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Mis à jour : il y a 2 heures 54 min

Canada : Air Transat remet son matériel de protection aux services sanitaires

il y a 4 heures 50 min

Ses avions cloués au sol depuis le 1er avril, Air Transat remet son matériel médical, destiné initialement à la protection de ses équipages, aux services sanitaires canadiens.

La compagnie canadienne a confié l’entièreté de son stock de matériel médical -7 260 masques N95, 36 800 masques chirurgicaux et 301 000 gants- au ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec.

« Maintenant que nos opérations de rapatriement sont terminées, il nous a paru tout naturel de faire don de nos équipements de protection inutilisés à ceux qui en ont le plus besoin, c’est-à-dire les services de santé, indique Jean-François Lemay, président-directeur général d’Air Transat. C’est grâce à la contribution de tous que nous viendrons à bout de cette terrible crise. »

©Air Transat

Airbus envisage de réduire de moitié sa production d’A320

il y a 6 heures 49 min

Airbus envisage de réduire drastiquement la production de ses monocouloirs de la famille A320 en raison des problèmes d’approvisionnement et de livraison dus à la crise du nouveau coronavirus, rapporte l’agence reuters, citant des sources proches du dossier.

L’avionneur européen pourrait devoir réduire de moitié sa production mensuelle des différents types d’A320, qui s’établit actuellement à 60 appareils, pendant un ou deux trimestres afin d’éviter une surabondance d’avions non livrés. Les fournisseurs ont été invités à réduire de 40% les livraisons de composants afin de parvenir à un taux d’approvisionnement compatible avec la production de 36 appareils par mois à court terme, a précisé l’une des sources.

Sans démentir l’information, Airbus a déclaré hier dans un communiqué qu’il « suivait de très près l’évolution de la situation liée au Covid-19 à travers le monde et qu’il est en discussion permanente avec ses clients, fournisseurs et partenaires institutionnels. Airbus mène actuellement le processus d’analyse des conséquences de la pandémie sur son activité et les mesures potentielles d’atténuation qui pourraient être mises en place« .

« Le groupe ne fournira pas d’autres commentaires à ce stade », peut-on lire dans le communiqué. Selon l’agence Reuters, une décision définitive devrait être prise avant l’assemblée générale des actionnaires prévue mi-avril.

@Airbus

Avolon annule 75 Boeing 737 MAX et quatre Airbus A330

il y a 7 heures 49 min

La société de leasing irlandaise Avolon a annoncé hier l’annulation d’une commande de 75 Boeing 737 MAX (55 737 MAX 8 et 20 MAX 10) et de quatre Airbus A330neo.

Les 737 MAX devaient être livrés d’ici 2023. Avolon maintient toutefois une commande de 16 autres 737 MAX dont les livraisons sont repoussées à 2024 et au-delà. En plus de l’annulation des quatre Airbus A330neo qui devaient être livrés en 2021, le loueur d’avions a par ailleurs repoussé la livraison de neuf monocouloirs A320 de 2020-2021 à 2027 et après.

L’avionneur Boeing a confirmé l’annulation, précisant c’est le fruit d’un accord mutuel à la suite de discussions engagées avec Avolon et intégrant aussi l’interdiction de vol qui frappe les 737 MAX après deux catastrophes aériens, qui ont fait au total 346 morts en octobre 2018 et mars 2019. Le contrat avait été signé en 2017 et engageait Avolon à acheter 75 Boeing 737 MAX avec une option sur 20 appareils supplémentaires pour un montant approchant les 11 milliards de dollars au prix catalogue.

Bien entendu, la crise du coronavirus a accéléré la décision d’Avolon d’annuler la commande. Dans un communiqué, son directeur général, Domhnal Slattery, souligne que la pandémie a ouvert « la période la plus éprouvante dans l’histoire de l’aviation commerciale« . Conséquence de ces modifications, les engagements d’Avolon sur la période 2020-2023 passent de 284 à 165 appareils.

@Boeing

 

Covid-19 : le trafic s’effondrait déjà en février selon l’IATA

avril 3, 2020 - 1:00pm

L’Association du transport aérien international (IATA) a publié ses statistiques sur le trafic mondial de passagers pour le mois de février 2020, qui indiquent que la demande (mesurée en kilomètres-passagers payants, RPK) a chuté de 14,1% par rapport à février 2019. C’est la baisse de trafic la plus abrupte depuis les attentats du 11 septembre 2001, et cela reflète l’effondrement du trafic intérieur en Chine et la forte diminution de la demande internationale vers et en provenance de la région Asie-Pacifique. Le tout attribué à la propagation du coronavirus et aux restrictions de voyage imposées par les gouvernements.

La capacité en février (mesurée en sièges-kilomètres offerts, SKO) a diminué de 8,7% alors que les compagnies aériennes s’efforçaient de réduire leur capacité pour s’ajuster à l’effondrement de la demande. Le coefficient d’occupation des sièges a perdu 4,8 points de pourcentage pour s’établir à 75,9%, précise un communiqué de l’IATA. « Les compagnies aériennes ont reçu un coup de massue en février, sous la forme de la COVID-19. Les frontières ont été fermées dans un effort de stopper la propagation du virus. Et l’impact sur l’aviation est tel que les compagnies aériennes ne peuvent pas faire grand-chose, sauf réduire les coûts et prendre des mesures d’urgence pour survivre à ces circonstances extraordinaires. La baisse de 14,1 % de la demande mondiale est grave, mais pour les transporteurs d’Asie-Pacifique, c’est une chute de 41 %. Et les choses n’ont fait qu’empirer. Sans aucun doute, il s’agit de la pire crise de l’histoire de l’aviation », a déclaré Alexandre de Juniac, directeur général et chef de la direction de l’IATA.

  % du marché RPK SKO Occupation MARCHÉ TOTAL  100,0 %  -14,1 %  -8,7 %  75,9 % Afrique  2,1 %  -0,7 %  5,1 %  66,8 % Asie-Pacifique  34,7 %  -41,3 %  -28,2 %  67,8 % Europe  26,8 %  0,7 %  1,2 %  81,3 % Amérique latine  5,1 %  3,1 %  3,5 %  81,2 % Moyen-Orient  9,0 %  1,7 %  1,5 %  72,5 % Amérique du Nord  22,2 %  5,5 %  4,7 %  81,1 %

Marchés de passagers internationaux

Le trafic de passagers internationaux en février 2020 a chuté de 10,1% par rapport à février 2019, ce qui constitue le pire résultat depuis l’épidémie de SRAS de 2003, et un renversement par rapport à la croissance de trafic de 2,6% enregistrée en janvier. L’Europe et le Moyen-Orient sont les seules régions à afficher une hausse de trafic en glissement annuel. La capacité a diminué de 5,0% et le coefficient d’occupation des sièges a chuté de 4,2 points de pourcentage pour s’établir à 75,3%.

Les transporteurs d’Europe affichent pour février une demande pratiquement inchangée par rapport à l’année précédente (+0,2%). C’est la plus faible performance de la région en une décennie. Le ralentissement s’est manifesté sur les routes vers et en provenance d’Asie, où le taux de croissance a diminué de 25 points de pourcentage en février, comparativement à janvier. La demande dans le marché européen a été solide, malgré certaines interruptions de vols sur les routes vers et en provenance d’Italie. Toutefois, les données de mars vont refléter l’impact de la propagation du virus et des perturbations des voyages en Europe. La capacité a augmenté de 0,7% en février et le coefficient d’occupation a perdu 0,4 point de pourcentage pour s’établir à 82,0%, le taux le plus élevé parmi toutes les régions.

Les transporteurs d’Afrique ont vu le trafic diminuer de 1,1% en février, après une hausse de 5,6% en janvier. C’est le plus faible résultat depuis 2015. Le déclin est attribuable à une chute en glissement annuel d’environ 35% du trafic entre l’Afrique et l’Asie. Cependant, la capacité a augmenté de 4,8% et le coefficient d’occupation a chuté de 3,9 points de pourcentage pour s’établir à 65,7%, soit le taux le plus faible parmi toutes les régions.

Les transporteurs d’Amérique du Nord ont enregistré en février une baisse de trafic de 2,8%, inversant le gain de 2,9% observé en janvier, alors que les restrictions visant les entrées internationales se sont fait sentir dans la région et que les volumes de passagers sur les routes entre l’Asie et l’Amérique du Nord ont plongé de 30%. La capacité a diminué de 1,5% et le coefficient d’occupation a perdu 1,0 point de pourcentage pour s’établir à 77,7%.

Les transporteurs du Moyen-Orient affichent une hausse de trafic de 1,6% en février, soit un ralentissement par rapport à la croissance de 5,3% en glissement annuel observée en janvier, en raison principalement du ralentissement sur les routes entre le Moyen-Orient et l’Asie-Pacifique. La capacité a augmenté de 1,3% et le coefficient d’occupation des sièges a gagné 0,2 point de pourcentage pour s’établir à 72,6%.

Les transporteurs d’Asie-Pacifique ont enregistré en février une chute de trafic de 30,4%, comparativement à la même période l’an dernier, renversant brutalement le gain de 3,0% observé en janvier. La capacité a diminué de 16,9% et le coefficient d’occupation s’est effondré, s’établissant à 67,9%, une perte de 13,2 points de pourcentage comparativement à février 2019.

Les transporteurs d’Amérique latine ont subi une baisse de trafic de 0,4% en février, comparativement à février 2019. Il s’agit en fait d’une amélioration par rapport au déclin de 3,5% enregistré en janvier. Toutefois, la propagation du virus et les restrictions de voyage qui en découlent seront visibles dans les résultats de mars. La capacité a aussi diminué de 0,4% et le coefficient d’occupation des sièges était inchangé par rapport à février 2019, soit 81,3%.

Marchés de passagers intérieurs

Le trafic intérieur global a chuté de 20,9% en février, par rapport à février 2019, en raison de l’effondrement du marché intérieur chinois, par suite du confinement imposé par le gouvernement. La capacité intérieure a diminué de 15,1% et le coefficient d’occupation des sièges a perdu 5,6 points de pourcentage pour s’établir à 77,0%.

@ADP

Thai Airways : tous les employés au chômage partiel ?

avril 3, 2020 - 12:00pm

Face à la pandémie de coronavirus, la compagnie aérienne Thai Airways a suspendu tous ses vols pour deux mois, et demande à l’ensemble de ses effectifs de prendre des congés durant cette période, avec réduction de salaire à la clé.

Déjà réduit à la portion congrue depuis le 25 mars (son dernier vol régulier depuis Paris-CDG, en Airbus A380, a décollé mardi),  le programme de vols de la compagnie nationale de Thaïlande ne redémarrera pas avant le 1er juin 2020 ; et il s’agit d’une date « optimiste », a précisé un de ses dirigeants. Le président par intérim de Thai Airways Chakkrit Parapuntakul a précisé qu’à partir de samedi, « tous les employés » resteront chez eux et subiront des réductions de salaires de 10% pour ceux qui gagnent moins de 20.000 bahts par mois (560 euros) à 40% pour ceux touchant 100.000 bahts ou plus par mois. A la direction, les baisses s’échelonneront de 40% à 50% selon les postes. Les employés peuvent aussi « refuser l’argent ou demander une paie moins importante », a précisé Thai Airways.

Selon une source du Bangkok Post, Thai Airways serait en négociation avec le gouvernement pour obtenir une recapitalisation à hauteur de 80 milliards de bahts (224 millions d’euros) ; elle disposerait actuellement de « suffisamment de liquidités » pour tenir justement deux mois.

La compagnie de Star Alliance n’est pas la seule à subir les effets de la pandémie, qui avait fait jeudi 19 morts et 1978 cas de contamination en Thaïlande (un couvre-feu de 22h00 à 5h00 est en vigueur dans tout le pays à partir de ce vendredi soir). Sa filiale régionale Thai Smile et Bangkok Airways, tout comme les low cost Thai AirAsia, Thai AirAsia X, Thai Lion Air, Nok Air, Nok Scoot et Thai VietJet Air, ont suspendu leurs vols jusqu’à la fin avril au plus tôt.

Les scénarios les plus pessimistes prédisent déjà une perte globale de 2 milliards d’euros pour les transporteurs du pays, dont 90% pour la seule compagnie nationale. En octobre dernier, le dirigeant de cette dernière estimait qu’elle était déjà « en danger de mort », ayant subi au premier semestre une perte nette de 191 millions d’euros ; la perte cumulée de Thai Airways atteignait alors 8,3 milliards d’euros.

Air Canada rapatrie toujours, y compris depuis Alger

avril 3, 2020 - 11:00am

Face à la pandémie de Covid-19, la compagnie aérienne Air Canada a annoncé la mise en place de quatre vols spéciaux pour rapatrier les Canadiens, au départ d’Alger et de Lima ainsi que pour la première fois depuis Buenos Aires et Bogota.

En collaboration avec le gouvernement du Canada, la compagnie nationale canadienne exploitera ses premiers vols spéciaux au départ des aéroports de Bogotá en Colombie et de Buenos Aires en Argentine. Tous les vols « sont exploités conformément aux exigences de santé et de sécurité du gouvernement du Canada imposées aux voyageurs aériens entrant au pays », précise air Canada qui a également prévus d’autres vols au départ d’Alger en Algérie et de Lima au Pérou au cours des prochains jours :

Alger : L’exploitation d’un vol spécial supplémentaire d’Air Canada est prévue le 4 avril 2020.

Bogotá : L’exploitation d’un vol spécial d’Air Canada est prévue le 3 avril 2020.

Buenos Aires : L’exploitation d’un vol spécial d’Air Canada est prévue le 5 avril 2020.

Lima : L’exploitation de vols spéciaux supplémentaires d’Air Canada est prévue le 2 et le 4 avril 2020.

Les Canadiens à l’étranger doivent s’inscrire auprès d’Affaires mondiales Canada pour réserver leur place. Si vous avez besoin d’une aide d’urgence, vous êtes invités à écrire à sos@international.gc.ca.

Depuis le 21 mars, Air Canada a exploité 13 vols spéciaux en collaboration avec le gouvernement du Canada afin de rapatrier des Canadiens. Vers le Maroc les 21, 23 et 25 mars, vers le Pérou les 24, 26 et 27 mars et 1er avril, vers l’Équateur les 25, 27, 29 et 31 mars, et vers l’Espagne le 25 mars. Air Canada aura « rapatrié environ 8000 passagers entre le 1er et le 3 avril par 113 vols au départ de l’Asie, de l’Europe, des Caraïbes, de l’Amérique du Sud et des Etats-Unis », précise son communiqué. Durant la seule journée de jeudi, elle a ramené 2500 clients.

Air Canada poursuit son exploitation au moyen d’un réseau « réduit conformément aux restrictions imposées par les gouvernements partout dans le monde ». Ses activités demeurent axées sur le rapatriement des Canadiens, mais elle diminuera ses effectifs de 85 à 90% au deuxième trimestre.

Pratiquons la distanciation physique. Pour limiter la propagation de la COVID-19, nous réattribuons les places et ajoutons des marqueurs aux deux mètres dans la zone d’enregistrement. De plus, nous annulons les frais de modification de vol, au besoin. https://t.co/lfkQVEPrDi pic.twitter.com/qhO9TBtM1k

— Air Canada (@AirCanada) April 3, 2020

©Air Canada

Lufthansa : aide d’état et rapatriements

avril 3, 2020 - 10:00am

La compagnie aérienne Lufthansa discuterait avec le gouvernement d’une aide de plusieurs milliards de dollars, et prolonge jusqu’au mois prochain les vols de rapatriement pour les passagers coincés par la pandémie de Covid-19.

Lors de la présentation des résultats annuels le mois dernier, le président du groupe allemand Carsten Spohr expliquait que la pandémie de coronavirus a plongé « l’ensemble de l’économie mondiale et notre entreprise dans un état d’urgence sans précédent », et ajoutait que plus cette crise dure, « plus il est probable que l’avenir de l’aviation ne pourra être garanti sans aide publique ». Cela semble être désormais le cas selon l’agence Reuters, dont les sources affirment que des discussions sont en cours avec le gouvernement sur une aide de plusieurs milliards d’euros. Un banquier avance même un montant similaire à celui demandé aux Etats-Unis par American Airlines – l’équivalent de 11 milliards d’euros).

L’agence estime qu’une prise de participation de l’Etat « est également possible ». Un porte-parole du groupe a sans plus de détail expliqué que Lufthansa est « en contact étroit avec le gouvernement pour garantir notre liquidité ». Le groupe a d’autre part confirmé jeudi qu’il « a inscrit ou compte inscrire » 87.000 de ses 135.000 salariés à des dispositifs de chômage partiel, dans tous les pays où il opère.

Côté opérations, en raison de la persistance des restrictions de voyage, Lufthansa a décidé de prolonger son programme de vols de rapatriement, qui devait initialement se dérouler jusqu’au 19 avril, jusqu’au 3 mai. Cela signifie également que tous les vols restants de l’horaire initial entre le 25 avril et le 3 mai seront annulés ; les vols programmés jusqu’au 24 avril ont d’ores et déjà été annulés. Lufthansa « continuera donc à offrir un service pour répondre aux besoins urgents ». Au total, 18 vols long-courriers hebdomadaires sont prévus par Lufthansa : trois fois par semaine chacun, de Francfort à Newark et Chicago (tous deux aux États-Unis), Montréal (Canada), Sao Paulo (Brésil), Bangkok (Thaïlande) et Tokyo (Japon). Les vols à destination de Johannesburg (Afrique du Sud) ont dû être interrompus avant le 16 avril en raison de la réglementation officielle. En outre, la compagnie aérienne propose toujours « une cinquantaine de liaisons quotidiennes depuis ses hubs de Francfort et de Munich vers les villes les plus importantes d’Allemagne et d’Europe ». À l’avenir, SWISS proposera également trois vols long-courriers hebdomadaires à destination de Newark (États-Unis) au départ de Zurich et de Genève, en plus d’un horaire court et moyen-courrier « sensiblement réduit, axé sur certaines villes européennes ».

En plus des vols réguliers, les compagnies aériennes de Lufthansa Group – Lufthansa, Austrian Airlines (qui ne recommencera les opérations régulières que le 3 mai), SWISS, Brussels Airlines, Eurowings et Edelweiss – ont effectué plus de 300 vols spéciaux depuis le 13 mars, ramenant quelque 60.000 vacanciers dans leurs pays d’origine, l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse et la Belgique. Environ 45 autres vols sont déjà en préparation ; les clients « sont et ont été des voyagistes, des compagnies de croisière et des gouvernements ».

Les passagers dont les vols ont été annulés ou qui n’ont pas pu prendre leur vol peuvent conserver leur réservation et ne doivent pas s’engager à une nouvelle date de vol pour le moment. Le billet et la valeur du billet restent inchangés et peuvent être convertis en un bon pour une nouvelle réservation avec une date de départ jusqu’au 30 avril 2021 inclus. La conversion en bon est possible en ligne sur les sites web des compagnies aériennes. Les clients qui choisissent une nouvelle date de voyage jusqu’au 31 décembre 2020 inclus bénéficieront également d’une réduction de 50 euros sur chaque nouvelle réservation.

En plus des vols réguliers de fret, Lufthansa Group a déjà effectué 22 vols spéciaux de fret pur avec des fournitures de secours à bord. Trente-quatre autres vols cargo spéciaux sont déjà prévus.

©Lufthansa Group

Covid-19 : LATAM réduit la voilure de 95% en avril

avril 3, 2020 - 9:00am

Les compagnies aériennes du groupe LATAM Airlines n’opèrent en ce mois d’avril que 5% des vols programmés en temps normal, pandémie de coronavirus oblige. Comme prévu, Roberto Alves a été nommé nouveau CEO.

LATAM Airlines Group S.A. et ses filiales (« LATAM ») ont annoncé le 2 avril 2020 une réduction de 95% de leurs activités pour le mois en cours, « compte tenu des fermetures de frontières et de la baisse de la demande » due à la pandémie du coronavirus. Ces mesures sont susceptibles d’évoluer en fonction de la demande et des restrictions de voyage imposées par différents pays, précise le communiqué du groupe sud-américain.

Vols internationaux :

LATAM Airlines Group n’exploitera pas de vols à destination ou en provenance de l’Europe au cours du mois d’avril. Des fréquences limitées sont prévues entre Santiago du Chili et São Paulo-Guarulhos, de Santiago à Miami et Los Angeles, ainsi qu’entre São Paulo et Miami et New York.

Vols domestiques :

Au Brésil, LATAM Airlines Brazil continuera de desservir 39 destinations avec des fréquences réduites, reliant ses hubs de São Paulo (Guarulhos et Congonhas), Brasília et Fortaleza. Au Chili, le groupe maintiendra des fréquences réduites sur 13 de ses 16 destinations, suspendant temporairement les vols vers Rapa Nui, Castro et Osorno.

Les activités des filiales de LATAM au Pérou, en Argentine, en Colombie et en Équateur restent suspendues « en raison des restrictions imposées par les gouvernements nationaux ».

Opérations de fret :

L’exploitation des filiales de fret de LATAM « n’a pas été limitée de la même façon » par les fermetures de frontières et les restrictions de voyage. Pour soutenir les importations, les exportations et le transport de biens de première nécessité en Amérique latine, LATAM Airlines Group augmente de plus de 15% la capacité de sa flotte de fret (en TKO – Tonnes Kilomètres Offertes). Cela comprend une augmentation de 21 à 26 vols hebdomadaires entre l’Amérique du Sud et les Etats-Unis ; une augmentation de 20 % des opérations de fret entre l’Amérique du Sud et l’Europe ; et l’exploitation d’aéronefs de passagers pour certains services de fret seulement

Côté gouvernance, Roberto Alvo assume le rôle de CEO de LATAM Airlines Group depuis le 1er avril 2020. Il fait partie du groupe depuis 19 ans, occupant des postes de direction dans des domaines comme le transport international de passagers, le fret, la flotte, la planification et le développement, les finances et, plus récemment, le rôle de Directeur Commercial. Roberto Alvo est titulaire d’un diplôme de génie civil de l’Universidad Católica du Chili et d’un MBA de l’IMD à Lausanne, en Suisse.

De plus, l’ancien CEO Enrique Cueto, devient membre du Conseil d’Administration de LATAM Airlines Group, en remplacement de Juan José Cueto qui a quitté ses fonctions le 1er avril. Un nouveau Conseil d’Administration doit être constitué lors de la prochaine assemblée ordinaire des actionnaires de la société.

LATAM Airlines est le premier groupe aérien d’Amérique latine et l’un des plus grands réseaux de lignes au monde. Il dessert 143 destinations dans 25 pays, dont six marchés domestiques en Amérique latine – l’Argentine, le Brésil, le Chili, la Colombie, l’Équateur et le Pérou – et de nombreuses connections à l’international : en Amérique latine, en Europe, aux États-Unis, dans les Caraïbes, en Océanie, en Afrique et en Asie. Le groupe emploie plus de 42 000 personnes dans le monde, opérant environ 1400 vols par jour et transportant 74 millions de passagers par an.

©Airbus

Boeing: départs volontaires, fermeture à Philadelphie

avril 3, 2020 - 8:00am

Face à la pandémie de Covid-19, Boeing s’est résolu à lancer un plan de départs volontaires afin de réduire le besoin « d’autres actions » dans l’emploi. Après les avions commerciaux dans l’Etat de Washington, ce sont ses activités de défense en Pennsylvanie qui sont suspendues pour deux semaines.

Afin de « répondre aux conditions de marché actuelles », le patron de Boeing Dave Calhoun a annoncé le 2 avril 2020 aux employés un plan de départs volontaires (VLO, Voluntary Lay Off), qui permettra aux « employés éligibles » souhaitant quitter l’entreprise de le faire « avec une rémunération et des avantages sociaux », ainsi qu’une couverture santé pendant un certain temps. Cette décision vise à « réduire le besoin d’autres actions sur la main-d’œuvre », a précisé le dirigeant, Boeing devant « s’adapter à la nouvelle réalité » par le biais des départs naturels mais aussi « d’actions de volontariat dans la mesure où nous pouvons le faire de manière responsable ». Aucun chiffre n’a été fourni sur le nombre d’employés visé, mais le plan devrait être lancé dans trois ou quatre semaines. Boeing va « bien sûr » continuer à recruter dans certains domaines « pour nous assurer que nous sommes en mesure de respecter nos engagements clients maintenant et à l’avenir », a ajouté le dirigeant dans un communiqué. Mais ces activités continueront de s’adapter à la taille et aux besoins changeants des marchés, Dave Calhoun promettant d’être « très transparents » avec les salariés : 

Nous sommes dans des eaux inconnues. Nous prenons des mesures – y compris l’offre de ce plan VLO – sur la base de ce que nous savons aujourd’hui. Elles nous mèneront à la reprise tant que nous ne serons pas confrontés à des défis plus inattendus. Je ne peux pas prédire avec certitude ce que les prochains mois vont apporter, mais je peux m’engager à être honnête sur ce qui se passe et à faire tout ce que nous pouvons pour protéger nos employés et nos activités pendant cette crise.

Boeing, qui avait réclamé des milliards de dollars d’aide du gouvernement pour le secteur aéronautique, entend continuer d’offrir des programmes d’avions commerciaux, de défense, dans le spatial et les services, et « de conduire la remise en service en toute sécurité du 737 MAX ». Le constructeur fait également « tout son possible » pour protéger l’avenir de l’entreprise, en continuant à servir les clients commerciaux et de services « même si leurs propres entreprises ralentissent », rappelle Dave Calhoun. Cela signifie « travailler dur pour respecter les engagements envers nos clients de la défense et de l’espace », mais aussi « maintenir la stabilité de la chaîne d’approvisionnement afin que nous soyons prêts à accélérer à nouveau lorsque la pandémie sera terminée ».

©Boeing

Après avoir complètement arrêté la production à Seattle, Boeing a annoncé hier une suspension temporaire à partir de ce vendredi soir des opérations dans la région de Philadelphie : ses installations de Ridley Township, en Pennsylvanie, produisent des hélicoptères et avions hybrides militaires dont le H-47 Chinook, le V-22 Osprey et le MH-139A Grey Wolf. Des travaux de défense et des services commerciaux et des activités de conception technique sont également effectués sur le site. Cette action « vise à assurer le bien-être des employés, de leurs familles et des communautés locales, et comprendra un arrêt ordonné conforme aux exigences des clients de la défense américaine et mondiale », précise son communiqué.

La suspension des opérations durera deux semaines, avec un retour au travail le 20 avril. Pendant la suspension, Boeing « continuera de surveiller les orientations et les actions du gouvernement sur le COVID-19 et les impacts associés sur les opérations de l’entreprise », mènera des activités de nettoyage en profondeur supplémentaires dans les bâtiments du site et établira des critères rigoureux de retour au travail. Les employés de la région de Philadelphie qui peuvent travailler à domicile continueront de le faire. Ceux qui ne peuvent pas travailler à distance recevront un congé payé pour les 10 jours ouvrables – « le double de la politique normale de l’entreprise », précise Boeing.

©Boeing

Coronavirus : Emirates et Etihad redécollent – lentement

avril 3, 2020 - 7:30am

Les compagnies aériennes Emirates Airlines et Etihad Airways annoncent pour ce weekend une reprise progressive de leurs opérations uniquement pour les passagers sortant, avec pour la première cinq destinations européennes dont Paris et Bruxelles et pour la seconde sept routes principalement vers l’Asie-Pacifique.

Les Emirats Arabes Unis ont un peu relaxé les restrictions de voyage imposées face à la pandémie de Covid-19, autorisant les deux transporteurs à redémarrer les vols à compter du 5 avril 2020. Depuis l’aéroport de Dubaï (au Terminal 2 jusqu’à nouvel ordre), Emirates Airlines annonce à partir de lundi la mise en place de vols vers cinq aéroports européens, tous opérés en Boeing 777-300ER (42 places en classe affaires, 386 en Economie) et réservés initialement aux passagers quittant les EAU. Paris-CDG sera desservie selon Airlineroute à compter du 8 avril les mercredi, vendredi et dimanche, avec départ à 10h10 (arrivée à 15h20) et retour de France à vide donc à 17h20 (arrivée le lendemain à 2h05). Bruxelles-Zaventem aura également droit à trois rotations hebdomadaires à compter du 7 avril (départ mardi, jeudi et samedi à 10h10),  tout comme Zurich-Kloten à la même date et les mêmes jours (départ à 10h40).

Londres-Heathrow sera un peu mieux desservie par Emirates, avec à partir du 7 avril des vols mardi, jeudi, vendredi et dimanche (départ à 9h40), tandis que l’aéroport de Francfort sera desservi mardi, jeudi et samedi également à compter du 7 avril (départ à 10h40). Ces cinq routes d’Emirates Airlines n’étaient au moment de la rédaction disponibles que jusqu’au 19 avril, et donc inaccessibles à la réservation au départ du Vieux continent. Emirates transportera également selon son communiqué du fret en soute dans les deux sens, « soutenant ainsi le commerce et les communautés dans le transport des biens essentiels ». Une reprise plus ample des vols est espérée pour le 1er mai pour la compagnie qui avait cloué au sol la majorité de sa flotte.

Selon le président du groupe Emirates Cheikh Ahmed bin Saeed Al Maktoum, ces premiers services passagers « bien que limités aux voyageurs qui satisfont aux conditions d’entrée fixées par les pays de destination, seront accueillis par nos clients qui souhaitent rentrer chez eux, dans leurs pays et leurs familles. Nous tenons à remercier le gouvernement des EAU et tous nos partenaires pour leur soutien afin d’assurer le bon fonctionnement de nos vols ». Il a ajouté : « bien que nous espérons reprendre les opérations complètes dès que possible, nous reconnaissons les défis auxquels sont confrontées de nombreuses villes face à l’épidémie de COVID-19. Notre réseau ne peut être restauré qu’avec l’assouplissement des restrictions de voyage, et nous maintenons un contact étroit avec toutes les autorités pour les dernières mises à jour. Nous travaillons en étroite collaboration avec les autorités pour reprendre nos services, en gardant à l’esprit la sécurité et le bien-être de notre équipage et de nos clients à chaque étape du voyage. Nous examinons continuellement la situation et annoncerons tout service supplémentaire dès qu’il sera disponible ».

Emirates has received approval from UAE authorities to start flying a limited number of passenger flights. From 06 April, these flights will initially carry travellers outbound from the UAE. Details will be announced soon. 1/2 pic.twitter.com/fnhLxQanIM

— HH Sheikh Ahmed bin Saeed Al Maktoum (@HHAhmedBinSaeed) April 2, 2020

Etihad Airways, la compagnie nationale émiratie basée à Abou Dhabi, n’a pas précisé de dates ou de nombres de vols pour la reprise de ses opérations, a priori dès le dimanche le 5 avril, mais elle ne sera pas en concurrence avec sa rivale : Seoul-Incheon en Corée du Sud sera la première destination desservie, suivie par « d’autres dont » Melbourne en Australie, Singapour, Manille aux Philippines, Bangkok en Thaïlande, Jakarta en Indonésie – et Amsterdam aux Pays-Bas. Etihad a déclaré hier soir que ces vols restaient soumis à l’approbation du gouvernement, mais qu’ils seront disponibles à la réservation en ligne (dans un seul sens également).

La compagnie, qui avait suspendu ses opérations le 25 mars, a rappelé avoir effectué depuis plusieurs vols spéciaux ces dernières semaines, pour les rapatriements mais aussi dans le cadre du programme de sécurité alimentaire des EUA, en particulier vers (et dans certains cas depuis) les Etats-Unis, l’Australie ou le Sri Lanka.

We have partnered with Emirates Red Crescent (ERC) to help prevent the spread of COVID-19 amongst refugee communities in the Middle East. Donate your Etihad Guest Miles to make a difference: https://t.co/HTmBhaY51g pic.twitter.com/AmVG6M5riy

— Etihad Airways (@etihad) March 31, 2020

©Etihad Airways

En images : la chute du trafic aérien en France et dans le monde

avril 3, 2020 - 7:00am

Si les chiffres ne sont pas encore officiels, la dégringolade du trafic aérien dans le monde en raison de la pandémie de Covid-19 s’illustre déjà en images. Une étude indique que les capacités des compagnies aériennes internationales sont cette semaine en recul de 77%.

La pandémie du nouveau coronavirus a fait plus de 50.000 morts à travers le monde, avec plus de 989.000 cas de contamination recensés dont 542.000 en Europe. Selon Eamonn Brennan d’Eurocontrol, l’espace aérien français n’a enregistré durant la journée du 1er avril 2020 que 783 vols, soit 91% de moins que le même jour en 2019. Il a publié sur les réseaux sociaux « une vue rapprochée offrant un aperçu concret de la situation » :

#COVID19 Seulement 783 vols hier dans l'espace aérien français – 91% de moins qu'en 2019, le même jour. Voici une vue rapprochée offrant un aperçu concret de la situation #DSNA #DGAC @Ecologie_Gouv @Transport_EU @airfrance @easyJet @GroupeADP @ECACceac @A4Europe @IATA @eraaorg pic.twitter.com/PiTGsnBs44

— Eamonn Brennan (@eurocontrolDG) April 2, 2020

Le seul aéroport parisien accueillant encore des vols commerciaux, Roissy-Charles de Gaulle, n’enregistre plus de son côté qu’une trentaine de rotations quotidiennes, assurées par 17 compagnies aériennes au premier rang desquelles Air France (10% de son programme de vol habituel, vers sept destinations françaises et 24 internationales). CDG a temporairement fermé les terminaux 1, 3, 2C, 2D et 2G ; « si vous avez un vol assuré par Air France et autres compagnies membres de l’alliance Skyteam, votre vol sera opéré depuis le Terminal 2F et le Terminal 2E. Pour les autres compagnies aériennes, votre vol sera opéré depuis le Terminal 2A ». Rappelons que l’aéroport de Paris-Orly étant fermé depuis le 31 mars, l’ensemble des vols sont transférés vers Roissy.

Autre image parlante, celle diffusée par Flightradar24 sur la moyenne des vols opérés dans le monde durant sept jours en mars 2016, 2017, 2018 et 2019 – montrant une progression régulière d’une année sur l’autre – et en mars 2020 :

Tracking March’s historic drop in air traffic.https://t.co/fX97HeTJmz pic.twitter.com/rqppQuRz28

— Flightradar24 (@flightradar24) April 2, 2020

Selon une étude de ForwardKeys, la semaine du 30 mars au 5 avril 2020 est marquée par une capacité en sièges des compagnies aériennes internationales tombée « à seulement 23% de ce qu’elle était la première semaine d’avril de l’année dernière ». Seuls 10 millions de sièges étaient encore en service, pour faciliter les déplacements essentiels, contre 44,2 millions il y a un an. Sur le premier trimestre de l’année, la capacité est en baisse de 9,4% par rapport au T1 2019 : 482 millions de sièges étaient en service au T1 2020, contre 532 millions au T1 2019. Début janvier, la capacité était en légère augmentation par rapport à l’année dernière ; « cependant, elle a commencé à baisser au cours de la dernière semaine de janvier, lorsque le gouvernement chinois a annoncé des restrictions sur les voyages à l’étranger. Depuis lors et jusqu’à la mi-mars, la capacité aérienne a considérablement diminué, puis est tombée précipitamment à la fin du mois ».

Les dix principales compagnies aériennes encore en activité au cours de cette semaine sont d’après ForwardKeys : KLM, avec 800 000 sièges encore en service, Qatar Airways, avec près de 500 000 sièges en service et Ryanair avec 400 000. Elles sont suivies par Delta Air Lines, Air France, American Airlines, British Airways, Wizz Air, Cathay Pacific et la low cost Jeju Air en Corée du Sud. Cette image « va bientôt changer, car Ryanair a récemment annoncé que la quasi-totalité de sa flotte serait immobilisée en raison de la pandémie de COVID19 ».

©ForwardKeys

Air Austral : le programme jusqu’au 19 avril

avril 3, 2020 - 6:30am

La compagnie aérienne Air Austral n’opèrera que deux vols par semaine entre La Réunion et Paris d’ici le 19 avril, le reste de ses opérations étant suspendu face à la pandémie de Covid-19.

Au regard du renforcement des restrictions de voyages « édictées par le gouvernement pour limiter encore les risques de propagation dans le cadre de l’évolution de l’épidémie de Coronavirus », Air Austral se conforme aux dernières décisions annoncées par les autorités de l’État et adapte en conséquence son activité : elle explique dans un communiqué être « autorisée à maintenir seulement deux vols entre Paris et La Réunion, et ce pour répondre aux besoins de transport et de déplacements strictement nécessaires et fondamentaux sous contrôle des autorités de l’État ». Son programme de vols du 6 au 19 avril 2020 inclus entre les aéroports de Saint Denis-Roland Garros et Paris-CDG est donc le suivant :

Programme des vols de la semaine du 6 au 12 avril :

Réunion-Paris :

    Vol UU975 du mardi 7 avril 2020, décollage de Saint-Denis de La Réunion à 20h15 heure locale, arrivée prévue à Paris CDG à 05h30 heure locale

    Vol UU975 du samedi 11 avril 2020, décollage de Saint-Denis de La Réunion à 20h15 heure locale, arrivée prévue à Paris CDG à 05h30 heure locale

Paris-Réunion :

    Vol UU974 du mercredi 8 avril 2020, décollage de Paris CDG à 22h15 heure locale, arrivée prévue à Saint-Denis de La Réunion à 11h10 heure locale

    Vol UU974 du dimanche 12 avril 2020, décollage de Paris CDG à 22h15 heure locale, arrivée prévue à Saint-Denis de La Réunion à 11h10 heure locale

Programme des vols de la semaine du 13 au 19 avril :

Réunion-Paris :

    Vol UU975 du mardi 14 avril 2020, décollage de Saint-Denis de La Réunion à 20h15 heure locale, arrivée prévue à Paris CDG à 05h30 heure locale

    Vol UU975 du vendredi 17 avril 2020, décollage de Saint-Denis de La Réunion à 20h15 heure locale, arrivée prévue à Paris CDG à 05h30 heure locale

Paris-Réunion :

    Vol UU974 du mercredi 15 avril 2020, décollage de Paris CDG à 22h15 heure locale, arrivée prévue à Saint-Denis de La Réunion à 11h10 heure locale

    Vol UU974 du samedi 18 avril 2020, décollage de Paris CDG à 22h15 heure locale, arrivée prévue à Saint-Denis de La Réunion à 11h10 heure locale

Air Austral rappelle par ailleurs à ses passagers que sur demande du gouvernement, « seuls les déplacements répondant à l’un des 3 critères seront autorisés : déplacement pour motif familial impérieux, déplacement pour motif de santé impérieux et déplacement professionnel non susceptible d’être différé. Un justificatif motivant le déplacement ainsi qu’une attestation de déplacement dérogatoire sur l’honneur seront exigés à l’enregistrement, sous peine de se voir refuser l’embarquement. Conformément aux décisions et restrictions gouvernementales, les passagers en provenance de France Métropolitaine devront respecter une quatorzaine stricte à leur arrivée à La Réunion. Ils se verront transportés directement depuis l’aéroport vers un centre de suivi sanitaire collectif, sans passage possible par leur domicile et sans aucun contact avec leur entourage ».

L’ensemble des autres liaisons d’Air Austral est à ce jour suspendu, et ce « jusqu’à la mi-avril au minimum. Une décision qui pourra être reconduite en fonction de l’évolution de la situation ». La compagnie aérienne reste par ailleurs mobilisée et pourra continuer à « traiter des vols sanitaires ou gouvernementaux qui pourraient être organisés par les autorités ».

Dans ce contexte sans précédent, Air Austral reste « à l’écoute des voyageurs », et met tout en œuvre pour répondre au mieux aux interrogations, aux besoins de modifications, de reports ou d’annulations des vols « alors même que la compagnie se trouve dans une situation des plus critique ». Elle propose la modification des dates des voyages « sans pénalité de modification et sans réajustement tarifaire, même entre basse et haute saison ». Si le voyageur souhaite obtenir un avoir, Air Austral propose aujourd’hui « plus de souplesse, avec un avoir d’une durée de validité de 1 an à compter de la date de la demande (et non plus de la date d’achat) et la possibilité d’un remboursement total à l’expiration de cet avoir, car, comme expliqué à chacun de ses clients, la compagnie n’est pas en mesure de procéder à un remboursement immédiat des billets ».

©Air Austral

France : des vols de rapatriements à Tunis, Beyrouth et Bangkok

avril 3, 2020 - 6:00am

Les vols de rapatriements vers la France se poursuivent au départ de Tunis et Beyrouth avec la compagnie aérienne Air France pour les ressortissants bloqués à l’étranger en raison de la pandémie de coronavirus. Qatar Airways a mis en place une deuxième rotation vers Paris au départ de Bangkok

Alors que le dernier bilan de Covid-19 en France fait état de 4.503 morts à l’hôpital et 884 dans les EHPAD, la direction d’Air France annonce pour les 3 et 4 avril 2020 deux rotations entre l’aéroport de Tunis-Carthage et sa base à Paris-CDG. Ils sont réservés aux personnes dont la résidence principale est en priorité en France, ou dans d’autres pays européens. Les réservations pour ces vols « ne sont possibles qu’auprès de la cellule de crise de l’ambassade de France à Tunis joignable par téléphone au 71 105 110 ». Air France Tunis souligne que les billets pourront être acquis à son comptoir-vente de l’aéroport de la capitale le jour du départ, à un tarif fixe de 794 DT TTC (250 euros). Arrivés vides, les Airbus A320 de 174 sièges décolleront de Tunis aujourd’hui et demain à 15h00 pour se poser à Roissy à 18h25.

Au Liban, Air France annonce pour ce vendredi un vol supplémentaire au départ de l’aéroport de Beyrouth-Rafic Hariri, avec un décollage prévu à 15h55 et une arrivée à 19h35 à CDG. On rappellera que la compagnie aérienne opèrera demain un nouveau vol de rapatriement au départ d’Antananarivo-Ivato à Madagascar. Ce vol est bien confirmé selon l’ambassade, malgré l’envoi erroné de SMS annonçant son annulation à « un grand nombre des personnes ayant réservé leur place » ; les passagers ayant déjà un ticket « ont -ou recevront- un message de confirmation de la part d’Air France par SMS ». Le vol Air France, qui arrivera à vide, « devrait embarquer samedi 4 avril des passagers à destination de Paris, priorité étant donnée aux personnes de passage, Français et Européens, et aux personnes faisant l’objet d’une urgence médicale prouvée non atteintes du coronavirus ». Ce vol « n’est pas ouvert à la réservation ; la compagnie contactera directement les voyageurs de passage à Madagascar dans l’ordre où ils se sont signalés à la cellule de réponse téléphonique de l’ambassade de France ».

Pour les impatients, Air France rappelle chaque jour qu’elle travaille « en lien étroit avec le Ministère des Affaires Étrangères français et les ambassades afin de proposer des solutions de rapatriement aux ressortissants français et européens. Nous vous conseillons de vous inscrire sur Ariane, sur le site France Diplomatie, pour recevoir toutes les recommandations du Ministère français des Affaires Étrangères. Les vols supplémentaires restent soumis à l’obtention des autorisations gouvernementales requises. Certains de ces vols ne sont pas disponibles à la vente ou à la modification de réservation, et sont uniquement gérés par nos équipes locales, en lien avec le Ministère des Affaires Étrangères. Nous travaillons avec les autorités françaises et internationales pour adapter notre programme de vols en temps réel, au regard de l’évolution de la situation et des restrictions auxquelles sont soumises les compagnies aériennes ». L’ensemble des mesures commerciales sont consultables ici.

[VIDEO] @Le_Figaro a suivi le départ d’un équipage #AirFrance engagé dans le rapatriement de Français bloqués en Inde ✈️

A découvrir ici

Delta en avril : vers Amsterdam et Londres seulement

avril 2, 2020 - 1:00pm

En proie comme les autres à la chute de la demande entrainée par la pandémie de coronavirus, la compagnie aérienne Delta Air Lines a réduit à presque rien son programme de vols internationaux. En Europe, elle ne propose plus que deux routes vers Amsterdam et une vers Londres.

Ayant déjà réduit considérablement son programme transatlantique à la mi-mars, avec notamment la suspension des vols vers Paris-CDG, la compagnie américaine n’y propose en avril 2020 que trois routes : celles reliant sa base d’Atlanta aux aéroports d’Amsterdam-Schiphol et Londres-Heathrow, et celle reliant Detroit à Amsterdam. Delta Air Lines est également présente sur cet axe via ses partenaires de coentreprise Air France (vers New York, Los Angeles, Montréal et Mexico City en ce qui concerne l’Amérique du nord) et KLM Royal Dutch Airlines (vers Atlanta, New York-JFK, Los Angeles, Mexico, Chicago, Calgary et Toronto).

Au Canada, Delta continuera d’opérer en avril avec le calendrier réduit suivant :

  • Atlanta à Toronto (un vol quotidien)
  • Détroit à Montréal (deux vols quotidiens)
  • Détroit à Ottawa (un vol quotidien)
  • Détroit à Toronto (deux vols quotidiens)
  • Minneapolis à Calgary (un vol quotidien)
  • Minneapolis à Edmonton (un vol quotidien)
  • Minneapolis à Saskatoon (un vol quotidien)
  • Minneapolis à Winnipeg (un vol quotidien)
  • New York-JFK à Montréal (un vol quotidien)
  • New York-JFK à Toronto (un vol quotidien)
  • Seattle à Vancouver (deux vols quotidiens)

Aux Caraïbes, « suite à des suspensions en raison de restrictions de voyage imposées par le gouvernement », Delta continuera de desservir principalement Porto Rico et la République dominicaine:

  • Atlanta à San Juan (opération quotidienne)
  • Atlanta à St. Thomas (en vigueur le 24 avril)
  • New York-JFK à Saint-Domingue (opération quotidienne)

Au Mexique, le calendrier réduit suivant reste proposé :

  • Atlanta à Cancun (opération quotidienne)
  • Atlanta à Mexico (opération quotidienne)
  • Los Angeles à Los Cabos (moins que l’opération quotidienne)
  • Los Angeles à Puerto Vallarta (moins que les opérations quotidiennes)
  • Salt Lake City à Mexico (moins que les opérations quotidiennes)

Enfin sur le réseau transpacifique, la compagnie de l’alliance SkyTeam propose en avril les routes suivantes :

  • Atlanta à Tokyo-Haneda (jusqu’à cinq fois par semaine)
  • Détroit à Tokyo-Haneda (jusqu’à six fois par semaine)
  • Détroit à Séoul-Incheon (jusqu’à cinq fois par semaine)
  • Honolulu à Tokyo-Haneda (service réduit)
  • Honolulu à Nagoya (service réduit)
  • Honolulu à Osaka (service réduit)
  • Seattle à Tokyo-Haneda (jusqu’à sept fois par semaine)
  • Seattle à Séoul-Incheon (jusqu’à cinq fois par semaine)

We are grateful for the heroic efforts of medical professionals around the world as they combat COVID-19.

Delta is offering free flights for medical volunteers to assist in certain significantly impacted regions of the U.S.

— Delta (@Delta) March 28, 2020

@Facebook Delta

Turkish Airlines : pas de retour à l’international avant mai

avril 2, 2020 - 12:00pm

La compagnie aérienne Turkish Airlines ne reprendra pas ses vols internationaux avant le 1er mai, et sur le réseau domestique ne propose plus que 14 destinations, opérées avec des fréquences réduites face au développement de la pandémie de Covid-19.

Suspendus depuis le 27 mars 2020 initialement jusqu’au 17 avril, les vols internationaux de la compagnie nationale turque ne reprendront finalement pas avant le 1er mai. Seuls les vols intérieurs vers Adana, Ankara, Antalya, Diyarbakır, Erzurum, Gaziantep, Istanbul, Izmir, Kayseri, Konya, Malatya, Samsun, Trabzon et Van seront opérés « sur une base limitée », précise Turkish Airlines dans un communiqué publié mercredi, et tous les autres vols intérieurs sont suspendus également jusqu’au 1er mai. Un tarif fixe de 325 TRY pour les vols aller simple et de 549 TRY pour les vols A/R est appliqué

Depuis dimanche, tous les passagers des vols intérieurs doivent soumettre un permis de voyage officiel ; les passagers sans ce document ne pourront pas acheter de billet et ne seront pas autorisés à monter à bord de l’avion, même s’ils ont déjà acheté leur billet.

Les procédures d’enregistrement en ligne, sur le site Web de Turkish Airlines ou via son application mobile, sont suspendues jusqu’au 1er mai ; les passagers titulaires d’un document de permis de voyage officiel peuvent se rendre aux comptoirs d’enregistrement de l’aéroport avec le document de permis de voyage officiel délivré afin de s’enregistrer pour leurs vols. Il faut se présenter à l’aéroport « au moins 2 heures avant l’heure de départ de leur vol et pour permettre le traitement efficace des permis de voyage, les passagers sans permis de voyage officiel doivent être au moins à l’aéroport 4 heures avant l’heure de départ de leur vol ».

✈️
We care about the health of our passengers!

In order to maintain social distancing throughout your journey, we've started the “side seats empty” policy on our scheduled flights.

For detailed information: https://t.co/sCyVo0X2xf#TurkishAirlines pic.twitter.com/ZsIW0y3dRa

— Turkish Airlines (@TurkishAirlines) April 1, 2020

@Turkish Airlines

Des PNC de SAS Scandinavian en renfort dans les hôpitaux

avril 2, 2020 - 11:00am

Mis au chômage partiel en raison de la pandémie de coronavirus, un groupe d’hôtesses de l’air et stewards de la compagnie aérienne SAS Scandinavian Airlines a suivi une formation pour renforcer les équipes des hôpitaux de Stockholm.

Après une formation gratuite de trois jours aux tâches hospitalières de base comme la stérilisation ou la fourniture d’informations aux patients et à leurs proches, fournie par le Sophiahemmet University Hospital dans la capitale suédoise, les PNC de la compagnie scandinave vont intégrer des hôpitaux débordés – dans un pays qui a enregistré plus de 4600 cas de contamination au Covid-19, et 239 décès. Les premiers « étudiants » devraient terminer le cours ce 2 avril 2020, et la réponse à cette initiative a été « écrasante » selon la présidente de l’hôpital universitaire Johanna Adami : « Nous avons maintenant une longue, longue liste de fournisseurs de soins de santé qui ne font que les attendre ».

La dirigeante a souligné que les PNC étaient particulièrement aptes à aider dans le secteur des soins de santé : « ils ont reçu une éducation de base en santé grâce à leur travail. Ils sont également très expérimentés pour être flexibles et penser à la sécurité et aussi pour gérer des situations compliquées », a-t-elle déclaré dans un entretien accordé à Reuters.

SAS Scandinavian Airlines a mis au chômage partiel 90% de ses effectifs, soit environ 10.000 employés. Des compagnies aériennes en Australie et aux États-Unis auraient également demandé comment utiliser les méthodes de formation de Sophiahemmet pour leur personnel.

A different shade of blue – but the same heart, ambition and dedication. Today, this group from our cabin crew had their first day of training at Sophiahemmet in Stockholm – learning from the best how to take care of patients to relieve the hard-working heroes in healthcare.

Lufthansa : rapatriements, temps de travail et nationalisation de Brussels Airlines

avril 2, 2020 - 10:00am

Les compagnies aériennes du groupe allemand Lufthansa, Swiss International Airlines et Austrian Airlines continuent d’opérer des vols de rapatriement, pour les personnes bloquées à l’étranger par la pandémie de Covid-19. Un accord sur une réduction du temps de travail avec les représentants des PNC et du personnel au sol, mais pas encore avec les pilotes : il concernera les deux-tiers des 135.000 employés du groupe. En Belgique, Brussels Airlines pourrait être renationalisée temporairement.

Les opérations de rapatriement se pourvoient chez les trois compagnies de Star Alliance ; Même si Lufthansa a par exemple cloué au sol 700 de ses 763 avions, elle vient d’opérer quatre vols spéciaux vers Windhoek en Namibie, ramenant plus de 1200 Allemands vers les aéroports de Munich et Francfort. Lundi, c’est vers Mombasa au Kenya qu’un de ses Airbus A340 avait été déployé (cette destination ne figure pas dans son programme de vols réguliers ; le directeur local a dû rouler 7 heures depuis Nairobi pour organiser la manœuvre).

Another special mission: This week, Lufthansa operates together with @AuswaertigesAmt four flights from Windhoek to @MUC_Airport & @Airport_FRA. Those flights enable over 1,200 German citizens to return home. #LH2573 is currently on the way back to MUC

British Airways : 36.000 employés au chômage partiel ?

avril 2, 2020 - 9:00am

La compagnie aérienne British Airways, qui a cloué au sol une grande partie de sa flotte en raison de la pandémie de Covid-19, négocie avec les syndicats une période de chômage partiel pour 80% de son effectif. Aucun employé ne serait licencié.

Selon la BBC, les négociations entre la compagnie nationale britannique et le syndicat Unite durent déjà depuis une semaine et seraient sur le point d’aboutir. Un accord ne dépendrait plus que de points de détails, et concernerait 80% des pilotes, des hôtesses de l’air et stewards, du personnel au sol, des ingénieurs et des employés du siège. Les employés touchés devraient recevoir une partie de leur salaire grâce au programme gouvernemental de maintien dans l’emploi, qui couvre 80% du salaire plafonné à 2500 £ par mois au maximum. Les pilotes de British Airways avaient déjà accepté de diviser par deux leur salaire pendant deux mois.

La filiale du groupe IAG (aux côtés d’Iberia, Aer Lingus, Vueling et Level) a suspendu mardi tous ses vols à l’aéroport de Londres-Gatwick, mais aussi ceux à Londres-City ; le personnel des deux plateformes sera particulièrement affecté par la mesure de chômage partiel, les vols encore opérés étant rassemblés à Heathrow. British Airways continue d’effectuer des vols de rapatriement pour les ressortissants coincés à l’étranger, le gouvernement britannique ayant annoncé une aide de 75 millions de livres pour les aider à rentrer à la maison. 

Tim Alderslade, directeur général de Airlines UK, a appelé le gouvernement à faire plus pour protéger les compagnies aériennes afin qu’elles puissent continuer à opérer à l’avenir. Il place « tout en haute de la liste » des demandes la possibilité d’émettre des avoirs au lieu de remboursements en cas d’annulation, comme le font d’autres pays de l’UE, « ce qui contribuerait énormément aux besoins de liquidités et soutiendrait les compagnies aériennes au cours des prochains mois ».

©British Airways

Covid-19 : Airbus imprime des masques en Espagne

avril 2, 2020 - 8:00am

Ayant réduit ses activités en Espagne, Airbus a décidé de se lancer dans l’impression 3D de masques à destination du personnel soignant en première ligne dans la lutte contre la pandémie de coronavirus.

La majorité des sites d’Airbus en Espagne « ont uni leurs forces » pour produire des cadres de visières imprimés en 3D, fournissant au personnel de santé des équipements de protection individuelle dans la lutte contre Covid-19. Plus d’une vingtaine d’imprimantes 3D fonctionnent jour et nuit selon un communiqué du constructeur européen, et « des centaines » de visières ont déjà été produites et expédiées dans des hôpitaux proches de ses installations  dans le pays. Airbus précise qu’il s’appuie sur une conception brevetée pour fabriquer les cadres de visière, en utilisant des plastiques PLA.

« L’une des raisons pour lesquelles j’aime mon travail est la capacité dont nous disposons pour la conception avancée et la fabrication rapide. Du jour au lendemain, nous sommes passés de la conception aérospatiale à l’équipement médical. Cela fait vraiment une différence dans la lutte contre la pandémie et je ne pourrai pas être plus fier que nos équipes travaillent jour et nuit sur ce projet d’Airbus », a déclaré Alvaro Jara, responsable d’Airbus Protospace, à Getafe, Madrid.

Malgré l’arrêt jusqu’au 9 avril de la majorité de la production sur les sites d’Airbus en Espagne, suite à un arrêté royal du 29 mars, les salariés sont autorisés sur site à poursuivre cette activité essentielle.

En outre, Airbus en Allemagne (où les activités sont également réduites) a également rejoint ce projet : Airbus Protospace Germany et Airbus Composite Technology Center (CTC) de Stade, ainsi que le réseau d’impression 3D nommé «Mobility goes Additive», soutiennent désormais ce projet en Espagne, coordonnant également la collecte et le transport de visières dans la région de Madrid. .

Jusqu’à jeudi prochain en Espagne, une « activité minimale » dans les secteurs clés des avions commerciaux, des hélicoptères et de la défense et l’espace est maintenue par Airbus pour les fonctions de support nécessaires telles que la sécurité, l’informatique, l’ingénierie. Le tout sous les mesures strictes de santé et de sécurité mises en œuvre par le constructeur pour protéger ses employés contre la pandémie de COVID-19. Toutes les autres activités dans les avions commerciaux, la défense et l’espace ainsi que les hélicoptères en Espagne seront suspendues jusqu’au 9 avril, « date à laquelle il est prévu que les restrictions seront levées ».

©Airbus

TAP Air Portugal cesse les vols, 90% du personnel mis à pied

avril 2, 2020 - 7:30am

La compagnie aérienne TAP Air Portugal a annoncé hier soir la suspension de tous ses vols, 90% de son effectif étant mis au chômage partiel en raison de l’effet sur la demande de la pandémie de Covid-19. Seules cinq rotations hebdomadaires seraient encore proposées à Lisbonne jusqu’au début mai, vers Madère et les Açores.

Pas de communiqué officiel mais dans un bref message sur les réseaux sociaux, la compagnie nationale portugaise a annoncé le 1er avril 2020 : « A bientôt au nom de toute la famille TAP. Compte tenu de la fermeture de plusieurs frontières à travers le monde, nous avons dû suspendre temporairement nos vols. Nous sommes sûrs que nous aurons bientôt le plaisir de vous accueillir à nouveau à bord ». Le site de TAP Air Portugal ne mentionne rien, les dernières informations sur les routes maintenues remontant au 26 mars – quand elle prévoyait de ne maintenir du 1er avril au 4 mai que deux rotations hebdomadaires entre sa base à Lisbonne et l’aéroport de Ponta Delgada, deux vers Terceira et une vers Funchal.

Côté emploi, un porte-parole a déclaré à CNN que 90% des quelque 10.000 salariés sont mis à pied pour 30 jours à partir de ce jeudi. Les mesures prises par le gouvernement portugais leur permettront de toucher 2/3 de leur salaire, mais le chômage partiel pourrait être reconduit pour une nouvelle période de 30 jours. Pour les employés maintenus en poste, les heures de travail et les salaires devraient être réduits de 20%.

Today we say “See You Soon” on behalf of the entire TAP family. Given the closure of several borders around the world, we had to temporarily suspend our flights. We are sure that soon we will have the pleasure of welcoming you on board again. #WeWillFlyAgain pic.twitter.com/VaqGHHUGMU

— tapairportugal (@tapairportugal) April 1, 2020

La compagnie de Star Alliance compte toutefois poursuivre les vols de rapatriement des ressortissants portugais, en coordination avec les autorités, ainsi que les vols cargo transportant par exemple des équipements sanitaires depuis la Chine. TAP Air Portugal avait cette dernière semaine opéré en particulier 12 vols vers l’Afrique (Angola, São Tomé, Guinée Bissau, Cape Vert et Mozambique).

Uma viagem histórica até à China com uma operação que nos orgulhamos. Graças ao trabalho incansável das nossas equipas, e em conjunto com o Grupo Fosun, cumprimos a missão de trazer material médico essencial para ajudar o SNS a combater o #COVID19. #VaiFicarTudoBem #weareTAP pic.twitter.com/kVcMY5pfka

— tapairportugal (@tapairportugal) March 31, 2020

TAP Air Portugal avait publié en février des résultats annuels marqués par une perte nette de 105,6 millions d’euros, mais un profit de 14,1 millions au deuxième semestre et un bénéficie opérationnel annuel de 58,6 millions (contre une perte de 44 millions en 2018). Le coût unitaire a reculé de 9%, résultat de ses investissements dans de nouveaux Airbus, et 2019 a vu son trafic augmenter de 8% à plus de 17 millions de passagers. A la fin de l’année dernière, elle disposait d’une trésorerie de 434 millions d’euros, « la plus importante de son histoire ». Le groupe Lufthansa allié à United Airlines aurait entamé des négociations pour acquérir les 45% du capital de la compagnie aérienne détenus par David Neeleman.

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