le 29 juillet 2019 et lance une 6ème fréquence hebdomadaire à compter du 20 décembre 2019.

–    Saint-Martin : une 3ème fréquence hebdomadaire à été inaugurée le 20 cctobre dernier et Air Caraïbes fêtera cette année les 10 ans de la desserte.

–    République dominicaine : Air Caraïbes sera la 1ère compagnie aérienne française à desservir Punta Cana (depuis le 14/09) et Saint-Domingue (dès le 15/12) en A350-900.

–    Cuba : en 2019, l’année du 500ème anniversaire de la Havane, Air Caraïbes propose jusqu’à 4 vols A/R hebdomadaires entre Paris et Cuba en haute saison (du 20/12/19 à fin avril 2020).

–    Haïti : la ligne transatlantique Paris <> Port-au-Prince fêtera cette année ses 10 ans, avec une desserte effectuée en A350-900 à compter du 15 décembre 2019.

Olivier Besnard, Directeur Général d’Air Caraïbes, conclut : « Nous sommes fiers de renforcer notre programme de vols vers les destinations de l’arc antillais et de participer à leur attractivité et dynamisme. Preuve de notre engagement, nous fêterons par ailleurs cette année les 10 ans de notre desserte sur Saint-Martin et Haïti ».

©Air Caraïbes

Airbus : ses prévisions aux EAU

novembre 17, 2019 - 4:00pm

La flotte des opérateurs de toutes les régions desservant les Emirats Arabes Unis (EAU) devrait atteindre près de 1 730 avions d’ici 2038, contre environ 630 aujourd’hui, selon les prévisions du marché mondial Airbus de 2019, présentées lors du Dubai Airshow  qui se déroule actuellement du 17 au 21 novembre 2019.

Cela comprend 750 avions de petite catégorie comme l’A320 et l’A321, et 980 moyens et gros porteurs comme l’A330neo et l’A350 desservant le marché émirati au cours des deux prochaines décennies; et ce sachant que le trafic passagers aux EAU devrait augmenter de 5,8% par an au cours des 20 prochaines années. Dans l’ensemble de la région du Moyen-Orient, le trafic passager aérien devrait augmenter de 5,6% par an, soit bien au-dessus de la moyenne mondiale de 4,3% par an. Au cours de la même période, le trafic de fret mondial connaîtra une augmentation annuelle de 3,6%, en ligne avec la croissance moyenne du trafic de fret mondial. Cela stimulera la demande de quelque 3 200 aéronefs sur un total de 39 210 nouveaux aéronefs de transport de passagers et de fret.

Aujourd’hui, cinq des plus grandes mégapoles mondiales de l’aviation se trouvent au Moyen-Orient, deux à Dubaï et à Abou Dhabi, dans les Émirats arabes unis. Celles-ci vont plus que doubler et atteindre le nombre de onze au cours des 20 prochaines années, pour inclure des villes telles que Mascate et Koweït, indique le communiqué d’Airbus. Le tourisme restera un secteur de croissance clé pour le Moyen-Orient et l’aviation commerciale sera de son côté un facteur clé, les chiffres du World Travel and Tourism Council indiquant que la contribution du tourisme au PIB du Moyen-Orient atteint aujourd’hui près de 9%.

Alors que le réseau et le trafic aériens continuent à se développer dans la région du Moyen-Orient, Airbus prévoit un besoin de plus de 50 000 nouveaux pilotes et de près de 52 000 nouveaux techniciens dans les 20 prochaines années. Le marché des services de l’aviation commerciale dans son ensemble est évalué à environ 515 milliards de dollars  pour les 20 prochaines années dans la région, principalement dans les services optimisant et maintenant la disponibilité des aéronefs tels que la maintenance, la gestion du matériel, la formation des techniciens et les mises à niveau des systèmes, suivis des services aux opérations aériennes, y compris les solutions de formation des pilotes ou de gestion du trafic aérien, et enfin les services passagers, tels que la modernisation des cabines, la connectivité et la billetterie.

Les prévisions du marché mondial d’Airbus (GMF) permettent de cartographier la demande d’avions et de voyages aériens, fournissant ainsi des informations détaillées sur les aéroports, les compagnies aériennes et le secteur de l’aviation jusqu’en 2038. Elles prennent en compte les principaux moteurs de l’industrie, tels que la croissance démographique et économique, les tendances du tourisme et le tourisme. prix du pétrole, entre autres, pour offrir une vision prospective de l’évolution du secteur du transport aérien.

©Airbus Dubai Airshow 2019

© Airbus

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