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Mis à jour : il y a 2 heures 38 min

Delta Air Lines : optimisme malgré une perte de 12,4 milliards

janvier 15, 2021 - 2:00pm

La compagnie aérienne Delta Air Lines a enregistré une perte nette de 12,4 milliards de dollars l’année dernière, mais veut croire que 2021 sera l’année de la reprise et du retour à la rentabilité.

Alors qu’elle avait dégagé en 2019 un bénéfice net de 4,8 milliards de dollars, la pandémie de Covid-19 a eu un effet dévastateur sur les résultats de la compagnie américaine basée à l’aéroport d’Atlanta-Hartsfield Jackson : une perte nette de 12,38 milliards donc (la première depuis 2009), un recul du chiffre d’affaires ajusté de 66% à 15,9 milliards, et un déclin de 70% des revenus de l’activité passage (sur des capacités ayant reculé de 62%) – sans oublier la dette nette à fin 2020 de 18,8 milliards, en augmentation de 8,3 milliards. Mais Delta a aussi terminé le mois de décembre avec des liquidités de 16,7 milliards de dollars, et anticipe de recevoir environ 3 milliards supplémentaires dans le cade du package d’aides publiques annoncé le mois dernier. 

Pour 2021, le président de Delta Air Lines Glen Hauenstein prévoit « trois phases distinctes : la première partie de l’année sera caractérisée par une reprise instable de la demande et une courbe de réservation qui reste comprimée, suivie d’un point d’inflexion, et enfin une reprise soutenue de la demande alors que la confiance des clients prend de l’ampleur, les vaccinations deviennent généralisée et les bureaux rouvrent ». Pour chacune de ses phases, Delta « dispose des leviers pour réagir avec succès à l’environnement de demande émergente, notamment en faisant correspondre étroitement notre capacité vendable à la demande prévue ».

Ed Bastian, le CEO de la compagnie de l’alliance SkyTeam, va plus loin dans le même communiqué : après l’année « la plus difficile de l’histoire de Delta », 2021 sera « l’année de la reprise, et du retour à la croissance et à la rentabilité ». Si les capacités au premier trimestre  resteront en retrait de 35% par rapport au T1 2019, il se dit « optimiste que ce sera une année de reprise et un tournant qui permettra à une Delta encore plus forte de renouer avec la croissance des revenus, la rentabilité et la génération de trésorerie disponible ».

Avec un mot de remerciement pour les salariés, « qui se sont montrés à la hauteur de l’occasion, en se concentrant sur l’obtention de résultats pour toutes nos parties prenantes et en plaçant nos clients au centre de notre reprise » selon Ed Bastian. Aucun licenciement sec n’est envisagé d’ici mars 2021, comme cela a été le cas durant toute l’année dernière – quand 18.000 départs volontaires ont été enregistrés, soit 20% de son effectif d’avant la crise.

Après avoir immobilisé environ la moitié de sa flotte depuis le début de la pandémie, soit environ 600 avions de la flotte principale et de celle régionale, Delta Air Lines a déjà annoncé son intention de la réduire d’ici 2025 d’environ 400 appareils, ne conservant que 9 familles. Mais 34 livraisons restent programmées cette année, sur les plus de 220 Airbus encore attendus (dont des A220, A321neo, A330neo et A360-900).

©Delta Air Lines

EgyptAir, Qatar Airways et Air Arabia revolent ensemble

janvier 15, 2021 - 1:00pm

La compagnie aérienne EgyptAir relancera lundi des vols entre Le Caire et Doha, tandis que Qatar Airways fera son retour le même jour dans deux aéroports d’Egypte. La low cost Air Arabia reliera de nouveau l’Emirat de Sharjah à Doha.

La levée du blocus contre le Qatar est désormais complète en matière d’espaces aériens. A partir du 18 janvier 2021, la compagnie nationale égyptienne proposera un vol quotidien entre sa base du Caire et l’aéroport de Doha-Hamad International, opérés en Airbus A330-300 pouvant accueillir 36 passagers en classe Affaires et 265 en Economie. Les départs sont programmés à 9h00 (arrivée à 12h55), les vols retour quittant le Qatar à 14h10 (arrivée à 16h50

Egyptair, qui propose une réduction de 20% sur ces vols, sera comme il y a trois ans en concurrence sur cette route avec Qatar Airways

Cette dernière annonce de son côté toujours pour lundi prochain la reprise d’une rotation quotidienne vers la capitale égyptienne, et de deux vols par semaine vers l’aéroport d’Alexandrie. Entre Doha et Le Caire, Qatar Airways déploiera un Boeing 787-8 Dreamliner (22+232) avec départ à 15h30 (arrivée à 17h55) et retour d’Egypte à 19h25 (arrivée à 23h30). La ligne sans concurrence vers Alexandrie-Borg el Arab sera opérée le lundi et le vendredi en A320 bi-classe, avec départ de Doha à 15h15 (arrivée à 17h50) et retour à 19h20 (arrivée à 23h50).

#QatarAirways flights will start with a daily service to #Cairo, and twice weekly flights to #Alexandria. pic.twitter.com/7dE5ps6y14

— Qatar Airways (@qatarairways) January 13, 2021

Outre l’Egypte, l’Arabie Saoudite, le Bahreïn et les Emirats Arabes Unis ont déjà rouvert leur espace aérien aux vols vers et depuis le Qatar. Avant Emirates Airlines et Etihad Airways, la low cost Air Arabia relancera également lundi un vol quotidien entre sa base de Sharjah et l’aéroport de Doha. Pas de précision sur le monocouloir Airbus qui sera utilisé (a priori un A320), mais le vol d’une heure décollera à 16h10 (arrivée à 16h10) pour repartir du Qatar à 17h10 (arrivée à 19h10). Air Arabia est sans concurrence sur cette ligne.

©Air Arabia

La Chine n’a perdu qu’un tiers de ses passagers en 2020

janvier 15, 2021 - 12:00pm

Avec environ 420 millions de passagers enregistrés l’année dernière, les aéroports de Chine ont limité à 36,7% la chute de trafic liée à la pandémie de Covid-19. Les lignes intérieures sont même quasiment revenues à la normale au quatrième trimestre.

Selon le rapport de la CAAC (Administration de l’aviation civile de Chine), le trafic a enregistré un rebond rapide une fois l’épidémie partie de Wuhan maitrisée, restant pour la quinzième année consécutive le deuxième marché aérien au monde. « Grâce à des mesures efficaces de prévention et de contrôle », l’aviation a enregistré au quatrième trimestre un trafic aérien à 84,2% de son niveau à la même période en 2019, et même à 94,5% sur les lignes intérieures.

Alors que l’IATA continue de prévoir un retour à la normale dans le monde en 2024, les autorités chinoises vont cette année « ajuster les mesures pour stimuler la reprise ordonnée des vols internationaux » et améliorer la capacité de fret aérien international (le marché cargo était en baisse de 10,2% en 2020). La CAAC vise un retour à 90% du trafic normal d’ici la fin 2021, notamment via une amélioration de « l’efficacité des programmes de vols pour les compagnies aériennes chinoises et internationales », de sa coopération en matière d’aviation civile avec les Etats-Unis et l’Europe, et via un « assouplissement progressif des mesures » concernant le transport aérien dans les régions administratives spéciales de Hong Kong et Macao.

L’autorité prévoit aussi de stimuler le marché de l’aviation domestique, en développant les compagnies régionales et en stimulant la demande en transport aérien « dans les villes de 2e et 3e rang ».

D’ici la fin 2025, le volume de transport de l’aviation civile de Chine « pourrait surpasser celui des Etats-Unis » et prendre ainsi la première place au niveau mondial, souligne la CAAC. L’administration compte pour cela « améliorer les services dans les domaines de la maintenance des appareils, l’assistance au sol et les matériaux de construction aéronautique », afin de faire de la Chine « une puissance de l’aviation ».

Au cours des cinq dernières années, le nombre d’avions de l’aviation civile chinoise est passé à 6747, et 263 nouvelles liaisons aériennes ont été ouvertes. La distance totale couverte par les voies aériennes sur le territoire chinois atteint aujourd’hui les 237.000 km, « soit 38.000 km de plus que pendant la période 2011-2015 ».

©China Eastern Airlines

Lufthansa et Swiss repartent en Australie

janvier 15, 2021 - 11:00am

Les compagnies aériennes Lufthansa et Swiss International Air Lines desservent de nouveau cinq aéroports en Australie, via Singapour et leur partenaire dans Star Alliance, Singapore Airlines.

Depuis le 4 janvier 2021, les aéroports de Sydney, Melbourne, Brisbane, Darwin et Perth sont de nouveau accessibles aux clients des deux filiales du groupe allemand, dans tous les cas via l’aéroport de Singapour-Changi. Lufthansa et Swiss, avec leur partenaire de partage de codes Singapore Airlines, proposent actuellement plus de 10 vols hebdomadaires au départ de leurs bases respectives à Francfort ou Zurich-Kloten

« Nous savons que des milliers d’Australiens sont bloqués en Europe et ont envie de rentrer chez eux et d’être avec leur famille, leurs amis et leurs proches », déclare dans un communiqué le directeur de Lufthansa Group pour l’Asie du Sud-est Heiko Brix. « Comme la capacité entre l’Europe et l’Australie reste rare, Lufthansa, SWISS et Singapore Airlines sont prêtes à combler ce vide. Nous continuerons à aider à reconnecter le monde ».

L’activation des connexions de transit à Singapour « change la donne, en particulier pour reconnecter l’Europe et l’Australie », ajoute le dirigeant. Actuellement, voler vers l’Australie avec Lufthansa est également possible en passant par le Japon, et en poursuivant la route à bord des avions d’ANA (All Nippon Airways).

©Lufthansa Group

©SWISS

@Airbus

USA : tolérance zéro pour les perturbateurs en avion

janvier 15, 2021 - 10:00am

Après plusieurs incidents perturbateurs et affrontements sur les vols à destination et en provenance de Washington la semaine dernière, la FAA a durci le ton : aucune tolérance pour les passagers indisciplinés, qui n’auront plus d’avertissement et feront face à des pénalités plus élevées, y compris de la prison.

Les compagnies aériennes américaines et les syndicats de navigants le demandaient, après plusieurs incidents en vol avant et après l’émeute au Capitole dans la capitale fédérale. L’administrateur de la FAA (Federal Aviation Authority) Steve Dickson a signé le 13 janvier 2021 un ordre appelant l’agence à une « tolérance zéro » suite à une « augmentation inquiétante » d’incidents plus ou moins violents dans les vols vers et au départ des aéroports de Washington, Dulles et Reagan. Plusieurs vidéos ont été diffusées sur les réseaux sociaux montrant des partisans du président Donald Trump « chantant, criant et réprimandant d’autres passagers », ou s’en prenant à des membres du Congrès. La FAA « n’émettra plus d’avertissements aux passagers refusant de porter des masques ou agissant de manière belliqueuse ou menaçante » ; à la place, elle « engagera des poursuites judiciaires contre tout passager qui agresse, menace, intimide ou interfère avec les membres d’équipage de la compagnie aérienne». Les sanctions peuvent inclure des amendes allant jusqu’à 35.000 $ et des peines d’emprisonnement.

L’avion « est le moyen de transport le plus sûr, et j’ai signé cet ordre pour qu’il en soit ainsi », a déclaré Steve Dickson dans un communiqué. « First strike and you’re out », a ajouté en argot du baseball Sara Nelson, présidente de l’Association américaine des agents de bord-CWA (AFA, près de 50.000 PNC chez 17 compagnies aériennes), félicitant le dirigeant de la FAA.

We welcome the @FAANews' order to implement a more stringent policy regarding unruly passenger behavior. We cannot have any form of dangerous behavior that threatens the safety of passengers and crewmembers. https://t.co/dUJga7W4i3

— Airlines for America (@AirlinesDotOrg) January 14, 2021

Suite à ces incidents, les aéroports, les American Airlines, Delta Air Lines, United Airlines ou autres Southwest Airlines, mais aussi la TSA, le DHS et d’autres organismes fédéraux chargés de l’application de la loi, ont intensifié les mesures de sécurité, en vue de la possibilité que davantage de manifestants se rendent à Washington avant l’investiture du président élu Joe Biden le 20 janvier 2021

Des esprits chagrins ont toutefois rappelé que cette même FAA avait depuis mars 2020 refusé d’imposer le port du masque à bord des avions, malgré les appels répétés du secteur. Le serrage de vis de mercredi oblige seulement les passagers à respecter la norme imposée par la compagnie aérienne… Et l’agence n’a pas répondu à la demande d’un sénateur démocrate qui demandait l’interdiction de vol pour ceux ayant participé à l’envahissement du Capitole.

@cabin-crew-beauties

 

Airbus : plus d’A320 et moins de postes supprimés ?

janvier 15, 2021 - 9:00am

Airbus pourrait augmenter dès l’été prochain le rythme de production des avions de la famille A320 – avec un retour aux niveaux d’avant la pandémie de Covid-19 dès 2023. Ce qui lui permettrait de limiter les suppressions d’emploi annoncées l’été dernier, qui visaient 15.000 postes dans le monde dont 5000 en France.

 L’arrivée des vaccins va-t-elle permettre au secteur aéronautique d’oublier la crise plus vite que prévu ? Airbus a réussi en 2020 à limiter la casse en termes de commandes et livraisons, surtout par rapport à son concurrent Boeing. Et selon les informations de La Tribune, une augmentation progressive de l’assemblage des monocouloirs est prévue dès le deuxième semestre 2021, selon un plan fourni la semaine dernière aux fournisseurs. Les FAL de Toulouse, Hambourg, Mobile et Tianjin passeraient globalement d’un rythme de 40 à 47 A320neo et A321neo assemblés chaque mois. Le rythme de l’avionneur européen atteindrait 51 monocouloirs en janvier 2022, puis 57 en juillet – avant d’atteindre 61 en janvier 2023, soit un appareil de plus que le record atteint avant le début de la pandémie, quand Airbus prévoyait encore de monter à 63 A320 produits chaque mois à la mi-2021.

Pas de commentaire de la part de l’avionneur européen dont le Président exécutif Guillaume Faury était resté vague la semaine dernière, évoquant seulement une hausse progressive  de la production à partir de l’été.

Côté emploi, cette hausse devrait avoir un impact positif sur le « plan d’adaptation au Covid-19 » annoncé en juin 2020, qui prévoyait environ 15.000 suppressions de postes sur les 135.000 que comptait le groupe aéronautique, dont 5000 en France et en particulier à Toulouse (un total ramené à 4248 à la mi-octobre, sans compter ATR ni Stelia Aerospace ). Rappelons qu’en septembre dernier, la reprise du trafic aérien pendant l’été n’ayant « pas été à la hauteur des attentes », Guillaume Faury évoquait ouvertement et pour la première fois la possibilité de licenciements secs – si le nombre recherchés de départs volontaires n’était pas atteint.

Mais en décembre, Airbus avait finalement annoncé que le plan social en France était bouclé « sauf à Toulouse où 500 emplois sont encore en sursis, aucun licenciement n’étant prévu ». Selon La Tribune, la hausse de la production des monocouloirs pourrait en effet relancer le projet de FAL A321neo justement à Blagnac, dans l’usine Jean-Luc Lagardère où sont actuellement assemblés les derniers A380. Ce qui pourrait engendrer entre 500 et 600 emplois d’ici l’ouverture dans deux ans, et donc mettre fin aux suppressions de postes.

©Airbus

 

Air France en promotion sur le long-courrier

janvier 15, 2021 - 8:30am

La compagnie aérienne Air France annonce des vols long-courriers « à petits prix » au départ de Paris, sur dix routes vers les Antilles, la Guyane, Saint-Martin, La Réunion, Tahiti, Abidjan, Dubaï, Cancun au Mexique et San José au Costa Rica.

Jusqu’au 19 janvier 2021 mais sans mention sur les dates de voyage, la compagnie nationale française lance une promotion sur ses vols long-courriers en classe Economie au départ des aéroports de Paris-CDG et Orly vers les destinations suivantes :

  • Fort-de-France (Martinique) et Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) : dès 319€* A/R
  • Saint-Denis de la Réunion : dès 449€* A/R
  • Dubaï : dès 459€* A/R
  • Cancún (Mexique), Cayenne (Guyane) et Saint-Martin : dès 499€* A/R
  • San José (Costa Rica) : dès 519€* A/R
  • Abidjan (Côte d’Ivoire) : dès 549€* A/R
  • Papeete (Tahiti) : dès 899€* A/R

(* Prix aller/retour TTC en cabine Economy. Tarifs Light (bagage en soute non inclus). Taxes en vigueur au 14/01/2021. Frais de service airfrance.fr 1€ inclus. Tarifs soumis à conditions et sous réserve de disponibilité. Renseignements et réservations au 3654, sur www.airfrance.fr, ou en agence de voyages).

Air France précise les conditions de modification ou annulation des vols en question :

  • Modification : possibilité de modifier la date et/ou la destination de votre billet quelles que soient les conditions tarifaires de votre billet jusqu’au jour du départ du 1er vol.  Si le prix du nouveau billet est plus élevé, la différence tarifaire restera à la charge du client.
  • Remboursement : possibilité de demander le remboursement du billet jusqu’au jour du départ du 1er vol. Si les conditions tarifaires de votre billet n’autorisaient pas un remboursement, un avoir valable un an sera délivré, dont le remboursement pourra être demandé à tout moment.

Pour un « voyage en toute confiance », la compagnie de l’alliance SkyTeam offre à ses clients une totale flexibilité pour leurs réservations, avec la possibilité de reporter ou d’annuler leur voyage sans frais quel que soit le motif, et sans avoir à fournir de justificatif pour des voyages jusqu’au 30 septembre 2021.

Et parce que « la sécurité de ses clients et de ses personnels est sa priorité absolue », Air France maintient les mesures sanitaires Air France Protect avec le nettoyage renforcé des avions avant chaque départ, la prise de température lors de l’embarquement vers certaines destinations, et le port du masque chirurgical, rendu obligatoire tout au long du voyage. Pour en savoir plus sur les mesures sanitaires Air France Protect au sol et à bord, cliquez ici.

Avant tout voyage, Air France encourage ses clients à prendre connaissance des formalités en vigueur, notamment en matière de tests COVID, en consultant le site airfrance.traveldoc.aero. Pour rappel, la présentation d’un test COVID négatif est actuellement obligatoire pour tout déplacement vers les Outre-mer.

Envie de vous évader ? Réservez en toute sérénité en profitant de nos billets 100% modifiables et remboursables sur tous les vols prévus jusqu’au 30 septembre 2021 et ce, jusqu’au jour du départ. #AirFranceProtect
✈️ Plus d’informations ✈ https://t.co/dNeRe0mnxf pic.twitter.com/QYMFtmvbfW

— Air France FR (@AirFranceFR) January 12, 2021

©Airbus

Corsair lance un PSE pour le personnel au sol

janvier 15, 2021 - 8:00am

La compagnie aérienne Corsair International propose dans le cadre de la réduction des coûts la suppression de 61 postes sur les 339 CDI du personnel au sol. Elle confirme en outre le départ de 65 PNC suite à une rupture conventionnelle.

Ayant finalisé son plan de financement de 300 millions d’euros, la compagnie française basée à l’aéroport de Paris-Orly entend « poursuivre la démarche de réduction des coûts » initiée avant la pandémie de Covid-19, dans un contexte de crise mondiale inédite qui affecte particulièrement le secteur aérien. Cette démarche « concerne en priorité les postes de coûts les plus importants d’une compagnie aérienne, à savoir : les loyers des avions et les coûts salariaux (mis à part le fuel) », souligne Corsair dans un communiqué du 14 janvier 2021. Après avoir proposé une rupture conventionnelle collective aux hôtesses de l’air et stewards, « qui a pris fin le 30 décembre et conduit au départ de 65 PNC », la compagnie aérienne s’attaque désormais au sol.

Le projet « d’évolution de l’organisation » remis hier aux instances représentatives du personnel entraînerait la suppression de 61 postes et la modification de 19 postes sur les 339 CDI du personnel SOL (effectif au 1er janvier 2021). Il est par ailleurs prévu la création de 14 postes, précise Corsair. Tout au long des discussions qui débuteront prochainement avec les partenaires sociaux, elle « entend continuer à mener un dialogue social constructif, notamment pour identifier les solutions d’accompagnement les plus adaptées et pérennes pour les collaborateurs concernés ».

Afin d’être « en mesure de rembourser les aides de l’Etat et répondre aux exigences des parties prenantes signataires de l’accord », Corsair rappelait hier qu’elle s’est engagée à « améliorer significativement » sa compétitivité. Dans cette perspective, la compagnie « doit s’adapter rapidement aux évolutions du secteur qui se sont accélérées depuis le début de la crise de la Covid-19 ». 

Rappelons que le plan de financement de Corsair comprend une « contribution financière globale de près de 300 millions d’euros » (136,9 millions de l’Etat, 126 de TUI et 30 en cash des repreneurs) ; Intro Aviation et le groupe TUI ont cédé la totalité de leur participation dans le capital de la compagnie aérienne. Qui rappelait à l’automne son recentrage sur les « dessertes domiennes » : outre le renforcement des dessertes actuelles (Martinique, Guadeloupe, Réunion, Maurice, Abidjan et Montréal), un élargissement du réseau est prévu avec l’ouverture de nouvelles destinations, notamment Mayotte depuis décembre ou le Lyon – Marseille – Réunion – Mayotte annoncé pour juin prochain. 
« Nous sommes bien conscients de la situation économique difficile et des impacts d’un tel projet sur les collaborateurs concernés par une suppression de poste. Cette évolution de l’organisation est cependant indispensable pour améliorer notre compétitivité et assurer la pérennité de Corsair », a déclaré le PDG Pascal de Izaguirre. La crise de la Covid-19 « a exacerbé la concurrence sur nos lignes cœur de métier, et l’efficacité de notre organisation est clé pour nous développer sur nos marchés et tenir nos engagements vis-à-vis de l’Etat et de nos actionnaires. Nous mettrons tout en œuvre pour accompagner au mieux les collaborateurs concernés ».

e plan devrait d’autre part permettre à Corsair d’assurer sa commande de cinq Airbus A330neo, attendus d’ici mi-2022. Le premier a effectué son vol inaugural début novembre, trois A330neo intégreront la flotte en avril, mai et juin 2021, le quatrième étant attendu en décembre.

©Corsair

Norwegian arrête le long-courrier, supprime plus de 2100 emplois

janvier 15, 2021 - 7:30am

La compagnie aérienne low cost Norwegian Air Shuttle a annoncé la fin de son activité long-courrier pour se concentrer sur les liaisons européennes et en Scandinavie. La fermeture de ses bases entrainera par exemple la suppression de plus de 180 postes à Paris-CDG, et plus de 1100 à Londres-Gatwick.

Le vol du 29 mars dernier entre Krabi en Thaïlande et l’aéroport d’Oslo-Gardemoen sera-t-il le dernier opéré en Boeing 787 Dreamliner par la spécialiste norvégienne du vol pas cher, tous ayant été cloués au sol par la pandémie de Covid-19 ? Le conseil d’administration de Norwegian a annoncé le 14 janvier 2021 aux autorités boursières d’Oslo un « plan indicatif » d’actions qui devraient lui permettre de sortir des procédures de protection contre les créanciers en Irlande (où sont basées plusieurs filiales), et de processus de restructuration au cours du premier trimestre. Et ce après avoir affiché un trafic en baisse de 81% l’année dernière, en raison de la pandémie de Covid-19, la compagnie aérienne étant en outre placée depuis décembre sous la protection de la loi sur les faillites dans son pays d’origine. Les clients ayant des réservations « affectées par les futurs changements du réseau » seront contactés directement et seront remboursés, promet son communiqué.

La low cost norvégienne se concentrera désormais sur son activité de base dans les pays nordiques, en exploitant un réseau européen court-courrier uniquement avec des monocouloirs. Dans ces circonstances, une activité long-courrier « n’est pas viable » pour Norwegian, et ne se poursuivra pas. « Si le plan est couronné de succès et accepté », elle devrait initialement détenir jusqu’à 50 Boeing 737 (détenus et loués) « opérant principalement en Norvège et dans les pays nordiques » et entre la Scandinavie et « l’Europe continentale ». Le nombre d’avions pourrait remonter à 70 en 2022, alors que sa flotte compte actuellement 70 737-800 et 18 des 110 737 MAX 8 initialement attendus (plus les 10 787-8 et 29 787-9 d’avant la crise, dont une partie déjà revendus). La commande de 30 Airbus A321LR n’a pas été mentionnée.

« Notre réseau court-courrier a toujours été l’épine dorsale de Norwegian, et constituera la base d’un futur modèle économique résilient », a déclaré dans un communiqué Jacob Schram, CEO de Norwegian. « Je suis heureux de présenter aujourd’hui un plan d’affaires solide, qui donnera un nouveau départ à l’entreprise. En concentrant nos activités sur un réseau court-courrier, nous visons à attirer les investisseurs existants et nouveaux, à servir nos clients et à soutenir le secteur des infrastructures et du voyage au sens large en Norvège et dans les pays nordiques et européens ».

©Norwegian

Côté emploi, après avoir déjà supprimé au printemps dernier quelque 4700 postes de navigants, la fermeture des bases de Norwegian en France, en Grande Bretagne, en Italie et aux USA concerne plus de 2000 postes. A Paris où ont déjà disparu les low cost long-courrier Level France et XL Airways, le syndicat de pilotes SNPL évoquait hier la perte d’emploi pour 145 pilotes, 136 hôtesses de l’air et stewards et 5 employés administratifs, tous salariés à l’aéroport Charles de Gaulle (où quatre routes depuis la Scandinavie sont encore affichées). La direction a selon lui « annoncé avoir entamé une procédure de liquidation judiciaire en France : les salariés sont donc sous le choc de cette annonce si brutale ». Les représentants du syndicat « sont mobilisés et resteront très vigilants tout au long de la procédure ainsi engagée pour que toutes les règles applicables en France soient respectées », Norwegian ayant en outre reçu en mars dernier « plusieurs millions d’euros de subventions publiques » dans le cadre de l’activité partielle mise en place au début de la crise sanitaire. Le SNPL appelle également « solennellement le gouvernement à avoir un œil très attentif à cette procédure de liquidation afin de s’assurer que Norwegian remplira bien toutes les obligations qui lui incombent envers ses employés français ».

L’impact social est encore pire à Londres-Gatwick, où 1100 navigants étaient au chômage technique depuis le printemps, dont quelque 300 pilotes selon BALPA. Environ 400 postes avaient déjà été supprimés en Grande Bretagne l’année dernière.

Le dirigeant la low cost a expliqué : « Notre objectif est de reconstruire une Norwegian forte et rentable afin que nous puissions préserver autant d’emplois que possible. Nous ne prévoyons pas de reprise de la demande des clients dans le secteur long-courrier dans un proche avenir, et nous nous concentrerons sur le développement de notre réseau court-courrier à mesure que nous sortirons du processus de réorganisation. C’est avec le cœur lourd que nous devons accepter que cela aura un impact sur les collègues dévoués de toute l’entreprise. Je tiens à remercier chacun de nos collègues concernés pour leur dévouement et leur contribution inlassables à Norwegian au fil des ans ».

Côté finances, Norwegian espère toujours une aide supplémentaire de l’État norvégien qui lui avait été refusée en novembre dernier (comme en Suède en aout)). Elle compte réduire sa dette totale à environ 20 milliards de couronnes norvégiennes (NOK, environ 2 milliards d’euros), et espère lever « 4 à 5 milliards de NOK » sous la forme d’émissions d’actions ou d’instruments financiers hybrides. Selon le plan présenté hier, les actionnaires actuels détiendront environ 5% des actions de la société après la reconstruction ; ils se voient en outre proposer de participer à une offre de droits pouvant aller jusqu’à 400 millions NOK. « Sur la base d’hypothèses prudentes à la fois en ce qui concerne la durée de la pandémie de Covid-19 et en ce qui concerne les revenus, les coûts et les facteurs de charge, la société s’attend à un EBITDA positif après la reconstruction en 2021 », conclut le communiqué de Norwegian.

©Norwegian

France, Royaume-Uni, Etats-Unis : les restrictions de voyage renforcées

janvier 15, 2021 - 7:00am

A partir de lundi, tout passager arrivant en France de pays hors-UE sera obligé de s’isoler pendant sept jours, avec tests PCR indispensables avant le départ et à la fin de la quarantaine. Toujours en raison de la résurgence de la pandémie de Covid-19 et de l’apparition de nouveaux variants, le Royaume-Uni ferme ses frontières avec l’Amérique du sud et le Portugal, tandis que les tests seront obligatoires pour entrer aux USA à partir de la fin du mois.

Si l’annonce d’un couvre-feu à partir de 18 heures dans tout l’hexagone ne change rien pour les clients des compagnies aériennes, celui du renforcement des mesures sanitaires risque d’avoir un impact certain sur les réservations : à compter de lundi 18 janvier 2021, tout voyageur en provenance de pays hors Union européenne devra présenter à l’embarquement un test PCR négatif passé moins de 72 heures avant le départ. A l’arrivée en France, il devra s’isoler pendant 7 jours, avec engagement sur l’honneur à la clé, puis passer un deuxième test négatif avant de rompre cette quarantaine. Dans les DOM, la Guyane « et à travers elle les Antilles doivent être le plus possible protégées du variant à risque qui circule en Amazonie », a précisé hier le Premier ministre, le préfet prendra des mesures de restriction adaptées aux circonstances locales : le contrôle des frontières sera renforcé et des tests négatifs seront exigés pour rejoindre les Antilles et la Métropole, comme c’est déjà exigé dans l’autre sens. Les vols depuis La Réunion et Mayotte sont également concernés.

Pour « les rares pays où il n’est pas possible de réaliser un test sur place », a d’autre part annoncé Jean Castex, au départ un laissez-passer consulaire pourra être accordé par les ambassades, pour motif impérieux. Dans ce cas, la personne se fera tester à son arrivée en France et sera contrainte de s’isoler 7 jours « dans un établissement désigné par l’Etat ». Pour les déplacements en provenance d’un pays de l’UE, et notamment des pays comme l’Irlande ou le Danemark confrontés « à une situation épidémique difficile », les ministres « travailleront à l’élaboration d’un cadre de coordination en vue du prochain Conseil européen du 21 janvier. Ce cadre devra évidemment prévoir des exceptions concernant les frontaliers, les transporteurs routiers ou encore les agents des compagnies de transport, dans le cadre de protocoles sanitaires spécifiques ».

Aéroport de Bruxelles : chute du trafic passager mais pas du fret

janvier 14, 2021 - 2:00pm

L’aéroport de Bruxelles-Zaventem a accueilli en 2020 plus de 6,7 millions de passagers, un trafic en baisse de 74%, mais l’activité cargo aérien affiche une hausse de 2,2%.

Sur l’ensemble de l’année 2020, 6.743.395 passagers ont franchi les portes de Brussels Airport, soit une baisse de 74% par rapport à l’ensemble de l’année 2019 qui avait été une année record. La crise de la Covid-19 et les restrictions de voyage ont « hélas fortement influencé » les chiffres de fréquentation de 2020, souligne l’aéroport dans un communiqué, même si les deux premiers mois de l’année avaient été très positifs. Les passagers en transfert représentaient, comme en 2019, 17% du trafic total. Durant les mois d’été, la fréquentation a atteint 20% par rapport à 2019, avant, malheureusement de baisser à nouveau pour atteindre 12% en novembre.

Au mois de décembre, les vacances de Noël ont attiré un peu plus de passagers que les semaines précédentes. Au total, 338.110 passagers ont franchi les portes de Zaventem, soit tout de même une baisse de 82% par rapport à décembre 2019. Les Îles Canaries (zone orange) ont été une destination de choix pour de nombreux vacanciers ; parmi les autres passagers, « beaucoup rendaient visite à leur famille et leurs amis en Europe et en Afrique du Nord, dans la mesure du possible et sous réserve des restrictions de voyage et de la quarantaine ». Enfin, il y a eu également un certain nombre de passagers voyageant entre l’Europe et l’Amérique du Nord vers l’Afrique sur le réseau de Brussels Airlines.

Dans le même temps, le fret, et en particulier le fret aérien, a fait face à une importante demande notamment en produits pharmaceutiques et médicaux, et a vu ses volumes augmenter de 2% en 2020. Le secteur cargo a été « plus que jamais sollicité » avec 511.613 tonnes de fret aérien transportées à Brussels Airport, soit une hausse de 2,2% en comparaison avec 2019. Les segments full cargo et services express n’ont cessé de dépasser le niveau de 2019 depuis le mois d’avril. C’est le full cargo, « qui a pu compter sur l’arrivée de quelques nouvelles compagnies aériennes et sur des avions passagers intégralement utilisés pour du fret (30 à 40% des vols de full cargo) », qui a le plus fortement augmenté avec une hausse de 43% par rapport à 2019. Les services express ont, eux-aussi, connu une belle augmentation, soit +18%. Grâce à ce résultat, Brussels Airport continue de « surpasser la croissance mondiale et européenne du fret aérien ».

Au total (fret aérien et camionné), ce sont 646.540 tonnes de marchandises qui ont été transportées en 2020, soit une légère baisse de 3% par rapport à 2019 ; cela s’explique par « la baisse logique des volumes de cargo transportés à bord des avions passagers (-54%), mais aussi par la baisse des volumes de fret camionné (-19%) consécutive à une hausse du fret aérien transporté localement depuis Brussels Airport ». Les importations en provenance d’Asie ont enregistré une forte croissance. En décembre dernier, mois généralement très important pour le cargo, le fret aérien transporté à Brussels Airport a baissé de 3,4% par rapport à décembre 2019, un mois particulièrement exceptionnel en termes de volumes. Les services express ont particulièrement bien fonctionné puisqu’ils affichent une hausse de 34%.

Les importations montrent une augmentation, en particulier pour les flux de marchandises en provenance d’Asie, tandis que les volumes d’exportation sont plus faibles qu’en 2019. Les expéditions de vaccins au départ de Brussels Airport sont en augmentation, avec un nombre total de vaccins envoyés dans le monde entier déjà supérieur à 10 millions.

Le nombre total de mouvements d’avions en 2020 a diminué de 59% par rapport à 2019, pour atteindre 95.813 (contre 234.460 en 2019). Le nombre de vols de passagers a diminué de 68%, et il y avait en moyenne 104 passagers par vol. Le nombre de vols cargo a augmenté de 29% par rapport à 2019, une augmentation qui s’est faite en journée, le nombre de vols de nuit n’ayant quant à lui pas augmenté. En décembre, 6308 mouvements de vols ont été enregistrés à Brussels Airport, soit une baisse de 64% par rapport à décembre 2019. Les vols passagers ont baissé de 77%, tandis que les vols cargo ont, dans le même temps, augmenté de 41%. Le nombre de vols supplémentaires effectués par des avions de passagers utilisés uniquement pour le transport de fret est en hausse, sans augmentation donc du nombre de vols de nuit ou de gros avions plus bruyants.

©Tom Dhaenens

« L’année 2020 aura été une année très particulière et très difficile pour le secteur aérien », explique Arnaud Feist, CEO de Brussels Airport Company dans un communiqué. « Dès le mois de mars, les mesures sanitaires et les restrictions de voyage ont fait fortement chuter la fréquentation à Brussels Airport. Nous avons dû constamment nous adapter pour accueillir nos passagers en toute sécurité et dans le respect des mesures sanitaires en vigueur.  Heureusement, notre secteur cargo a été très sollicité tout au long de la crise, en particulier pour le transport de produits pharmaceutiques, de denrées périssables et de e-commerce. Notre rôle majeur, depuis fin novembre, dans le transport des vaccins COVID-19, se poursuivra assurément tout au long de l’année 2021. Puisse cette nouvelle année, nous permettre grâce à la vaccination d’accueillir à nouveau des passagers en plus grand nombre ».

La crise du COVID a frappé et frappe encore de plein fouet le secteur aérien, et l’aéroport de Bruxelles a vu sa fréquentation drastiquement chuter, au même titre que ses recettes financières. Cependant, « dans ce contexte difficile où Brussels Airport Company a recours au chômage temporaire partiel pour une majorité de son personnel, l’engagement, le travail et la motivation du personnel n’ont jamais défailli ». Pour s’adapter aux mesures sanitaires et aux restrictions de voyage très changeantes, Brussels Airport a, à chaque fois, fait preuve « d’une très grande réactivité pour pouvoir accueillir les passagers et le personnel en toute sécurité. Ainsi, le port du masque, la distanciation sociale, l’hygiène des mains et des infrastructures ou encore la capacité de testing ont, à tout moment, fait l’objet de toutes les attentions. Notre priorité reste aujourd’hui plus que jamais la sécurité et le confort de nos passagers et notre personnel. En 2021, Brussels Airport gardera cet objectif, tout en travaillant d’arrache-pied pour pouvoir à nouveau, à moyen terme, accueillir plus de passagers avides de voyages », conclut le communiqué.

11 January is not just any day, it's International Thank You Day!

Piratage : British Airways sous le coup d’une plainte en nom collectif

janvier 14, 2021 - 1:00pm

La plus grande plainte en nom collectif du Royaume-Uni, au nom de 16.000 clients, vise la compagnie aérienne British Airways dont les données avaient été piratées en 2018.

Ayant déjà écopé d’une amende record de 20 millions de livres (22,47 millions d’euros) à l’automne, la compagnie nationale britannique fait désormais face à la colère de 16.000 des plus de 420.000 clients qui avaient été affectée par l’attaque informatique, visant la subtilisation de leurs données personnelles et financières. Le cabinet d’avocats PGMBM, qui porte cette action de groupe, estime à 2000 livres par personne les dommages possibles dans cette plainte pour « indemnisation des dommages immatériels » en vertu du RGPD. Si l’ensemble des clients lésés rejoint l’action, ce qui est peu probable, l’amende pourrait alors atteindre 840 millions de livres.

Tom Goodhead, partenaire de PGMBM, a déclaré qu’après cet « échec monumental » les passagers de British Airways « se sentent déçus par ce qui s’est passé. Ils ont tout à fait le droit d’être indemnisés par celle qui était auparavant une compagnie aérienne de confiance mais jouait avec leurs informations personnelles, ce qui les rendait vulnérables aux pirates informatiques malveillants ».

British Airways a rejeté le contenu de cette plainte en nom collectif, expliquant qu’elle « continue de se défendre vigoureusement dans le litige concernant les réclamations découlant de la cyber-attaque de 2018. Nous ne reconnaissons pas les montants des dommages avancés, et ils n’apparaissent pas dans les réclamations ».

Selon l’ICO, l’agence britannique de protection des informations personnelles qui l’avait déjà condamnée en octobre dernier, l’attaque avait été rendue possible par des vulnérabilités du site Web et de l’application de la compagnie aérienne, qui ont permis aux pirates de Magecart de récolter les informations de connexion, les codes PIN, les détails de la carte de paiement, les numéros CVV et les mots de passe, ainsi que les informations de réservation de voyage dont les noms et adresses des clients. Le piratage informatique avait en outre mis plus de deux mois à être détecté. L’ICO avait alors évoqué « l’amende la plus grosse à ce jour » dans le pays ; mais son montant avait été réduit de 183 à 20 millions de livres en raison de l’impact sur British Airways de la pandémie de Covid-19.

©British Airways

Turkish Airlines : 40% de réduction sur les vols internationaux

janvier 14, 2021 - 12:00pm

La compagnie aérienne Turkish Airlines lance une campagne de promotion annonçant une réduction de 40% sur ses vols internationaux, les plus impactés par la pandémie de Covid-19.

Valable pour les billets émis d’ici le 15 janvier pour des dates de voyage comprises entre le 1er avril et le 31 décembre 2021, la promotion de la compagnie nationale turque vis ses clients « désireux de parcourir le monde à nouveau. Grâce à la flexibilité et aux tarifs avantageux de Turkish Airlines, les passagers pourront découvrir les plus belles villes du monde », via les 220 aéroports actuellement desservis.

La réduction est valable pour les vols aller-simple ou aller-retour en classe Affaire et en Econiomie, sur tout le réseau de la compagnie basée à l’aéroport d’Istanbul – à l’exception des vols intérieurs en Turquie, de ceux vers Ercan en Chypre du nord et de ceux à destination/au départ de la Chine continentale (aéroports de Pékin, Shanghai, Guangzhou et Xi’an). Elle ne concerne que les vols programmés et opérés par Turkish Airlines ; elle n’est pas valable pour les vols en partage de code, les vols des compagnies aériennes membres de Star Alliance ou les vols AnadoluJet.

Le taux de remise dans le cadre de la campagne est de 40% et s’applique sur le tarif de base ; elle ne s’applique pas sur les taxes d’aéroport, les frais de service et les taxes sur le carburant. Les billets soumis à cette offre spéciale peuvent être émis par le biais du centre d’appel Turkish Airlines, de ses canaux en ligne, de ses bureaux de vente et de ses agences autorisées.

« En cas de réémission, les droits de frais de modification zéro s’appliquent. En cas d’annulation ou de remboursement, les règles et conditions de la classe tarifaire s’appliquent. Les tarifs des billets peuvent varier selon les fluctuations quotidiennes du taux de change ».

Fondée en 1933 avec quelque cinq avions, Turkish Airlines dispose désormais d’une flotte de 363 avions (passagers et fret) desservant – hors crise sanitaire – 319 destinations dans le monde, dont 269 internationales dans 127 pays et 50 intérieures. en janvier et février 2021, ce sont 220 aéroports qui sont desservis.

@Istanbul Airport

Vaccins : injectés par les navigants d’easyJet, encouragés pour ceux de Singapore Airlines

janvier 14, 2021 - 11:00am

Les hôtesses de l’air et stewards de la compagnie aérienne low cost easyJet va recevoir une formation accélérée pour participer à la campagne de vaccination au Royaume-Uni. Le personnel y compris navigant de Singapore Airlines est encouragé à se faire vacciner gratuitement par le gouvernement.

Suite à la récente offre d’aide au gouvernement britannique formulée par la spécialiste du vol pas cher, les PNC d’easyJet sont en cours de recrutement et prioritaires « pour soutenir le NHS dans le cadre des efforts vitaux à l’échelle nationale pour distribuer le vaccin contre le coronavirus », annonce un communiqué du 13 janvier 2021. La low cost avait en effet écrit au Premier ministre britannique en novembre dernier « pour offrir son soutien au gouvernement dans ses efforts pour mettre en œuvre le programme national de vaccination contre Covid-19 cet hiver ». Le personnel de cabine qui postule sera prioritaire pour devenir des vaccinateurs qualifiés dans les centres de vaccination du NHS à travers le pays, et suivra une formation en ligne et sur le terrain « pour devenir pleinement qualifié dans l’administration du vaccin ».

Avec plus de 3000 membres d’équipage formés aux premiers secours, habilités à la sécurité et basés dans les aéroports de Londres, Bristol, Manchester, Liverpool, Édimbourg, Glasgow et Belfast, le personnel de cabine d’easyJet « est bien placé pour aider le NHS dans tout le pays ».  Alors qu’easyJet « continue de fonctionner avec un programme réduit en raison de la pandémie », les PNC en congé ou au chômage technique disposent selon elle « d’un ensemble de compétences idéales pour être en mesure de contribuer aux efforts visant à fournir au NHS un soutien à l’inoculation indispensable dans le déploiement du vaccin » contre la Covid-19 qui fait des ravages dans le pays.

Katy Bryant, hôtesse de l’air d’easyJet depuis 2005 basée à Luton, a expliqué pourquoi elle avait postulé pour devenir vaccinatrice : « Comme tout le monde, je suis extrêmement reconnaissante envers notre NHS et tous les travailleurs de la santé de première ligne, pour tout ce qu’ils continuent de faire pour le pays avec la pression continue à laquelle ils sont confrontés. Alors quand l’occasion s’est présentée pour le personnel de cabine d’aider le NHS comme vaccinateur, je savais que je voulais postuler ».

Le CEO d’easyJet Johan Lundgren a déclaré : « nous sommes ravis d’aider le NHS dans ses efforts pour protéger la santé du pays et aider à déployer ce programme de vaccination crucial. Nous sommes extrêmement fiers qu’une fois de plus nos pilotes et notre équipage puissent aider à soutenir le NHS et que nous puissions jouer notre rôle pour la nation en ce moment – et je sais que beaucoup d’entre eux se mobiliseront pour aider en cette période difficile pour le pays. Les progrès réalisés par le pays dans le programme de vaccination sont un développement passionnant et indispensable. Une fois déployé, il permettra à la vie normale de revenir et est sans aucun doute la clé pour débloquer à nouveau les voyages et permettre de voyager pour le travail, pour rendre visite à des amis et à la famille ou pour des vacances bien méritées ».

©easyJet

A Singapour où la vaccination a débuté (seul le vaccin de Pfizer-BioNTech est à ce jour approuvé, et il est pour l’instant réservé au seul personnel médical), le gouvernement a annoncé mardi à Singapore Airlines qu’elle sera gratuite pour certains employés, dont les navigants et le personnel en contact avec les clients, ainsi que pour certains ingénieurs. « La participation est volontaire et le groupe SIA encourage vivement tous les employés éligibles à souscrire à cette offre », a déclaré la compagnie aérienne. L’aéroport de Singapour-Changi à installé hier un espace dédié dans le Terminal 4, qui fonctionnera à plein la semaine prochaine selon le ministre des Transports Ong Ye Kung.

La compagnie de Star Alliance a déjà selon le quotidien Strait Times équipé ses navigants de « bracelets électroniques » à porter en escale, où leurs interactions avec le public et entre eux sont déjà interdites. Les autres mesures sanitaires comprennent des formulaires de déclaration de santé et des contrôles de température avant le vol. Si le personnel de cabine ou les pilotes ne se sentent pas bien, ils ne doivent pas se présenter au travail ce jour-là. La distanciation sociale chaque fois que possible est également requise. Et lorsque les PNC interagissent avec les passagers, ils doivent porter des lunettes, des gants et sur certains itinéraires des blouses de protection.

Selon Alan Tan, président du Syndicat du personnel de Singapore Airlines, les équipages « comprennent et se conforment aux règles. Si vous voyagez pendant 16 à 18 heures pour rejoindre New York, alors que vous devez rester dans une seule pièce, cela peut être assez difficile, mais l’équipage comprend que c’est nécessaire ».

©Singapore Airlines Facebook

Parkings et services dématérialisés à l’aéroport de Marseille

janvier 14, 2021 - 10:00am

L’aéroport Marseille-Provence lance la dématérialisation des réservations parkings et services dans le wallet mobile, une première en France.

L’aéroport marseillais propose à ses clients un parcours facilité via l’intégration dans l’application wallet des réservations de places de parking, accès coupe-file ou salons VIP. A la clé : une série d’avantages exclusifs tels que l’itinéraire automatique jusqu’au parking réservé ou encore des offres privilèges. Près de 70% des achats en France commencent sur mobile, souligne le communiqué d’AMP ; l’aéroport permet désormais aux passagers de terminer ce parcours d’achat sur le mobile en proposant « une démarche dématérialisée de bout en bout ».

Chaque passager réalisant une réservation de parking, d’accès coupe-file ou au salon VIP sur le site marchand AMP Store (https://store.marseille.aeroport.fr/) pourra bénéficier de ce service, disponible depuis le 12 janvier 2021. Après avoir réservé, le passager pourra ajouter, dès la page de confirmation de sa commande, son titre d’accès à son application wallet grâce au bouton « Ajouter à mon mobile ». Son « pass » et les avantages associés seront alors immédiatement disponibles sur son application wallet.

Cette innovation représente un pas de plus vers la digitalisation et la personnalisation du parcours passager, qui permettra à terme d’accompagner le voyageur tout au long de son parcours dans Marseille-Provence. Avec l’ajout dans le wallet, c’est une série d’avantages qui s’offrent au passager :

  • Plus de facilité pour retrouver ses titres d’accès sur son application wallet sans avoir à télécharger une nouvelle application ;
  • Le rappel des détails de sa réservation deux heures avant l’heure d’entrée dans le parking ;
  • L’accès à l’itinéraire automatique via Waze ou Google Maps jusqu’au parking réservé ;
  • La confirmation de son terminal de départ ;
  • Des offres privilèges exclusives dans les boutiques de l’aéroport ;
  • Des réductions pour de futurs achats sur AMP Store.

©AMP

©AMP Camille Moirenc

A380 de Qatar Airways, 777X d’Emirates Airlines, A350-1000 de Qantas

janvier 14, 2021 - 9:00am

La compagnie aérienne Qatar Airways ne devrait remettre en service que cinq de ses dix Airbus A380, tandis qu’Emirates Airlines n’attend pas ses Boeing 777X avant 2023 voire 2024. De son côté, Qantas se prononcera d’ici la fin de l’année sur la venir de son Project Sunrise de vols directs vers l’Europe en A350-1000.

On connaissait déjà l’impact de la pandémie de Covid-19 sur les très gros-porteurs, Air France ayant pas exemple accéléré le départ de ses superjumbos. Le 13 janvier 2021, le patron de Qatar Airways a expliqué que la remise en service de ses A380 ne concernera que la moitié de la flotte, les dix exemplaires étant cloués au sol depuis le début de la crise sanitaire. Aucune date n’a été donnée par le CEO du groupe qatari Akbar Al Baker, mais il a répété ses précédents commentaires sur le superjumbo lors d’une conférence de CAPA en ligne : l’A380 est « l’un des pires avions en termes d’émissions qui vole aujourd’hui. C’est pourquoi nous avons décidé de ne pas les exploiter dans un avenir prévisible, et même lorsque nous les exploiterons, nous n’opérerons que la moitié du nombre que nous avons ».

Rappelons que le patron de la compagnie nationale basée à l’aéroport de Doha-Hamad International avait annoncé dès mai 2019 que les A380 commenceront à sortir de la flotte en 2024, et ce sera chose faite d’ici 2028. Ses superjumbos sont configurés pour accueillir 8 passagers en première, 48 en classe Affaires et 461 en Economie. Avant la crise sanitaire, ils étaient déployés régulièrement vers Paris-CDG, Londres-Heathrow, Francfort, Sydney, Melbourne et Perth.

©Qatar Airways

Pessimisme similaire chez Emirates Airlines pour les futurs Boeing 777X dont elle est le meilleur client avec 126 exemplaires attendus : le président Tim Clark a expliqué à l’agence Reuters ses incertitudes sur l’entrée en service du 777-9, déclarant que c’est « la question de quand l’appareil pourra être fin et certifié et prêt à entrer en service. Ce pourrait être en 2022, en 2023, ce pourrait même être plus long ». « Nous allons donc simplement attendre de voir ce que Boeing fera à cet égard, et nous prendrons une décision sur la façon dont ils s’intègrent dans la flotte à ce moment-là », a-t-il ajouté.

Fin décembre, Emirates Airlines avait déjà annoncé le report à 2023 au plus tôt de ses premiers 777X. Initialement attendue à partir de juin dernier, la commande de 150 777X passée en 2013 (Emirates avait annoncé en 2017 être compagnie de lancement, avant d’être remplacée par Lufthansa) avait été réduite à 126 avions en novembre 2019, sans précision sur la répartition entre 777-9 et 777-8 (115 et 35 respectivement initialement, 101 et 25 selon certaines sources). 

Les retards du programme 777X sont avant tout liés à son développement : le 777-9 a effectué son vol inaugural le 25 janvier dernier, après de nombreux problèmes des moteurs GE9X et une rupture impressionnante de fuselage lors des essais de flexion des ailes. La campagne de certification avait été interrompue fin mars, comme toutes les activités dans la région de Seattle pour cause de crise sanitaire, avant de reprendre à l’automne. Rappelons que le développement du 777-8 a été suspendu il y a 16 mois afin de « réduire le risque du programme de développement et assurer une transition plus fluide » vers l’appareil plus petit mais au rayon d’action plus long.

©Emirates

Enfin concernant l’Airbus A350-1000 (plus petit il est vrai que les deux avions ci-dessus), le CEO de Qantas a annoncé à Executive Traveller qu’il « revisitera » vers la fin 2021 le Project Sunrise, reporté sine die en mai dernier pour cause de crise sanitaire – et donc sa commande de jusqu’à 12 exemplaires de l’avion choisi en décembre 2019. Pour Alan Joyce, le projet devrait « être encore plus attrayant » une fois la pandémie passée : « les gens dans le monde post-COVID voudront voler directement plutôt que faire des escales », ce qui « rend l’analyse de rentabilisation du Projet Sunrise encore meilleure qu’elle ne l’était » avant la crise pandémie.

Il rappelle toutefois ne pas espérer avant 2023-2024 un retour aux niveaux de trafic international de 2019. En attendant, les vols directs entre Perth et Londres devraient reprendre en juillet prochain ; « c’était la route avec le plus haut niveau de satisfaction de tout notre réseau », a rappelé le CEO, et il s’attend à avoir « la même dynamique » sur les futures lignes.

Lancé en aout 2017 pour des débuts à l’horizon 2022-2023, le Project Sunrise doit voir Qantas proposer des vols ultra-long courrier depuis les aéroports de la côte est de l’Australie, à commencer par Sydney et Melbourne. Paris, New York, Londres, Francfort, Le Cap ou Rio de Janeiro ont déjà été nommées comme cibles potentielles, JFK et Heathrow devant être les premiers aéroports desservis depuis Sydney. 

©Qantas

 

Air Canada réduit ses capacités et ses effectifs

janvier 14, 2021 - 8:30am

La compagnie aérienne Air Canada va réduire ses capacités de 25% durant le premier trimestre, afin de s’adapter aux conséquences de la pandémie de Covid-19. Cela entrainera une « compression d’effectif » qui touchera près de 1900 employés, filiales régionales incluses.

Un mois après la précédente annonce sur la réduction de son réseau domestique, la compagnie nationale canadienne a annoncé le 13 janvier 2021 un nouveau tour de vis lié aux restrictions de voyage. Air Canada procèdera à des « réajustements de son réseau dans le cadre de son plan d’atténuation des contrecoups de la COVID-19 et de reprise », consistant en une réduction supplémentaire de la capacité d’un quart pour le premier trimestre en cours. Avec pour résultat une offre à 20% de ce qu’elle était au premier trimestre 2019. Pas de détail de l’ensemble des vols affectés, mais selon le Journal du Québec la ligne entre Toronto-Pearson et l’aéroport de Québec-Jean Lesage sera par exemple suspendue dès le 23 janvier. Le Montréal – Fredericton serait lui aussi suspendu le même jour, ainsi que des lignes à Halifax, Ottawa, Vancouver ou Winnipeg entre autres.

 

Air Canada « communiquera » avec les clients touchés pour toutes les liaisons affectées, et leur proposera diverses options, notamment un remboursement pour les clients admissibles, ou un autre itinéraire le cas échéant. La compagnie de Star Alliance ajoute dans un communiqué qu’elle « continuera d’évaluer et de rajuster au besoin son réseau en fonction de l’évolution de la pandémie, des restrictions de voyage et des règles de quarantaine imposées par les gouvernements, des conditions du marché et de la réglementation ».

Ces changements apportés dans l’ensemble du réseau entraîneront une compression d’effectif, qui touchera environ 1700 employés « sans compter plus de 200 employés des transporteurs Air Canada Express également visés » – en plus des 20.000 salariés actuellement en mise en disponibilité ou en chômage technique. « De concert avec ses syndicats », Air Canada dit travailler à des « programmes d’atténuation ».

Depuis la mise en œuvre par les gouvernements fédéral et provinciaux « de ces restrictions de voyage renforcées et d’autres mesures, en plus de l’obligation de quarantaine en vigueur, nous avons constaté les répercussions immédiates sur les réservations à brève échéance et pris la décision difficile, mais nécessaire, de rajuster de nouveau notre horaire et de rationaliser nos liaisons transfrontalières, antillaises et intérieures, afin de mieux tenir compte de la demande attendue et de ralentir l’épuisement du capital net », a déclaré Lucie Guillemette, vice-présidente générale et chef des Affaires commerciales d’Air Canada. « Nous regrettons les conséquences que ces décisions difficiles auront sur nos employés, qui ont travaillé très fort pour prendre soin de nos clients pendant la pandémie, et sur les collectivités touchées ».

La dirigeante essaie toutefois d’afficher un certain optimisme : « bien que ce ne soient pas les nouvelles que nous souhaitions communiquer en ce début d’année, nous sommes cependant encouragés par le fait que Santé Canada a déjà approuvé deux vaccins et que le gouvernement du Canada s’attend à ce que la grande majorité des Canadiens admissibles soient vaccinés d’ici septembre ». Mme Guillemette espère donc voir Air Canada « revenir à la normale et rappeler au travail certains des plus de 20.000 employés actuellement en mise en disponibilité ou en mise à pied technique ».

Rappelons que WestJet a annoncé la semaine dernière des mesures similaires, avec un programme de vols réduits à 20% de celui de 2019, la suspension de 13 destinations et onze routes internationales – et 1000 employés impactés.

@Air Canada

Air France-KLM lance la première route cargo neutre en CO2

janvier 14, 2021 - 8:00am

Air France KLM Martinair Cargo et Kuehne+Nagel ont inauguré la première ligne de fret aérien neutre en carbone entre l’Amérique du Nord et l’Europe, reliant Los Angeles à Amsterdam.

Annoncé le mois dernier, le programme SAF Cargo du groupe aérien franco-néerlandais, « premier programme mondial de carburant durable d’aviation (SAF) pour l’industrie du fret aérien », connait depuis le 1er janvier 2021 sa première application pratique. Afin de « réduire de manière proactive son empreinte carbone », le fret de Kuehne+Nagel à bord des vols quotidiens d’Air France-KLM entre l’aéroport de Los Angeles et Amsterdam-Schiphol est « entièrement couvert par des SAF ».

Avec des caractéristiques chimiques et physiques « presque identiques à celles du kérosène classique », le SAF est selon Air France-KLM la solution la plus efficace dont dispose l’industrie pour réduire de manière significative son empreinte carbone. « Pour garantir la neutralité carbone de la ligne », toutes les émissions de CO2 générées lors de la production, du traitement et du transport du SAF seront compensées grâce au soutien de Kuehne+Nagel à des projets de réduction du carbone qui portent la plus haute certification de qualité actuellement disponible : « Verified Carbon Standard (VCS) » et/ou « Gold Standard (GS) » ».

Cette première ligne neutre en carbone « souligne les importants programmes de développement durable des deux partenaires », le programme Net Zero Carbon de Kuehne+Nagel et le programme SAF Cargo d’AFKLMP, « qui visent à connecter les personnes et les marchandises grâce à une logistique durable », explique un communiqué. Cette initiative tournée vers l’avenir « marque une nouvelle étape vers le déploiement commercial de carburant alternatif, et l’engagement des entreprises en faveur d’un avenir durable pour l’aviation ».

Adriaan den Heijer, vice-président exécutif d’Air France-KLM Cargo et directeur général de Martinair, a déclaré : « le lancement d’un programme SAF pour le fret aérien est une étape importante de notre ambitieuse feuille de route en matière de développement durable pour les années à venir. Nous sommes extrêmement satisfaits de la volonté et de l’engagement de notre partenaire Kuehne+Nagel de concrétiser notre ambition commune pour un avenir plus durable. J’espère que d’autres partenaires rejoindront bientôt notre programme SAF ».

Yngve Ruud, membre du conseil d’administration de Kuehne+Nagel et responsable de l’activité aérienne, ajoute : « le premier itinéraire zéro émission marque le début de notre voyage vers un fret aérien neutre en CO2, et constitue une nouvelle étape vers la réalisation d’une neutralité carbone complète d’ici 2030. Chez Kuehne+Nagel, nous sommes à l’avant-garde des solutions durables de transport aérien et nous encourageons nos clients et nos collègues de l’industrie à se joindre à nous pour offrir des choix durables ».

To support the industry’s carbon reduction targets, @Kuehne_Nagel has joined the #AirFranceKLM Martinair Cargo Sustainable Aviation Fuel (SAF) programme, launching the first carbon-neutral airfreight lane. https://t.co/hHLf42fI4M pic.twitter.com/BtsynkVMSu

— Air France-KLM Group (@AirFranceKLM) January 12, 2021

©KLM

Paris reliée à Dakhla dès le mois prochain par Royal Air Maroc

janvier 14, 2021 - 7:30am

La compagnie aérienne Royal Air Maroc lancera en février une nouvelle liaison entre Dakhla et Paris, sa première entre la ville du Sahara Occidental et l’Europe continentale.

Annoncée le mois dernier entre autres nouveautés, la ligne de la compagnie nationale marocaine entre Dakhla et l’aéroport de Paris-Orly sera inaugurée le 12 février 2021, avec deux vols par semaine opérées a priori en Boeing 737. Les départs de France sont programmés mardi et vendredi à 9h45 pour arriver à 14h45, les vols retour quittant Dakhla à 15h25 pour se poser à 19h45.

Royal Air Maroc sera en concurrence avec la low cost Transavia sur cette route que la filiale d’Air France avait lancée en octobre 2017. Elle relie déjà Dakhla à sa base de Casablanca, Agadir et Laayoune.

Grâce à cette nouvelle route aérienne lancée « en étroite collaboration avec l’Office National Marocain du Tourisme (ONMT) », la compagnie de l’alliance Oneworld « reliera, pour la première fois, le continent européen (à l’exception des Iles Canaries) à la ville de Dakhla, en moins de 4H30 de vol ». L’ONMT a selon un communiqué « choisi d’activer cette route avec Royal Air Maroc afin d’impliquer la compagnie nationale sur ce créneau touristique significatif pour la relance du secteur ». Avec des jours et des horaires de vol adaptés aux besoins des voyageurs, cette liaison permettra de « renforcer et faciliter la connexion entre la France, grand marché émetteur de touristes et Dakhla, destination touristique en vogue ».

Royal Air Maroc « a toujours accompagné le tourisme marocain. En ces temps de crise, il est nécessaire de travailler ensemble pour la relance de ce secteur stratégique pour notre pays », a déclaré son PFG Hamid Addou. La nouvelle ligne directe « permettra de faire profiter les visiteurs internationaux de la ville de Dakhla et de l’expérience Maroc dès l’embarquement à Paris », a-t-il ajouté.

©Boeing

 

Crash de Sriwijaya Air : identifications, indemnisations et NTSB

janvier 14, 2021 - 7:00am

Alors que les recherches ont été interrompues mercredi par le mauvais temps, quatre victimes du vol SJ182 ont désormais été identifiées parmi les 62 Indonésiens se trouvant à bord de l’avion de Sriwijaya Air qui s’est écrasé en mer de Java samedi dernier. Une première indemnisation a été versée à leurs familles, alors que des enquêteurs du NTSB américain sont en route pour l’Indonésie afin d’assister les autorités locales.

Après avoir permis de remonter à la surface l’enregistreur des données de vol (FDR) du Boeing 737-500 de la compagnie aérienne indonésienne, les opérations de recherche espéraient récupérer le 13 janvier 2021 la deuxième boite noire, l’enregistreur des conversations du cockpit (CVR). Mais la détérioration de la météo, avec des vagues de plus de 2 mètres, a interrompu les plongées vers  le milieu de la journée, d’autant que le vaisseau Baruna Jaya IV a commencé à faire un relevé du fonds marin dans la zone du crash à l’aide d’un robot sous-marin. Les plongeurs devaient reprendre ce jeudi leurs recherches du CVR mais aussi des restes humains et d’autres pièces de l’appareil.

La recherche aérienne s’étend désormais aux zones côtières de la chaîne des Mille-Îles « parce que les débris d’avions et les victimes peuvent être emportés par les courants marins », a déclaré ce matin le coordinateur de BASARNAS Rasman.

Les autorités ont identifiés trois personnes supplémentaires qui se trouvaient à bord en plus du steward de Sriwijaya Air Okki Bisma, dont une passagère de 50 ans et un pilote de la compagnie aérienne qui voyageait ce jour-là en cabine. La société d’assurance publique PT Jasa Raharja a annoncé avoir immédiatement versé à chacune des quatre familles 50 millions de roupies indonésiennes (environ 29.200 euros) au titre de compensations, comme l’exige la loi indonésienne.

Le KNKT, équivalent du BEA français, a diffusé hier des vidéos de la préparation du FDR en vue d’en extraire les données ; les premiers résultats pourraient être connus dès ce jeudi, donnant une première idée des circonstances de l’accident puisque les pilotes n’ont envoyé aucun signal de détresse.

[UPDATE 13 JANUARI 2021]

Proses pengunduhan salah satu black box pesawat Sriwijaya Air SJ182 berupa FDR (Flight Data Recorder) yang dilakukan oleh tim KNKT beserta penjelasan yang disampaikan oleh Capt. Nurcahyo Utomo selaku Ketua Sub Komite Investigasi Kecelakaan Penerbangan pic.twitter.com/BrZYbq1UAv

— Komite Nasional Keselamatan Transportasi (KNKT) (@KNKT_RI) January 13, 2021

Après la découverte de la première boite noire, le NTSB américain a confirmé qu’il enverra « un représentant accrédité des Etats-Unis » et trois autres enquêteurs à Jakarta pour participer à l’enquête. L’équipe « possède une expertise dans les opérations, la performance humaine, les structures et systèmes d’avion », et sera accompagnée de membres du personnel de la Federal Aviation Administration (FAA), du motoriste General Electric (GE) et bien sûr de Boeing, comme l’imposent les règles de l’OACI en cas d’accident aérien.

Rappelons que le 737-500 immatriculé PK-CLC était entré en service en mai 1994 chez Continental Airlines, avant de passer sous pavillon United Airlines en octobre 2010. Il avait rejoint la flotte de Sriwijaya Air en avril 2012, et a passé neuf mois cloués au sol en raison de la pandémie de Covid-19, avant d’être certifié apte à a voler en décembre. Avant d’opérer le vol SJ182 le 9 janvier 2021 entre Jakarta-Soekarno Hatta et l’aéroport de Pontianak dans l’île de Bornéo, l’avion avait effectué deux autres rotations samedi entre Jakarta et Pontaniak puis Pangkai Pinang, apparemment sans problème selon le PDG de Sriwijaya Air Jefferson Irwin Jauwena. La flotte de la compagnie indonésienne compte cinq autres 737-500, treize 737-800 et deux 737-900ER.

Ce crash en Indonésie fait suite à celui de Lion Air donc le 29 octobre 2018, qui avait fait 189 victimes et déclenché le début de la crise du Boeing 737 MAX, et à celui en 2015 du vol QZ8501 d’AirAsia (Airbus A320 disparu en mer, 162 morts) ; le pire accident dans l’histoire de l’Indonésie reste celui de Garuda Indonesia en septembre 1997, quand son A300 s’était écrasé sur une colline lors de son approche de l’aéroport de Medan (234 mort).

©BASARNAS

@Sriwijaya Air

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