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Mis à jour : il y a 2 heures 44 min

Faute de vols passagers, Aerolineas Argentinas voudrait des A330F

il y a 10 heures 2 min

Alors que l’Argentine s’chemine vers un nouveau report de la reprise des vols commerciaux, la compagnie aérienne Aerolineas Argentinas serait sur le pont de commander deux Airbus A330-200F, ses premiers avions dédiés au fret.

Après quatre mois d’interdiction de vente des billets d’avion en raison de la pandémie de Covid-19, l’Argentine devait ouvrir ses aéroports au début septembre 2020 ; mais selon le quotidien Clarin, c’est mal parti, même si le ministre des transports Mario Meoni n’exclut pas une reprise des vols « d’ici deux mois », au moins sur le réseau domestique.

Pas assez vite pour la compagnie nationale Aerolineas Argentinas, qui ne peut compenser l’arrêt du trafic passager par la vente de capacité de fret, n’ayant aucun appareil dédié. Elle veut donc selon Aerotelegraph commander deux A330F livrables d’ici 2022, qui viendraient s’ajouter à une flotte de dix A330-200. Aucune confirmation officielle n’a été fournie par Aerolineas Argentinas ; Airbus n’avait à la fin juillet vendu que 41 A330F, dont 38 sont en service à ce jour en particulier chez Turkish Airlines, Avianca et Qatar Airways.

La compagnie de l’alliance SkyTeam n’est pas restée clouée au sol depuis avril, effectuant des vols de rapatriement et de transport de marchandises dans ses A330-200. En aout, elle doit en particulier effectuer des vols charters vers Chypre, et deux rotations vers New York les 20 et 27 aout « dans le cadre du programme de vols spéciaux » mis en place au printemps. 

Et comme tous les ans, Aerolineas Argentinas a lancé fin juillet sa semaine « Hot Sale », qui lui a permis de vendre en ligne 188.661 billets d’avion – 48% de plus que l’année dernière. Les vols domestiques ont représenté 80% des ventes, « principalement vers les aéroports de Bariloche, Ushuaia, El Calafate, Mendoza et Iguazu », tandis que les destinations internationales les plus prisées étaient Madrid, Miami et Cancun. Un peu plus de la moitié des billets ont été achetés pour des vols entre décembre et mars prochain.

Ces résultats « nous permettent d’être optimistes quant à la période post-pandémique. Aerolineas doit être le fer de lance de la réactivation de l’industrie touristique intérieur et entrante, génératrice de revenus et d’emplois dans le secteur », a déclaré dans un communiqué son président Pablo Ceriani. Qui promet pour la deuxième quinzaine d’aout des promotions à -20% au départ de l’Europe, pour des vols entre le 1er décembre 2020 et le 31 mars 2021.

©BriYYZ

Russie : S7 Airlines se met au tout-cargo

il y a 11 heures 2 min

La compagnie aérienne S7 Airlines lancera cet automne ses premiers vols tout-cargo, via la location de deux Boeing 737-800BCF.

Basée à Novossibirsk et Moscou, la compagnie privée russe a annoncé avoir signé avec la société de leasing GECAS pour la location de deux 737-800BCF (Boeing Converted Freighter), livrables en novembre et janvier prochain. Ce seront ses premiers avions exclusivement dédiés au fret, a précisé S7 Airlines dans un communiqué, les deux monocouloirs devant être déployés sur des routes court- et moyen-courrier. Ils augmenteront sa capacité de transport de marchandise de 30% ; selon Rusaviainsider, la compagnie de l’alliance Oneworld a transporté au premier semestre 2020 environ 28.300 tonnes de fret, ce qui la place en quatrième position dans le pays mais représente une hausse de 70,6% par rapport au S1 2019.

« La livraison de nos premiers cargos est une étape importante dans les opérations de fret de S7 Airlines », commente Ilya Yaroslavtsev, CEO de S7 Cargo (qui jusque là n’était qu’agent de ventes). La capacité supplémentaire « sera utilisée sur les itinéraires à forte demande et à capacité limitée en soute ».

« Nous sommes ravis d’accompagner S7 Airlines dans le lancement de son nouveau programme de fret dédié », a ajouté Richard Greener, SVP et Manager de GECAS Cargo. « Le cargo 737-800NG est réputé pour son efficacité et sa fiabilité, ainsi que pour ses coûts d’exploitation inférieurs et ses meilleures références environnementales, ce qui en fait un ajout important à un transporteur entrant sur le marché du fret ». La société de leasing américaine vient juste de porter à 74 le nombre de 737-800BCF attendus, dont 60 commandés ferme. Deux sont d’ailleurs loués à un autre opérateur russe, Atran Airlines (groupe Volga-Dnepr).

S7 Airlines opère une flotte de 105 monocouloirs, dont 65 Airbus (y compris 24 A320neo), 23 Boeing (dont 2 des 11 MAX 8 attendus) et 17 Embraer 170.

©GECAS

Air Canada promet un Aéroplan meilleur

il y a 12 heures 1 min

La compagnie aérienne Air Canada a détaillé les avantages dont bénéficieront début novembre les membres de son programme de fidélité Aéroplan « transformé ».

Lors de son lancement le 8 novembre 2020, le programme Aéroplan transformé offrira aux clients « des fonctionnalités plus personnalisées, souples et conviviales leur procurant une expérience réellement avantageuse », et aux titulaires de cartes de crédit Aéroplan qui échangeront des points contre des vols d’Air Canada « plus de valeur que celle proposée par les programmes de voyages des grandes banques canadiennes ». Les comptes Aéroplan actuels seront alors transférés automatiquement au programme transformé, avec les mêmes numéros de membre Aéroplan. Les milles Aéroplan deviendront des « points Aéroplan » et les soldes de milles existants seront acceptés à raison d’un pour un. En outre, toutes les cartes de crédit Aéroplan continueront d’offrir la possibilité d’accumuler des points.

Une fois le programme lancé, les membres « profiteront d’un éventail formidable de nouveaux privilèges » selon le communiqué d’Air Canada, notamment de nouvelles caractéristiques avec les cartes de crédit Aéroplan « dont beaucoup n’ont jamais été offertes au Canada ». Voici quelques faits saillants importants à découvrir :

  • Tous les sièges, tous les vols d’Air Canada, sans restrictions – Les membres peuvent échanger des points Aéroplan contre toutes les places d’Air Canada offertes à la vente, sans restrictions.
  • Aucun supplément en argent pour les vols d’Air Canada – Il n’y aura plus de suppléments aériens, notamment pour le carburant, sur les primes aériennes avec Air Canada. Les membres paieront en argent uniquement les taxes et les frais perçus par des tiers (ils pourront même les payer en points Aéroplan).
  • Prédiction du prix en points – Le nombre de points nécessaires pour les primes aériennes Aéroplan sera calculé en fonction des prix réels du marché. Les membres pourront planifier leurs voyages facilement et en toute confiance grâce au Prédicteur de points, qui proposera une fourchette approximative de points Aéroplan dont les membres auront besoin pour se procurer des primes aériennes avec les transporteurs partenaires. L’outil indique aussi le nombre de points fixes nécessaire pour obtenir des primes aériennes avec les transporteurs partenaires.
  • Une portée mondiale inégalée – Aéroplan est le programme de fidélité nord-américain le plus connecté : il offre la possibilité d’accumuler et d’échanger des points avec plus de 35 sociétés aériennes. Ce réseau mondial comprend certains des meilleurs transporteurs aériens de leurs régions respectives pour ce qui est de la qualité et du service, et il permet aux membres d’échanger des points contre des vols pour plus de 1 300 destinations. Etihad Airways et Azul sont au nombre des nouveaux transporteurs partenaires du programme.
  • Points + Argent – Les membres auront la possibilité d’économiser leurs points Aéroplan et de payer une partie de leurs primes aériennes en argent.

La compagnie de Star Alliance promet également « plus d’options pour plus de membres » : Aéroplan « a de quoi plaire à tout le monde et va rendre les voyages encore plus intéressants grâce à de nouvelles caractéristiques », notamment :

  • Partage familial Aéroplan – Les membres d’une même famille pourront combiner gratuitement leurs points Aéroplan et obtenir ainsi des primes aériennes plus rapidement.
  • Accumulation de points avec chaque vol – Les membres pourront accumuler des points Aéroplan chaque fois qu’ils réserveront et paieront avec de l’argent un vol d’Air Canada sur notre site Web ou avec notre application, notamment au tarif économique de base.
  • Surclassement – Les membres pourront échanger leurs points Aéroplan contre un surclassement en classe Économique Privilège ou en Classe affaires d’Air Canada si ces cabines sont proposées et des places sont disponibles. Grâce à notre fonctionnalité innovante de mise pour un surclassement, les membres pourront décider eux-mêmes du prix qu’ils veulent payer pour obtenir un surclassement.
  • Des avantages à portée de main – Les membres pourront échanger leurs points Aéroplan contre des extras populaires, comme l’accès au Wi-Fi à bord ou la possibilité de se détendre dans un salon Feuille d’érable d’Air Canada.
  • Des primes de voyages améliorées – Les membres pourront continuer d’échanger des points pour l’ensemble de leur voyage, dont la location de voitures, des séjours à l’hôtel, et des forfaits hôtels et vacances.
  • Plus grand choix de marchandises – Les membres profiteront d’un plus large éventail d’options de primes, notamment des produits électroniques, des articles pour la maison et bien plus encore. En outre, les cartes-cadeaux seront envoyées électroniquement et disponibles plus rapidement que jamais.

Enfin Air Canada améliore le Statut Aéroplan Élite : le programme Aéroplan transformé continuera d’offrir six niveaux d’adhésion, soit Aéroplan Début et cinq statuts Élite – Aéroplan 25K, 35K, 50K, 75K et Super Élite. Tous les privilèges les plus populaires du statut Élite demeurent inchangés, mais les membres peuvent s’attendre à des « améliorations intéressantes » en 2021 :

  • Primes priorité – Les membres Élite pourront accumuler des bons Primes priorité qui leur donnent droit à une réduction de 50 % sur le prix en points (excluant les taxes, les frais des tiers et, le cas échéant, les frais de réservation du partenaire) des primes aériennes admissibles avec Air Canada et ses transporteurs partenaires. Les membres de statut Aéroplan 35K ou supérieur recevront automatiquement des Primes priorité lorsque le programme sera lancé en novembre.
  • Passe-statut – Les membres Aéroplan Élite admissibles pourront partager leurs privilèges, comme l’embarquement prioritaire et l’accès aux salons, avec leurs amis et les membres de leur famille, même s’ils ne voyagent pas ensemble.
  • Qualification quotidienne à un statut – Les points Aéroplan que les membres pourront accumuler chaque jour à l’aide des cartes de crédit Aéroplan ou auprès de partenaires de voyages et détaillants partenaires les aideront à atteindre le statut Aéroplan Élite.

Conçu pour des voyages flexibles et pour faire le voyage que vous souhaitez. Découvrez le programme Aéroplan transformé. Atterrissage le 8 novembre. https://t.co/bBTd6e9HWg pic.twitter.com/TFVurLWYQR

— Air Canada (@AirCanada) August 13, 2020

Les cartes de crédit comarquées Aéroplan entièrement repensées sont les seules au pays à offrir tous les privilèges de voyage d’Air Canada. Les membres titulaires de cartes de crédit admissibles offertes par nos partenaires, soit TD, CIBC et American Express, obtiendront des primes plus rapidement et auront droit à de nouveaux privilèges uniques. La liste des privilèges de voyage Air Canada accordés aux titulaires de cartes de crédit Aéroplan est consultable ici.

« Air Canada a promis qu’Aéroplan, une fois transformé, ferait partie des meilleurs programmes de fidélité du monde et nous tenons parole », a déclaré Calin Rovinescu, président et chef de la direction d’Air Canada. « Le programme transformé, qui a été pensé avec le plus grand soin, était impatiemment attendu en tant que moteur clé de notre transformation continue, laquelle est plus importante que jamais, car les sociétés aériennes rivalisent pour attirer et fidéliser les clients dans un contexte qui change rapidement ».

Depuis l’annonce de l’engagement à améliorer Aéroplan, la compagnie « a reçu les commentaires de plus de 36.000 clients, comparé des programmes de fidélité du monde entier et entièrement reconstitué notre infrastructure numérique », ajoute Mark Nasr, vice-président – Fidélisation et Commerce électronique ; « cela a donné un programme de fidélité vraiment souple et adaptable qui procure à ses membres une expérience encore plus avantageuse leur permettant de voyager plus et voyager mieux ».

Nota : le nombre de destinations offertes aux membres Aéroplan « correspond au réseau d’Air Canada et de ses transporteurs aériens partenaires en 2019. Compte tenu des restrictions de voyage, des recommandations gouvernementales et de la baisse de la demande pendant la pandémie de COVID-19, le nombre de destinations proposées peut varier ».

©Air Canada

IATA: la situation se dégrade toujours plus en Afrique

il y a 13 heures 2 min

L’Association du transport aérien international (IATA) a publié de nouvelles données indiquant que l’impact de la pandémie de Covid-19 sur l’industrie et les économies de l’aviation en Afrique est beaucoup plus élevé que celui constaté au printemps.

Les pertes d’emplois dans l’aviation et les industries connexes du continent africain pourraient augmenter jusqu’à 3,5 millions, estime le lobby dans ses prévisions mises à jour et publiées le 13 aout 2020. C’est selon son communiqué « plus de la moitié des 6,2 millions d’emplois liés à l’aviation dans la région, et 400.000 de plus que l’estimation précédente ». Le trafic aérien de l’année 2020 devrait chuter de 54% (plus de 80 millions de passagers) par rapport à l’année dernière, légèrement pire que les -51% prévus auparavant. Le PIB soutenu par l’aviation dans la région pourrait perdre jusqu’à 35 milliards de dollars ; l’IATA avait précédemment estimé une baisse de 28 milliards de dollars.

Sur les principaux marchés nationaux, les dernières perspectives de IATA Economics en Afrique se sont également détériorées depuis la précédente évaluation en juin. Par exemple, le nombre de passagers, les emplois à risque et les impacts sur le PIB des cinq plus grands marchés africains ont diminué pour tous les paramètres :

COUNTRY AUGUST PAX ESTIMATE (MILLIONS) AUGUST JOBS AT RISK AUGUST GDP (US$ billions) South Africa -16.6 287,7 -5.8 Nigeria -5.7 149,4 -1.1 Kenya -4.0 223,6 -1.8 Rwanda -0.5 18,5 -0.07 Ethiopia -2.8 564,1 -2.1

« Le COVID-19 a dévasté les économies africaines et a pratiquement paralysé la connectivité aérienne à travers le continent. Et la situation empire. Les conséquences économiques résultant d’un continent déconnecté sont graves. Des millions d’emplois et de moyens de subsistance sont menacés dans les entreprises familiales. Pour la reprise économique et la prospérité future de l’Afrique, il est essentiel d’accélérer le redémarrage en toute sécurité de l’industrie », a déclaré Muhammad Al Bakri, vice-président régional de l’IATA pour l’Afrique et le Moyen-Orient.

New data shows #COVID19 impact on #African #aviation & economies is worsening. Thousands of jobs & billions in GDP is at risk.

Restarting aviation is critical to economic recovery. Implementation of @icao restart measures is key. https://t.co/I123fUCQbX pic.twitter.com/iowOzhj1MV

— IATA (@IATA) August 13, 2020

Pour minimiser l’impact sur les emplois et l’économie africaine en général, une reprise accélérée du transport aérien à travers le continent est vitale – et peut selon l’IATA être réalisée grâce à une action gouvernementale dans deux domaines prioritaires:

  1. Harmonisation du redémarrage du transport aérien en Afrique

L’adoption harmonisée des directives de décollage du Groupe de travail sur la récupération de l’aviation (CART) du Conseil de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) – le cadre mondial de biosécurité pour le redémarrage en toute sécurité de l’aviation – est essentielle pour la reprise en toute sécurité du transport aérien. « Pour éviter des mesures contradictoires, des perturbations et des inefficacités, tous les pays, y compris ceux d’Afrique, doivent appliquer ces recommandations de manière cohérente et uniforme, sans imposer de contraintes frontalières inutiles telles que des quarantaines, qui dissuadent les passagers et suppriment la demande de voyages aériens », explique l’IATA.

Selon l’OACI, le Rwanda est l’un des premiers pays au monde à s’être pleinement conformé aux recommandations de l’OACI en matière de biosécurité. Barry Kashambo, Directeur régional de l’ESAF, s’exprimant au nom des bureaux régionaux de l’OACI accrédités auprès des États africains, a déclaré : « Nous reconnaissons les efforts et les actions du Rwanda et de certains autres États pour mettre pleinement en œuvre les dispositions des recommandations du CART de l’OACI, et les directives et autres mesures pour le redécollage. Nous encourageons tous les gouvernements africains à donner la priorité au redémarrage de l’aviation, et à exploiter son potentiel en tant que catalyseur de la reprise économique de l’Afrique après le COVID-19. La connectivité aérienne est essentielle au développement économique et durable et à la circulation des personnes à travers le continent ».

  1. Intensifier les efforts pour soutenir l’industrie

Un soutien financier et réglementaire continu, en particulier une aide financière – qui n’augmente pas les niveaux d’endettement du secteur – par des injections directes de liquidités, des crédits ou des prêts et des reports ou des remises sur les frais d’utilisation, sont « essentiels » pour soutenir les compagnies aériennes pendant la période de redémarrage et de reprise.

« Nous sommes reconnaissants aux quelques gouvernements africains qui ont jusqu’à présent fourni des secours à l’aviation – Rwanda, Sénégal, Côte d’Ivoire, Burkina Faso et récemment Cap Vert. Leurs actions ont contribué à sauver des milliers d’emplois et permettront à certaines compagnies aériennes de redémarrer et de soutenir les économies plus larges qu’ils servent. Mais la situation s’aggrave. Des mesures de secours continues sont essentielles pour minimiser les pertes d’emplois et garantir le rétablissement de la connectivité. Nous exhortons les gouvernements africains et les institutions de développement qui ont engagé des fonds à le fournir d’urgence dans une structure qui n’affaiblit pas les bilans des compagnies aériennes déjà stressées, avant qu’il ne soit trop tard », a conclu le VP Afrique de l’IATA Muhammad Al Bakri.

Wizz Air : base anglaise et AOC européen

il y a 14 heures 2 min

La compagnie aérienne low cost Wizz Air UK ouvrira à l’automne une nouvelle base à l’aéroport de Doncaster-Sheffield, sa deuxième en Grande Bretagne après Londres-Luton. Elle est d’autre part le premier transporteur du continent à recevoir un certificat d’opérateur aérien (AOC) européen plutôt que simplement hongrois.

A partir d’octobre 2020, la filiale britannique de la spécialiste hongroise du vol pas cher basera un Airbus A320 à l’aéroport de Doncaster-Sheffield, où elle est présente depuis 14 ans et opère actuellement dix routes accueillant plus d’un million de passagers par an. Sept nouvelles liaisons seront alors lancées, vers Alicante et Malaga en Espagne, Faro au Portugal, Larnaca à Chypre, Lublin en Pologne, Kosice en Slovaquie et Suceava en Roumanie. Wizz Air proposera au total 16 vols par semaine sur ces lignes désormais ouvertes à la réservation ; seules celles vers le pourtour méditerranéen sont en concurrence avec TUI Airways, deuxième opérateur à Doncaster.

Avec la création de cette nouvelle base, Wizz Air UK explique qu’elle « non seulement augmentera la capacité annuelle de l’aéroport de Doncaster Sheffield de 150.000 sièges, offrant aux passagers locaux des opportunités de voyage encore plus abordables et passionnantes, mais aussi contribuera au développement de l’économie locale en stimulant le marché du travail » : la base doit créer plus de 36 emplois directs et plus de 110 emplois indirects dans la région.

Wizz Air disposera alors de 11 Airbus basés en permanence au Royaume-Uni, avec une offre globale portée à 1,8 million de sièges sur ses 107 liaisons depuis et vers le Royaume-Uni « pour le reste de 2020 ». La création de cette nouvelle base fait également suite aux annonces récentes de la low cost concernant de nouvelles bases à Bacău, Dortmund, Lviv, Larnaca, Milan-Malpensa, Tirana et Saint-Pétersbourg, ainsi qu’au lancement de « plus de 200 nouvelles liaisons » depuis avril dernier.

Owain Jones, directeur général de Wizz Air UK, a déclaré dans un communiqué : « la création de notre deuxième base au Royaume-Uni est une étape majeure pour Wizz Air UK et témoigne à la fois de notre engagement à long terme à servir le marché britannique et de la force de notre business model, alors que nous continuons à élargir notre empreinte pendant cette période difficile pour l’industrie ». Robert Hough, président de l’aéroport Doncaster Sheffield, a ajouté : « il ne fait aucun doute que le secteur de l’aviation est actuellement confronté à son plus grand défi de l’histoire moderne. Il est essentiel que le gouvernement britannique reconnaisse et soutienne les compagnies aériennes et les aéroports qui apportent des investissements indispensables à l’économie britannique. L’aéroport de Doncaster Sheffield contribue pour plus de 60 millions de livres à la région de la ville de Sheffield et offre une sécurité d’emploi à des milliers de personnes ».

NEW ROUTES FROM DONCASTER

Premier Airbus A220 d’Air Vanuatu en vue

il y a 15 heures 2 min

La compagnie aérienne Air Vanuatu peut enfin admirer sa livrée sur le premier des quatre Airbus A220 commandés, un A220-300 dont la date de livraison n’est pas pour autant annoncée.

Privée de vols internationaux en raison de la pandémie de Covid-19, la compagnie basée à l’aéroport de Port Vila-Bauerfield évoquait en juin dernier le report de livraison des quatre ex-CSeries, deux A220-100 deux A220-300 livrables entre cet été et l’année prochaine. Un A220-300 revêtu de la livrée d’Air Vanuatu a pourtant été photographié récemment à Mirabel, immatriculé C-FOWU ; il sera configuré pour accueillir 8 passagers en classe Affaires et 125 en Economie, contre 8+100 pour les A220.

Air Vanuatu était censé recevoir son premier A220 cet été, suivi d’un autre en fin d’année puis les deux derniers en 2021 et 2022. Elle opère actuellement un Boeing 737-800 et un ATR 72-600, ainsi que trois Viking Air DHC-6-300 Twin Otters et deux Britten-Norman Islanders (19 et 9 sièges respectivement).

Les monocouloirs commandés l’année dernière faisaient dire au désormais ex-CEO Derek Nice : « nous sommes fiers d’être la compagnie de lancement dans le Pacifique Sud de l’Airbus A220, meilleur appareil dans sa catégorie. Ces aéronefs seront déployés pour opérer sur nos liaisons nationales et internationales actuelles, y compris notre service sans escale récemment annoncé entre Vanuatu et Melbourne, et renforceront les projets d’extension de notre réseau dans le Pacifique Sud ».

@AirVanuatuRBX first #A220 is out! What a stunning livery pic.twitter.com/7knsYVO2YR

— Mark Brandon (@Mark__Brandon) August 13, 2020

©Airbus

KLM : Pologne renforcée et salaires gelés

il y a 15 heures 32 min

La compagnie aérienne KLM Royal Dutch Airlines lancera à l’automne une nouvelle liaison entre Amsterdam et Poznan, sa cinquième destination en Pologne. Les hausses de salaires négociées l’année dernière avec les syndicats ont été gelées, en raison de l’impact de la pandémie de Covid-19.

A partir du 25 octobre 2020, la compagnie nationale néerlandaise proposera un vol quotidien entre sa base à Amsterdam-Schiphol et l’aéroport de Poznan-Lawica Henryk Wieniawski, opérés en Embraer 175 pouvant accueillir 20 passagers en classe Affaires et 68 en Economie. Les départs sont programmés à 14h40 pour arriver à 16h20, les vols retour décollant à 16h50 pour se poser à 18h35.

KLM sera sans concurrence sur cette route, sa cinquième vers le pays où elle dessert déjà Varsovie, Cracovie, Gdansk et Wroclaw (cette dernière inaugurée en mai 2019). Sa sœur Air France ne dessert en Pologne que la capitale, Cracovie et Wroclaw.

La compagnie de l’alliance SkyTeam souligne dans un communiqué qu’elle « reconstruit prudemment son réseau », ayant fait le choix de proposer dans un premier temps aux clients le plus grand nombre possible de destinations, puis si nécessaire augmenter les fréquences et / ou la capacité en déployant des avions plus gros. En ouvrant la ligne vers Poznan, KLM « renforce sa position sur le marché polonais et absorbe la baisse de la demande sur les autres liaisons en Europe ». Ella déjà annoncé son intention de relancer d’ici la fin de la saison estivale 91 destinations en Europe, et 61 sur l’intercontinental.

KLM adds fifth destination in Poland: Poznan https://t.co/57hl0ruXKr

— KLM Newsroom (@KLM_press) August 13, 2020

L’impact de la crise sanitaire s’est déjà fait sentir sur les résultats du groupe, qui affiche au deuxième trimestre une perte nette de 2,6 milliards d’euros, mais aussi sur les effectifs de KLM puisqu’elle prévoit de supprimer jusqu’à 5000 emplois. Jeudi soir, la compagnie a annoncé le « gel unilatéral » des hausses de salaires négociées l’année dernière avec les syndicats, et qui auraient dû s’appliquer au 1er aout, à hauteur de 2,5% pour l’ensemble du personnel. « Depuis l’apparition de l’épidémie de Covid-19, KLM traverse une crise d’une ampleur inédite. Les résultats au 1er semestre sont les pires de notre histoire. KLM perd 10 millions d’euros par jour », a expliqué la compagnie qui « pour survivre doit adopter des mesures de réduction des coûts ».

La compagnie néerlandaise a beau jeu de rappeler que la situation était « totalement différente » en octobre dernier, quand un accord avait été trouvé avec huit syndicats représentant les navigants et le sol – après cinq mois de négociations et quelques grèves : aujourd’hui, il est « impossible » de mettre ces augmentations en œuvre « financièrement, aux yeux du public et en regard des conditions de l’aide d’Etat », à hauteur de 3,4 milliards d’euros.

Les hausses devaient atteindre selon les catégories entre 7,5% et 8,5% sur deux ans, et KLM n’avance une date de « dégel » des augmentations : les syndicats ne seraient selon elle pas parvenus à s’entendre sur une nouvelle échéance. Le syndicat FNV (hôtesses de l’air et stewards) envisage d’aller en justice contre cette décision unilatérale, qui « comme toujours affecte le plus durement ceux qui ont les revenus les plus faibles ».

©KLM

Aéroport de Guadeloupe : -50% en juillet

il y a 16 heures 2 min

L’aéroport de Pointe à Pitre-Guadeloupe Pôle Caraïbes a accueilli le mois dernier près de 112.000 passagers, marquant une « prudente reprise » du trafic même s’il reste inférieur de moitié à celui de juillet 2019.

En juillet 2020, la mise en œuvre du dispositif sanitaire contre la pandémie de Covid-19 permettant l’assouplissement progressif puis la disparition des mesures de quarantaine « a amorcé une prudente reprise du trafic » qui atteint 50% de son niveau de 2019 selon le communiqué de l’aéroport guadeloupéen. Un trafic à comparer à celui de juin, qui était en recul de 77%. Ce redémarrage progressif reste malgré tout « cantonné aux destinations domestiques » (métropole et Antilles françaises) ainsi qu’à la Belgique et au Canada. L’aéroport Guadeloupe Pôle Caraïbes avait accueilli un peu plus de 225.000 passagers en juillet 2019.

Retour en capacité de l’axe métropole

Vers la métropole, le trafic est en recul de 50% avec 69.000 passagers en juillet 2020 contre 138.000 l’an passé. Les compagnies aériennes Air France, Air Caraïbes et Corsair ont progressivement augmenté leurs fréquences pour atteindre respectivement 11, 10 et 7 vols hebdomadaires vers Paris, soit une capacité en sièges à hauteur de 63% du niveau de juillet 2019, correspondant à une moyenne de 5 vols quotidiens (contre 7 vols quotidiens en moyenne l’an dernier).

Cette augmentation en capacité se poursuit sur le mois d’août et « devrait aboutir à une offre globale en baisse de l’ordre de 42% sur la période estivale ». Les remplissages sont également en baisse, avec, comme chaque année à cette période, une différence notable selon le sens des vols : au départ les avions sont remplis en moyenne à 57% contre 77% en 2019 (-20 points), alors qu’à l’arrivée le remplissage est de 84% contre 96% l’an passé (-12 points).

L’aéroport rappelle que le retrait anticipé des Boeing 747 de la flotte de Corsair, remplacés par des Airbus A330, diminue mécaniquement l’offre de sièges proposée par cette dernière. Par ailleurs, la procédure de cessation d’activité dont fait l’objet la compagnie Level s’est vue confirmée début août avec la fermeture de la base d’Orly.

La situation de l’offre « devrait continuer de s’améliorer en août ». Le trafic, hors Martinique et Iles du Nord, reste encadré par des mesures sanitaires applicables aux passagers arrivant en Guadeloupe, ceux-ci devant présenter un test PCR négatif datant de moins de 72h avant le départ de leur vol vers les Antilles, ainsi qu’une attestation sur l’honneur de non présentation de symptômes.

Le réseau domestique régional à 65% de son niveau de 2019

Le trafic vers les Iles du Nord (Saint Martin Grand Case et Saint Barthélémy) est en baisse de 9%, à près de 17.000 passagers contre un peu plus de 18.500 l’an passé. La fréquence des liaisons opérées par Air Caraïbes et Air Antilles sur ce réseau, et l’absence de restriction aux déplacements, ont permis de générer une performance moins négative que la tendance globale du trafic ; il est donc possible d’envisager « un retour à la normale plus rapide sur ce faisceau que sur les autres destinations ».

Vers la Martinique et la Guyane, le trafic en recul de 47% (21.700 passagers transportés contre 41.000 l’an passé), demeure « durement impacté » par la recrudescence de l’épidémie en Guyane, malgré 3 à 4 fréquences quotidiennes opérées par les transporteurs régionaux et l’absence de restriction de voyage entre la Guadeloupe et la Martinique. Rappelons que l’urgence sanitaire reste en vigueur en Guyane et que les déplacements depuis ce département restent interdits, sauf motif impérieux. Dans ce cas, les passagers en provenance de la Guyane et autorisés à se déplacer doivent avoir réalisé un test PCR 72 heures avant leur départ et sont soumis, à leur arrivée, à un test PCR et à une quarantaine de 7 jours.

Trafic sur les sept premiers mois de 2020 : -48%

Au cumul sur les 7 premiers mois de 2020, le trafic total de l’aéroport Guadeloupe Pôle Caraïbes est en baisse de près de 48% par rapport à la même période en 2019, alors qu’à la fin février le recul n’était que de 1,7%. Le trafic cumulé, transit inclus, s’élève à un peu moins de 805.000 passagers contre plus de 1.545.000 passagers à fin juillet 2019. Avec une prévision à -50% sur l’ensemble de l’année, la perspective de trafic pour 2020 est de dépasser le seuil du million de passagers « alors que l’aéroport flirtait avec les 2,5 millions, il y a 6 mois ».

Le fret en forte diminution par rapport à 2019

Le trafic fret est également fortement affecté par la crise sanitaire, avec une baisse de volume de 27% sur les 7 premiers mois de 2020. La tendance est particulièrement marquée sur le fret à l’export, « impacté par la diminution des capacités en soute suite à l’arrêt des vols, préjudiciable notamment à l’export de melons malgré la mise en place de vols affrétés ou de rotations supplémentaires tout cargo ». Cependant, avec le retour des capacités avion long-courrier depuis le mois de juillet, la tendance s’améliore et l’activité fret n’enregistre « que » 6,6% de baisse par rapport à juillet 2019.

Guadeloupe-Pôle Caraïbes ©SAGPC

IATA : 60% de trafic en moins cette année en Europe

il y a 16 heures 31 min

Les prévisions de l’IATA pour 2020 en Europe font état d’un trafic aérien limité à 60% de ce qui était prévu avant la pandémie de Covid-19, de plus de 466.000 emplois perdus dans le secteur, et un d’coût global supérieur à 41 milliards de dollars. La France perdrait à elle seule près de 95 millions de passagers.

Une révision à la baisse des prévisions de juin, quand l’Association du transport aérien international (IATA) estimait déjà que le pire est à venir pour le Vieux continent : la mise à jour publiée le 13 aout 2020 continue d’être accompagnée d’une exhortation aux gouvernements européens à « se coordonner pour lever les restrictions aux frontières et à trouver des alternatives aux mesures de quarantaine, afin d’éviter des dommages économiques supplémentaires ». Le nombre de passagers en 2020 devrait désormais baisser « d’environ 60% » en 2020, ce qui représente environ 705 millions de voyages. Les perspectives de reprise à court terme en Europe « restent très incertaines en ce qui concerne la deuxième vague de la pandémie et l’impact économique mondial plus large qu’elle pourrait avoir », ce qui pour l’IATA implique que la demande en Europe ne devrait se redresser que progressivement, et « n’atteindra pas les niveaux de 2019 avant 2024 ».

Même si le marché européen a connu une augmentation du nombre de vols ces derniers mois, soutenue par la réouverture des frontières entre les pays de l’espace Schengen et les pays de l’UE non Schengen, les vols sont toujours inférieurs de plus de 50% à la même période en 2019, rappelle l’IATA. Le transport aérien ne se redressant pas comme on l’espérait initialement, l’impact négatif sur l’emploi s’est accru : plus de 7 millions d’emplois soutenus par l’aviation (y compris le tourisme) en Europe sont désormais menacés (contre environ 6 millions estimés en juin).

« Il est désespérément inquiétant de voir une nouvelle baisse des perspectives de transport aérien cette année, ainsi que les répercussions sur l’emploi et la prospérité. Cela montre une fois de plus l’effet terrible que ressentent les familles à travers l’Europe alors que les restrictions aux frontières et la quarantaine se poursuivent. Il est vital que les gouvernements et l’industrie travaillent ensemble pour créer un plan harmonisé de réouverture des frontières », a déclaré dans un communiqué Rafael Schvartzman, vice-président régional de l’IATA pour l’Europe.

L’analyse des plus grands marchés européens montre une baisse de tous les paramètres depuis les estimations précédentes de l’IATA à la mi-juin. L’impact estimé de la crise sanitaire pour la France par exemple passe entre les prévisions de juin et celles d’aout d’une perte de trafic de 88,7 à 94,6 millions de passagers ; d’une perte d’emplois de 434.700 à 466.100 (tourisme inclus) ; et d’un impact sur le PIB de -38,9 à -41,5 milliards de dollars.

Dans la liste des pays étudiés par l’IATA, c’est l’Espagne qui serait la plus touchée en termes d’emplois et de PIB, tandis que le Royaume Uni enregistrerait 165 millions de passagers perdus cette année.

COUNTRY AUGUST PAX ESTIMATES AUGUST JOBS AT RISK AUGUST GDP UK -165 million -780,000 -$59.3bn Spain -132.7 m -1,049,500 -$69.1bn Germany -117.6 m -550,8 -$38.8bn Italy -98.2 m -369.100 -$25.2bn France -94.6 m -466.100 -$41.5bn

We've had to further downgrade our expectations for #airline passenger recovery across Europe this year. That means more jobs at risk and more economic damage. Governments must cooperate and find alternatives to #COVID19 quarantines. See our release

Royaume-Uni : une quarantaine depuis la France dès samedi

il y a 17 heures 2 min

Les passagers à destination du Royaume-Uni arrivant à partir de samedi matin depuis six pays dont la France et Monaco devront s’auto-isoler pendant quatorze jours, dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19.  

A partir du 15 aout 2020 à 4h00 locales, toute personne arrivant dans les aéroports britanniques depuis la France, Monaco, les Pays-Bas, Malte, Aruba et Turks and Caicos devra passer deux semaines en isolation : l’annonce est tombée jeudi soir, ne donnant donc aux vacanciers que 24 heures pour réagir – comme ce fut le cas fin juillet pour l’Espagne. L’auto-quarantaine signifie au Royaume Uni une déclaration du voyageur sur comment il a voyagé, ses coordonnées, et l’adresse où il s’isolera pendant 14 jours. En cas de non-respect, les amendes commencent à 1000 livres, et peuvent atteindre 3200 livres en cas de fausse adresse ou de « déménagement » non signalé durant la quarantaine.

Le Premier ministre Boris Johnson a déclaré hier vouloir être « absolument impitoyable » sur les restrictions de voyage, « même avec nos amis et partenaires les plus proches et les plus chers » ; « tout le monde comprend qu’en cas de pandémie, vous ne permettez pas à notre population d’être réinfectée ou à la maladie de revenir ». La hausse des cas de contamination dans les six pays en question a justifié cette décision, notamment dans l’hexagone où selon la DGS la situation « continue de se dégrader » : la journée de jeudi a été marquée par 2669 nouveaux cas, 201 admissions à l’hôpital et 25 en réanimation, et 17 décès (20.388 au total depuis le début de la pandémie).

Data shows we need to remove France, the Netherlands, Monaco, Malta, Turks & Caicos & Aruba from our list of #coronavirus Travel Corridors to keep infection rates DOWN. If you arrive in the UK after 0400 Saturday from these destinations, you will need to self-isolate for 14 days.

— Rt Hon Grant Shapps MP (@grantshapps) August 13, 2020

Selon The Independent, un demi-million de Britanniques se trouvent actuellement en France et seraient donc concernés par la mesure, le même nombre ayant prévu de se rendre en France ces prochaines semaines. Le quotidien affirme que les prix des billets d’avion entre Paris ou Nice et Londres ont « quadruplé » depuis l’annonce. Rappelons que les compagnies aériennes British Airways ou easyJet entre autres n’avaient pas modifié leur programme de vol après l’annonce concernant l’Espagne.

La France va mettre en œuvre la réciprocité ; le Ministre des transports Jean-Baptiste Djebarri a déclaré avoir parlé avec son homologue britannique de la volonté française « d’harmoniser les protocoles sanitaires  pour assurer un haut niveau de protection des deux côtés de la Manche ».

Une décision britannique que nous regrettons et qui entraînera une mesure de réciprocité, en espérant un retour à la normale le plus rapidement possible @Djebbari_JB https://t.co/6pA0qDQun6

— Clement Beaune (@CBeaune) August 13, 2020

©Gatwick Airport

Azul : partage avec LATAM et filiale régionale

août 13, 2020 - 1:00pm

La low cost Azul Linhas Aéreas Brasileiras a lancé hier son partage de codes avec LATAM Airlines Brazil, portant sur 64 routes domestiques au Brésil, et dévoilé sa nouvelle filiale régionale, Azul Conecta, visant spécifiquement la desserte de petites communautés.

Alors qu’elle limite jusque là ses opérations internationales à la desserte de Lisbonne et Fort Lauderdale en raison de la pandémie de Covid-19, la spécialiste brésilienne du vol pas cher se développe sur le réseau intérieur. Grâce à l’accord de partage de codes signé en juin dernier, Azul et LATAM Brazil proposent ensemble 64 routes, concentrés vers et depuis leurs hubs dans les aéroports de Brasilia (BSB), Belo Horizonte (CNF), Recife (REC) et Sao-Paulo-Campinas (VCP).

Un total de 35 itinéraires « sans chevauchement » sont désormais disponibles à la vente : les clients de LATAM pourront acheter des billets sur 23 lignes opérées par Azul, tandis que les clients de cette dernière pourront acheter des billets sur 12 itinéraires opérés par LATAM. Plus de routes seront proposées à la fin du mois.

Cet accord « offre aux clients brésiliens la plus large gamme d’options de voyage sur les deux réseaux d’itinéraires connectés », précise un communiqué commun. En outre, les membres des programmes de fidélité TudoAzul et LataM Pass « bénéficieront d’avantages de voyage et d’accumulation de points réciproques sur chaque compagnie aérienne » (12 et 37 millions de membres respectivement).

« Ensemble, nos réseaux apportent une connectivité inégalée au client domestique brésilien. Par exemple, les clients peuvent désormais voler de Campinas à Rio Branco, à Acre, avec une correspondance pratique à Brasilia, un voyage qui ne serait pas possible sans ce partage de code », déclare Abhi Shah, directeur des recettes chez Azul. Jerome Cadier, CEO de LATAM Airlines Brazil, expliquait que le partage de code était « un signe de l’engagement à long terme de LATAM sur le marché brésilien », même si la filiale avait en juillet recouru à la procédure du Chapter 11 aux USA (le groupe a depuis été renfloué par un fonds d’investissement américain, et LATAM Brazil se rapproche de la coentreprise avec Delta Air Lines).

©LATAM

#Azul lança sua empresa para voos sub-regionais https://t.co/aDZGQb2Etg

— O Tempo (@otempo) August 11, 2020

La low cost a d’autre part dévoilé mardi sa nouvelle filiale régionale, Azul Conecta, après avoir racheté TwoFlex en janvier dernier. Elle dispose de 17 Cessna Caravan de neuf sièges qui seront déployés vers 36 nouvelles villes et communautés avec correspondance sur le réseau d’Azul. Trois appareils seront exclusivement dédiés au transport de marchandises, ce qui « aidera Azul Cargo Express à atteindre des villes demandeuse de services de fret ».

Azul Conecta « est né de la vocation régionale d’Azul et de TwoFlex, qui, séparément, assuraient déjà des liaisons aériennes vers de nouvelles et différentes régions du Brésil. Désormais, nous unissons la force des entreprises pour, en particulier en ce moment de flexibilité et de reprise, orienter le transport de passagers et de fret vers des lieux qui ne sont pas desservis aujourd’hui en raison de la pandémie, ou vers des villes potentielles qui n’ont pas d’opérations aériennes. Avec Conecta, nous voulons atteindre le cap historique de 200 villes desservies dans le pays dans les années à venir », souligne le CEO de la nouvelle filiale Flávio Costa dans un communiqué.

©Azul

Kenya Airways supprimera 40% de ses effectifs

août 13, 2020 - 12:00pm

Le Conseil d’administration de la compagnie aérienne Kenya Airways vient d’approuver la suppression de 1500 postes sur 3730, et une réduction de ses activités tous azimuts en raison de l’impact de la pandémie de Covid-19 sur ses revenus.  

Fin juillet, l’IATA déplorait les lourdeurs administratives qui empêchent les compagnies africaines de recevoir l’aide promise ; la compagnie nationale kényane n’en a reçu aucune, et vient donc de donner son feu vert à une diminution du réseau, de la flotte et des effectifs. Selon le quotidien The Star, le CEO par intérim Allan Kilavuka a déclaré au principal syndicat de pilotes que les licenciements allaient commencer « immédiatement », tout en respectant les lois du travail. Il cite un audit interne selon lequel les opérations de Kenya Airways ne sont « pas viables avec un statu quo ». Au moins 182 pilotes et 400 PNC pourraient ainsi perdre leur emploi. Les frais du personnel représentent 20% des coûts de Kenya Airways, dont un tiers pour les navigants, 24,9% pour le personnel au sol, 13,8% pour la technique ou 12,5% pour le commercial selon le quotidien.

Le dirigeant de Kenya Airways a ajouté que les projections à court et moyen terme indiquaient qu’elle « doit réduire ses opérations pour résister à la baisse de la demande des clients et aux chocs économiques ». Avec pour conséquence immédiate la suspension de huit routes en Afrique, entre sa base à Nairobi-Jomo Kenyatta et les aéroports de Bamako, Blantyre, Brazzaville, Djibouti, Luanda, Khartoum, Maputo et Mogadiscio. Et ce alors qu’elle vient à peine de relancer ses opérations internationales.

Face à une demande réduite, une partie de la flotte est clouée au sol : parmi ses 38 avions, quatre Boeing 787 sont inactifs, ainsi que six 737-800, deux 737-700, deux 737-300F et douze Embraer 190 selon le décompte de ch-aviation.

« Nous continuerons également d’exploiter un réseau réduit car il faudra un certain temps avant que l’industrie ne commence à rebondir », a déclaré le CEO de la compagnie de l’alliance SkyTeam. « L’ampleur de ce défi nécessite des changements substantiels, de sorte que nous soyons dans une position compétitive et résiliente pour faire face à l’impact de Covid-19 et résister à toute réduction à long terme de la demande des clients et à tout autre choc économique ».

Le syndicat de pilotes a publié une lettre ouverte au président kenyan Uhuru Kenyatta, expliquant entre autres que Kenya Airways « aurait dû profiter des vides laissés par Air Mauritius ou South African Airways », au lieu de mettre en péril « l’investissement que le Kenya a réalisé dans l’amélioration de l’infrastructure aéroportuaire, ce qui entraînera une perte importante de recettes fiscales dans le secteur ». La réduction des effectifs fera perdre au pays « des talents hautement qualifiés au profit des transporteurs étrangers », et à Nairobi sa place de plaque tournante d’Afrique de l’est « au profit d’Addis Abeba ou Kigali »…

©Kenya Airways

Blue Air : un Beauvais – Bacau à l’automne

août 13, 2020 - 11:00am

La compagnie aérienne low cost Blue Air lancera en octobre cinq nouvelles routes au départ de Bacau, dont celles vers Paris-Beauvais, Munich et Cologne.

A partir du 1er octobre 2020, la spécialiste roumaine du vol pas cher basera trois Boeing 737-800 à l’aéroport de Bacau-George Enescu, de quoi lui permettre d’y proposer treize destinations au total. Parmi les nouveautés, la route vers Beauvais-Tillé sera proposée tous les samedis avec départ de Roumanie à 7h10 (arrivée à 9h05) et retour de France à 9h50 (arrivée à 13h35). Blue Air sera sans concurrence directe ou indirecte sur cette ligne, sa troisième vers l’Oise après celles au départ de Bucarest et Iasi ; ce jeudi matin, les réservations n’étaient ouvertes qu’en octobre.

Les autres nouveautés de la low cost à Bacau concernent Munich et Cologne-Bonn, qui auront droit chacune à deux rotations hebdomadaires, ainsi que Bucarest et Cluj-Napoca (respectivement 4 et 3).

Le renforcement de sa base permettra en outre à Blue Air de renforcer les fréquences sur les lignes existantes : Londres-Luton et Rome-Fiumicino auront droit à un vol quotidien, Bergame et Turin à 6 et 5 rotations hebdomadaires respectivement, Dublin à 4, Bruxelles à 3, et Madrid et Barcelone à 2. 

« Nous sommes heureux d’annoncer la mise à niveau de nos opérations de Bacau dans le cadre de notre engagement à nous concentrer sur une meilleure connectivité entre les principales destinations nationales et entre les principaux hubs roumains et le reste de l’Europe », a déclaré dans un communiqué Oana Petrescu, CEO de Blue Air. « Nous attendons avec impatience le 1er octobre comme le jour où nous pourrons reprendre les vols de l’aéroport de Bacau, après sa fermeture prévue en raison de travaux de modernisation, et nous sommes prêts à mieux servir nos passagers à Bacau avec un nouveau programme de vols qui offre désormais des liaisons directes entre La Moldavie et la Transylvanie, et ouvre de nouvelles destinations telles que Bucarest, Cluj, Munich, Cologne et Paris », a-t-elle ajouté.

©Blue Air

Emirates porte son réseau à 74 lignes

août 13, 2020 - 10:00am

La compagnie aérienne Emirates Airlines relancera d’ici un mois ses lignes à destination de Birmingham en Grande-Bretagne, Houston aux USA et Cebu aux Philippines, offrant désormais au départ de Dubaï  74 routes opérées ou relancées depuis la pandémie de Covid-19.

Les vols de la compagnie émiratie vers l’aéroport de Birmingham reprendront le 1er septembre 2020, avec quatre vols par semaine opérés en Boeing 777-300ER. Emirates dessert déjà dans le pays Londres-Heathrow (y compris en Airbus A380) et Manchester.

L’aéroport de Houston-George Bush sera de nouveau desservi par Emirates dès le 23 aout, avec trois rotations hebdomadaires en 777-200LR. La ville du Texas sera alors sa sixième destination aux Etats-Unis, après New York- JFK, Washington, Chicago, Los Angeles et Boston (à compter de samedi), avec un total de 27 vols par semaine depuis Dubaï.

Aux Philippines enfin, l’aéroport de Mactan-Cebu retrouvera le 777-300ER d’Emirates à partir du 23 an, avec deux vols par semaine. L’archipel bénéficie déjà de la compagnie émiratie à Manille et Clark.

Les clients du réseau Emirates « peuvent maintenant faire escale ou voyager à Dubaï, depuis que la ville a rouvert ses portes aux voyageurs d’affaires et aux touristes du monde entier ». Les tests PCR sont obligatoires pour tous les passagers arrivant à Dubaï (et aux EAU) ou transitant par Dubaï, y compris pour les citoyens des EAU, les résidents et les touristes, quel que soit leur pays d’origine.

Happy #WorldElephantDay! While our superjumbos soar again in the skies, we’re celebrating jumbos on the ground. Emirates is proud to work with @ROUTESPartners and @united4wildlife to fight wildlife trafficking and protect elephants for generations to come. pic.twitter.com/q8VkOYS5C6

— Emirates Airline (@emirates) August 12, 2020

©Emirates

FAL Airbus : nouvel A380, premier A320neo (vidéo)

août 13, 2020 - 9:00am

L’Airbus A380 MSN269, l’un des derniers qui sera assemblé pour la compagnie aérienne Emirates Airlines avant l’arrêt de la production, a effectué mercredi son vol inaugural, tout comme le premier A320neo destiné à low cost japonaise Peach.

Le futur A380 A6-EVP de la compagnie basée à l’aéroport de Dubaï s’est envolé pour la première fois à Toulouse le 12 aout 2020, la livrée d’Emirates Airlines n’étant visible que sur la dérive verticale. Ce superjumbo est l’un des cinq derniers en cours d’assemblage dans la FAL d’Airbus, où les éléments de fuselage du tout dernier (MSN272) étaient arrivés en juin.

Emirates Airlines a déjà promis que «tous ses A380 revoleront » une fois la pandémie de Covid-19 terminée, afin de répondre à la reprise (espérée) du trafic. Le 3eme et dernier A380 d’All Nippon Airways (ANA), seul autre client attendant encore un superjumbo, est lui prêt à être livré a priori l’automne prochain. Air France reste à ce jour le seul opérateur ayant annoncé une sortie de flotte anticipée de tous ses superjumbos.

La production de l’A380 s’arrêta l’année prochaine, comme annoncé par Airbus le 14 février 2019.

First test flight today for the number 269, of the last five Airbus #A380 that will be built.

Boeing : annulation de MAX, commande de BCF

août 13, 2020 - 8:00am

La compagnie aérienne Icelandair a annulé quatre des Boeing 737 MAX commandés et à reporté la livraison de six autres, tandis que la société de leasing GECAS signait pour onze conversions de 737-800 en avion cargo supplémentaires.

Basée à l’aéroport de Reykjavik-Keflavik, la compagnie nationale islandaise a annoncé le 11 aout 2020 avoir trouvé un « règlement final » avec Boeing sur l’impact des retards de livraison des 737 MAX. Icelandair avait déjà mis en service cinq MAX 8 et un MAX 9 avant l’immobilisation au sol en mars 2019 de tous les monocouloirs remotorisés ; sur les dix encore attendus, quatre sont désormais annulés, et un « calendrier révisé » a été convenu pour la livraison des six autres, du premier trimestre 2021 au premier trimestre 2022.

En outre, le règlement prévoit une compensation supplémentaire pour Icelandair « qui couvre une partie substantielle des dommages subis par la suspension et sera principalement réalisé d’ici le deuxième trimestre 2021 », et dont le montant est bien sûr confidentiel. Cet accord « renforce la position de liquidité du groupe Icelandair et permet une planification plus flexible de la flotte dans les années à venir », le 737 MAX restant « un élément important du plan de la société visant à renforcer ses activités et à accroître sa flexibilité et sa capacité de croissance ».

Aux Etats-Unis, GECAS (GE Capital Aviation Services) a signé un accord avec Boeing convertissant en commandes fermes 11 options pour des 737-800BCF (Boeing Converted Freighter), et ajoutant neuf options supplémentaires au carnet de commandes de GECAS Cargo ; ils sont attendus entre 2022 et 2024.

 La branche leasing d’avions commerciaux de General Electric a désormais commandé ferme 60 737-800BCF plus 14 en option, depuis le lancement du programme de conversion en 2016 ; 23 lui ont été livrés.

GECAS Cargo a plus de 25 ans d’expérience dans la location de cargo, y compris les conversions de passagers à cargo (P2F), « avec plus de 80 conversions réussies ». Cette annonce porte à plus de 100 ses commandes et options pour les avions cargo convertis.

©GECAS

EasyJet bientôt en Ukraine ?

août 13, 2020 - 7:30am

La compagnie aérienne low cost easyJet a reçu les autorisations pour lancer des vols entre l’Italie et l’Ukraine, qui deviendra alors le 37eme pays de son réseau.

Le régulateur italien ENAC (Ente Nazionale per L’aviazione Civile) a accordé à la spécialiste britannique du vol pas cher les créneaux de vols nécessaires pour lancer 12 vols par semaine entre des aéroports italiens et ukrainiens non précisés, et ce dès le début de la prochaine saison hivernale fin octobre 2020 selon ch-aviation. Pas de commentaire officiel de la part d’easyJet, certaines sources précisant que les créneaux ont été attribués à sa filiale Europe basée à Vienne. EasyJet n’a jamais posé ses Airbus en Ukraine.

L’annonce du régulateur italien intervient alors que Wizz Air a dévoilé le mois dernier 14 nouvelles liaisons avec 96 rotations hebdomadaires entre cinq aéroports ukrainiens et sept en Italie (deux pays où elle est déjà très présente).

L’ENAC en a d’autre part accordé 56 à Ryanair, toujours sur l’axe vers l’Ukraine, en plus de créneaux de vol vers St Petersburg en Russie.  

La route entre les deux capitales Rome et Kiev est déjà proposée par Alitalia, Ukraine International Airlines et SkyUp (Wizz Air y débarquera en mars prochain). Les transporteurs ukrainiens Windrose Airlines et Jonika Airlines sont également présents en Italie.

©easyJet

Fermeture de Level France : les A330 quittent Orly

août 13, 2020 - 7:00am

Deux des trois avions de la compagnie aérienne low cost long-courrier Level France ont quitté leur base à Paris-Orly mardi, pour être rendus à leurs propriétaires. Elle avait annoncé le mois dernier un projet de cessation d’activité, ayant arrêté de vol depuis el début de la pandémie de Covid-19.

Le 11 aout 2020, deux Airbus A330-200 de la filiale du groupe IAG basée à l’aéroport de Paris-Orly ont pris le chemin de Nîmes pour un stockage a priori de longue durée. Les appareils immatriculés F-HLVN et F-HLVL, pris en leasing chez CALC, étaient configurés comme le troisième (F-HLVM) pour accueillir 21 passagers en classe Premium et 293 en Economie. De son vrai nom OpenSkies, Level France était déjà mal en point en début d’année, annonçant la fermeture de sa ligne vers Las Vegas et l’annulation du lancement de celle vers Boston.

Lors de l’annonce le 8 juillet du « début de la fin », la compagnie expliquait que l’impact de la pandémie de Covid-19 « et la probabilité que la demande des passagers ne revienne pas au niveau de 2019 avant 2023 au plus tôt, ont contraint OpenSkies à informer officiellement son comité économique et social d’un projet de cessation totale de ses activités et de sa proposition d’élaborer un plan de sauvegarde de l’emploi ». Le résultat des négociations avec les syndicats sur « les modalités du plan de sauvegarde de l’emploi », concernant 180 salariés environ, n’est pas attendu avant la mi-octobre.

Les grandes négociations commencent sur l'avenir de 180 salariés. Pourquoi fermer quand le groupe IAG a gagné 9 milliards sur 3 ans ?

Air France sacrifiera bien 40% des postes chez HOP

août 13, 2020 - 6:30am

Les effectifs de la compagnie aérienne régionale HOP ne devraient pas dépasser 1403 postes contre 2421 aujourd’hui, la réduction de 40% du réseau intérieur prévue par la maison-mère Air France affectant tous les corps de métiers.

Alors que la montée en puissance de la filiale low cost Transavia France sur le marché domestique était entérinée par le syndicat de pilotes SNPL le 12 aout 2020, les salariés de HOP n’ont pas entendu la moindre bonne nouvelle lors d’un CSE à Nantes, qui se poursuivra ce jeudi matin. Fin 2022, la compagnie régionale ne devrait plus compter que 1403 pilotes, hôtesses de l’air et stewards, techniciens et personnel au sol.

Les 1018 suppressions de postes (328 PNT, 286 PNC et 404 au sol) devraient intervenir à partir du début 2021, et se faire via des plans de départ volontaires, des accords de rupture conventionnelle collective (comme chez les pilotes par exemple), et surtout le non remplacement des départs naturels qui pourrait concerner la moitié des postes visés. Et ce sans départ contraint selon le gouvernement, qui a fourni à Air France une aide d’Etat à hauteur de 7 milliards d’euros – même si le CEO de HOP Pierre-Olivier Bandet a reconnu que si un sureffectif persiste des « départs contraints » étaient envisageables à l’horizon 2023.

La restructuration du réseau intérieur d’Air France, qui a perdu 200 millions d’euros l’année dernière dont 80 millions sont imputés directement à HOP (et ce avant même le début de la pandémie de Covid-19), implique pour celle-ci la perte de nombreuses liaisons domestiques, dont toutes celles à Paris-Orly mais aussi des « transversales » comme Lyon – Nantes, certaines lignes étant en outre transférées à Transavia (entre Paris et Montpellier ou Biarritz par exemple). Elle ne conservera que deux bases à Roissy et Lyon, et sa flotte passera de 69 à 32 avions, uniquement des Embraer, ce qui entrainera la fermeture des centres de maintenance de Morlaix et Lille.

« On voit ça d’un mauvais œil puisque ça revient à déshabiller Hop! pour rhabiller Transavia », a déclaré sur Europe 1 Étienne Rossignol, élu de l’Union des navigants de l’aviation civile (UNAC) au CSE. Avant de dénoncer les probables mobilités contraintes : « si les gens n’acceptent pas de changer de bassin d’emploi ou, dans le cas des personnels navigants, s’ils n’acceptent pas de repartir tout en bas de l’échelle des grilles salariales d’Air France, ils seront en position d’être licenciés », ajoute le syndicaliste. « On va amplifier la lutte et continuer à se battre car ce plan est inacceptable. Ce n’est pas un plan de restructuration, c’est un plan de destruction », a affirmé à l’AFP Joël Rondel, secrétaire du CSE et élu CGT. 

Le plan global de départs volontaires du groupe Air France porte sur 7580 postes d’ici fin 2022. Air France-KLM prévoit au total une réduction structurelle de la capacité du groupe qui devrait atteindre au moins 20% d’ici la fin de l’année prochaine par rapport aux niveaux d’avant la crise sanitaire.

©Aéroport de Lille

Air France : les pilotes à fond pour le développement de Transavia

août 13, 2020 - 6:00am

Les pilotes du syndicat SNPL ont voté massivement en faveur du développement de la compagnie aérienne low cost Transavia France sur les lignes domestiques, au moment où Air France rétrécit de 40% l’activité de sa filiale régionale HOP. Le groupe applaudit cette nouvelle étape vers une rationalisation du secteur court-courrier et son retour à la rentabilité.

Lancé le 25 juillet 2020  par la section Air France-Transavia France du SNPL France ALPA, syndicat majoritaire dans le groupe français, le référendum portant sur la « réorganisation des vols domestiques » a accouché hier d’un résultat sans appel : les « projets d’accord sur l’accompagnement du projet domestique et d’avenant à l’accord de groupe pilotes Air France-Transavia France » ont été approuvés par 90,37% de votes positifs, avec un taux de participation de 82,63%. Ce résultat « illustre, sans ambiguïté, la volonté des pilotes de s’impliquer dans l’avenir d’Air France et de participer au développement de Transavia France », déclare dans un communiqué le syndicat. Qui avait déjà donné en juin son feu vert au départ d’environ 400 pilotes de la compagnie nationale française, dans le cadre du plan de restructuration post-pandémie de Covid-19 qui la verra supprimer 7580 postes d’ici fin 2022 et réduire de 40% son réseau domestique.

Guillaume Gestas, Président du SNPL Air France-Transavia France, a souligné : « en approuvant ces textes majeurs, les pilotes manifestent à la fois leur intérêt dans la compagnie Transavia France, principal vecteur de croissance du moyen-courrier dans le groupe, ainsi que leur confiance dans l’avenir du moyen-courrier d’Air France, cœur du Hub de Paris Charles De Gaulle ».

Pour Anne Rigail, directrice générale d’Air France, ce marché domestique « est un atout stratégique du groupe, et relier les régions françaises entre elles et au Monde fait partie intégrante de notre mission. Pour pouvoir continuer à l’assurer, il est aujourd’hui indispensable de ramener cette activité à l’équilibre. Je salue la qualité du dialogue que nous avons eu avec l’ensemble des partenaires sociaux pour donner à Air France les moyens d’y parvenir à horizon 2023, en utilisant au mieux les atouts uniques des différentes compagnies du groupe ». La dirigeante ajoute : « couplée au renouvellement de notre flotte, cette réorganisation de notre activité nous permettra également d’atteindre nos objectifs en matière de développement durable, avec une réduction de 50% de nos émissions de CO2 sur le domestique d’ici à 2024. Face à ces réorganisations, la solidarité entre les différentes sociétés du groupe sera une priorité ».

#AirFrance signe un accord majoritaire avec le @snplafalpa pour le développement de @transaviaFR sur le réseau domestique.
Plus d'informations ici ▶️ https://t.co/J6AuzqKans pic.twitter.com/dx1wMXcxW6

— Air France Newsroom (@AFnewsroom) August 12, 2020

Air France-KLM parle de son côté d’une « étape décisive dans son développement », les taux de participation et de votes favorables traduisant selon lui « la responsabilité des pilotes et la volonté de l’ensemble des parties prenantes de doter Air France des moyens de résister à la crise du COVID-19 et d’en sortir plus forte en réorganisant son réseau domestique ». Déficitaire depuis plusieurs années malgré une restructuration continue depuis les années 2000 selon un communiqué du groupe franco-néerlandais (perte de 200 millions d’euros en 2019, dont 80 millions attribués à HOP), ce réseau « est soumis à une forte concurrence dans le cadre de la croissance ininterrompue des compagnies low cost et du réseau TGV ».

L’avenant à l’accord de groupe prévoit que Transavia France puisse opérer des lignes sur le réseau domestique et fait évoluer les garanties d’activité moyen-courrier « en cohérence avec les perspectives d’activité envisagées sur le réseau domestique pour les années à venir ». Il y a un an, un premier accord avait déjà été signé par le SNPL levant toute limitation de croissance de la flotte de Transavia France. Ces évolutions « vont permettre une rationalisation de l’activité court-courrier du groupe Air France afin d’atteindre une rentabilité durable », explique le groupe qui prévoit d’ici à 2023 :

  • Le groupe Air France-KLM renforcera sa position stratégique à Paris en capitalisant sur les atouts de ses différentes compagnies et notamment sur les forces d’Air France et de ses partenaires.
  • A Paris-Charles de Gaulle, Air France poursuivra le renforcement de sa base principale pour les vols moyen et long-courrier aux terminaux 2F et 2E. HOP! connectera le hub mondial de Paris-Charles de Gaulle aux marchés régionaux au départ du terminal 2G.
  • A Paris-Orly, Air France transformera et diversifiera son réseau en vue d’enrichir son offre et d’améliorer significativement sa performance financière. Sur le marché domestique, Air France continuera d’assurer les vols fréquents La Navette vers Toulouse, Nice et Marseille, ainsi les lignes vers la Corse. Air France renforcera également son offre long-courrier vers l’Outre-mer (Cayenne, Pointe-à-Pitre, Fort-de-France, Saint-Denis de La Réunion) ainsi que vers New York JFK. Transavia France lancera des liaisons domestiques tout en poursuivant sa croissance vers l’Europe, faisant ainsi croître l’offre du groupe.
  • A Lyon, Air France confortera sa position en développant l’offre de HOP! et de Transavia France. La low cost poursuivra également sa croissance au départ de ses bases de Nantes, Lyon et Montpellier.
  • L’expérience client proposée par Transavia France continuera d’évoluer pour renforcer la compétitivité de l’offre face aux autres acteurs du marché low cost, tout en conservant un positionnement clair et pertinent sur le marché loisirs.

Le développement de Transavia France sur le marché domestique français est présenté comme « une étape clé du plan stratégique du groupe Air France afin d’en améliorer les performances financières ». Grâce à cette nouvelle offre, le groupe Air France « se donne les moyens d’être compétitif sur chacun des segments sur lesquels il opère et décline sur chacun les bons outils, avec un produit et un modèle adapté (positionnement sur les marchés loisirs, régional, correspondances et point-à-point, offre court, moyen et long-courrier, offre de classe Economie, Premium economy, Affaires et La Première, programme de fidélisation Flying Blue) ». Cette réorganisation permettra au groupe Air France de tirer le plein parti de son positionnement géographique, la France constituant le premier marché au monde en termes de trafic entrant. Transavia France, qui a transporté 7,4 millions de passagers en 2019 (+5%) avec un coefficient d’occupation de 92,8%, « annoncera prochainement le détail des liaisons qu’elle prévoit d’assurer » et le calendrier de leur ouverture.

Ce projet de réorganisation de l’activité court-courrier s’inscrit également dans la dynamique d’accélération des efforts du groupe Air France-KLM en matière de développement durable, qui selon son communiqué « comptent déjà parmi les plus ambitieux de l’industrie ». Les lignes entre Paris-Orly et la province pour lesquelles il existe une alternative ferroviaire en moins de 2h30 seront fermées et le renouvellement de la flotte s’effectuera à un rythme soutenu avec l’arrivée des premiers Airbus A220-300 à compter de septembre 2021. Ces appareils de dernière génération constituent l’un des principaux leviers de réduction de l’empreinte carbone déployés par Air France et permettent une réduction des émissions de CO2 de 20% par rapport aux A318 et A319 qu’ils remplaceront. Air France continuera par ailleurs à « compenser pro activement » la totalité des émissions de CO2 de ses clients sur les vols domestiques.

Le groupe Air France-KLM poursuit la réorganisation de l’ensemble de ses activités. Il mettra tout en œuvre pour « limiter l’impact de ces évolutions » sur ses salariés à travers le monde, et continuera à travailler « avec responsabilité » avec l’ensemble des partenaires sociaux pour assurer cette transformation « difficile mais nécessaire » dans les meilleures conditions. « La signature rapide de cet accord est une avancée majeure de la stratégie de rebond du groupe Air France-KLM » a déclaré Benjamin Smith, Directeur Général du groupe Air France-KLM. « Alors que notre secteur vit une crise sans précédent et qu’il entre dans une phase de profonde mutation, nous avons franchi une étape essentielle en vue d’améliorer durablement nos performances économiques et environnementales. Transavia France est un atout différenciant pour le groupe, et nous ouvrons aujourd’hui un nouveau chapitre de son développement, en concertation avec l’ensemble des parties prenantes, déterminées à faire gagner Air France ».

©Air France-KLM

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