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Reprise : tribune de l’UAF et vision du gouvernement

Actualités de Air-Journal - il y a 3 heures 49 min

Face à une pandémie de Covid-19 toujours active, le président de l’Union des aéroports français (UAF) estime dans une tribune qu’il faut déjà penser au printemps prochain, mais mettre en place dès cet hiver des tests rapides au départ des vols internationaux. Le ministre des transports évoque aussi une possibilité de reprise en 2021, mais insiste sur l’importance de donner aux compagnies aériennes une chance de repartir sur un pied d’égalité.

Dans un texte publié le 3 décembre 2020 dans La Tribune, le président de l’UAF Thomas Juin affirme qu’avec une chute de plus de 70% du trafic aérien en 2020, « il faut se rendre à l’évidence, le trafic aérien ne repartira pas cet hiver, et l’erreur serait d’attendre la disparition de l’épidémie pour envisager les conditions de la reprise ». Il faut « dès à présent » viser le cap d’avril 2021, début de la saison estivale pour les compagnies aériennes qui « étoffent leurs programmes et proposent de nouvelles destinations ». La situation de l’été dernier, quand elles ont « renforcé de manière volontariste leur capacité et ont été stoppées dans leur élan par l’absence de coordination européenne et le retour brutal et erratique des quarantaines », ne peut être répétée, insiste Thomas Juin. Des dispositifs de tests express au départ des vols internationaux, y compris au sein de l’Union européenne, doivent donc être mis en place dès cet hiver, et il faut « inciter progressivement les passagers » à se munir d’attestations de tests négatifs avant l’arrivée à l’aéroport.

Faute d’action à l’échelle européenne sur les mesures sanitaires, le président de l’UAF estime qu’il faut privilégier les accords de réciprocité « afin de lever les quarantaines sans quoi toute reprise du trafic est illusoire ». Il évoque « d’abord les principaux partenaires européens »  (Italie, Allemagne, Espagne, Belgique, Suisse, Portugal…) mais aussi vers les marchés hors UE « prioritaires -Royaume-Uni, Bassin méditerranéen, Etats Unis, Russie, etc. ». Le transport aérien doit pouvoir fonctionner « avec un virus actif comme il a su le faire avec la menace terroriste après le 11 septembre 2001 », souligne-t-il.

En avril 2021, il s’agira de « reconstruire la connectivité aérienne de la France à partir d’une page blanche, car le réseau aérien français est anéanti ». Estimant que les compagnies aériennes chercheront à redéployer les lignes aériennes « là où elles dégageront le maximum de cash tout en proposant des tarifs attractifs », Thomas Juin explique que la France doit donc « attacher la plus grande importance » à l’écart de fiscalité avec ses principaux concurrents, notamment l’Espagne et l’Italie. Il demande donc une baisse de 50% de la taxe d’aéroport sur les premiers mois de redémarrage « afin d’inciter les compagnies à positionner leurs avions en France et neutraliser l’augmentation des taxes consécutive au Brexit sur les liaisons avec le Royaume-Uni ».

Sur la question de l’emploi, le président de l’UAF souligne que le dispositif d’activité partielle doit être prolongé au-delà du 31 décembre « pour limiter le risque de plans sociaux et de perte de compétence ». Il faut également que ce dispositif puisse bénéficier de manière identique « à l’ensemble des acteurs de l’écosystème du transport aérien », la chute du trafic se traduisant par une même chute de chiffre d’affaires « pour tous les acteurs ».

L’Etat doit s’assurer que le financement des missions régaliennes de sécurité et sûreté aéroportuaires « soit pleinement sécurisé » : « le pire serait de devoir puiser dans des trésoreries exsangues afin de combler un déficit régalien, alors même que nombre d’aéroports ont déjà dû contracter des prêts pour survivre », déclare Thomas Juin. L’avance de 300 millions d’euros de l’Etat en 2020 est « déjà insuffisante. Une somme supplémentaire doit être provisionnée pour sécuriser l’année 2021 et éponger le déficit 2020 restant », et une réflexion doit enfin être initiée pour « repenser plus largement le modèle du financement de la sûreté aéroportuaire ».

Cinq mois, c’est le temps qu’il nous reste pour réussir, avec l’appui des pouvoirs publics et sur la base de ces propositions, la reprise du transport aérien. Soyons collectivement à la hauteur de cet enjeu. L’avenir de milliers d’entreprises et d’emplois en dépend. (Thomas Juin, président de l’Union des aéroports français)

©UAF

Interrogé par Déplacements Pros, le ministre délégué aux transports Jean-Baptiste Djebbari a de son côté évoqué « de bons espoirs de reprise pour 2021 », notamment grâce à l’arrivée de vaccins contre la Covid-19 et aux « différents plans de support à l’industrie du transport aérien » (dont les 8 milliards d’euros d’aide à l’aéronautique et les différents soutiens financiers apportés aux compagnies aériennes, y compris 7 milliards pour Air France). Mais face à la crise, « il faut se donner la chance de faire repartir les opérateurs sur un pied d’égalité. La France doit résister et continuer d’être présente avec le pavillon français », a-t-il déclaré. Il est donc essentiel selon le ministre d’harmoniser les conditions d’exploitation des opérateurs « et de bannir, au niveau européen, les artifices utilisés par certains opérateurs comme le « pay to fly » et l’usage de faux indépendants » mais aussi de régler « les problématiques juridiques qui régissent les bases d’exploitation ».

Il y a trois types de compagnies. Les groupes, les low-cost et les compagnies intermédiaires. Les groupes ont particulièrement souffert, dans le contexte de la crise, de par leur activité mondiale. Les groupes sont stratégiques et les Etats les ont aidés en priorité. Les opérateurs low-cost ont des réserves financières importantes et ont su, jusqu’à présent, encaisser le choc. Les compagnies intermédiaires souffrent de la concurrence féroce des low-cost qui n’ont pas les mêmes charges et qui, parfois, sont des opérateurs extra-européens.

Jean-Baptiste Djebbari se dit aussi en faveur d’une harmonisation européenne en ce qui concerne le dépistage du coronavirus : les tests antigéniques utilisés par la France « sont une avancée majeure. L’acceptation de ces tests par nos partenaires européens fera l’objet des discussions qui animeront le Conseil européen de la semaine prochaine », explique-t-il. L’idée, c’est d’avoir un socle harmonisé « et de pouvoir discuter avec les autres grands blocs – Chine, USA, Amérique du Sud – afin d’assurer des corridors sanitaires et de donner de la visibilité aux opérateurs des déplacements et aux usagers ».

Le ministre se dit favorable au passeport sanitaire proposé par l’IATA entre autres, mais il est fermement opposé au principe de la vaccination obligatoire telle qu’annoncée par Qantas : « ce n’est pas à un opérateur aérien de décider si un passager doit être vacciné ou non. L’approche doit être internationale pour garantir une clarté des conditions d’entrée et une compréhension par tous les acteurs ».

On retiendra a contrario le ton nettement plus pessimiste affiché hier par le CEO d’Air France-KLM Ben Smith, qui s’exprimait lors d’un sommet de l’économie organisé par le magazine Challenges : « il faudra environ 4 à 5 ans pour retrouver le niveau de 2019. Avec le retour d’abord des clients loisirs et plus tard ceux du trafic business », a-t-il déclaré, une estimation qui n’a pas varié malgré l’arrivée prochaine des vaccins.

©Groupe ADP

 

Aéroport de Nantes: près de 40 routes pour Noël

Actualités de Air-Journal - il y a 4 heures 18 min

L’aéroport de Nantes-Atlantique propose pour les fêtes de fin d’année près de 40 destinations en vols directs, en France comme à l’étranger.

Pour les vacances de Noël 2020, Lille, Marseille, Toulouse mais aussi Barcelone, Marrakech ou Ténériffe figurent au programme de l’aéroport nantais, d’où il sera possible de « rejoindre ses proches ou de s’offrir une escapade en France ou à l’étranger ». Le gestionnaire Vinci Airports a publié la liste mise à jour des lignes opérées par les compagnies aériennes (Air France, easyJet, Iberia, Nouvelair, Royal Air Maroc, Ryanair, Transavia, Tunisair, Volotea et Vueling) présentes à Nantes-Atlantique :

Les destinations françaises « resteront à l’honneur, » avec des départs et des arrivées chaque jour entre Nantes et les grandes métropoles régionales : Ajaccio, Bâle-Mulhouse, Bastia, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nice, Perpignan, Strasbourg, Toulouse. « De quoi permettre à chacun de retrouver ses proches et/ou d’opter pour une découverte made in France de belles destinations domestiques pendant ses congés », souligne le communiqué de l’aéroport.

Paris-CDG et Amsterdam (hubs respectivement d’Air France et KLM) seront reliés quotidiennement pour permettre les correspondances vers d’autres destinations plus lointaines. Les vacances de Noël peuvent également être l’occasion de s’évader un peu plus loin, avec plusieurs destinations à l’international possibles en direct de Nantes :

  • Pour se rendre en Espagne, de nombreuses possibilités s’offrent aux passagers du Grand Ouest : Séville et Malaga en Andalousie (de 1 à 2 vols aller-retour par semaine selon les compagnies), Valence, Alicante, Madrid et Barcelone (de 1 à 7 fréquences hebdomadaires) ou encore les îles Canaries : Fuerteventura, Grande Canarie, Lanzarote et Ténériffe (de 1 à 2 fréquences hebdomadaires).
  • En Italie, Venise sera desservie 2 à 4 fois par semaine.
  • Le Portugal est connecté du nord au sud avec Porto, Lisbonne, Faro ou encore Funchal sur l’île de Madère (de 2 à 7 vols aller-retour chaque semaine).
  • Pour le Royaume-Uni, Londres est proposée à raison de 6 fréquences hebdomadaires.
  • Au Maroc, Agadir, Casablanca, Fès ou Marrakech seront accessibles à raison de 1 ou 2 allers-retours par semaine.
  • La Tunisie, avec Djerba, Monastir ou Tunis, permettant de profiter du bord de mer et du soleil à raison de 1 à 2 vols aller-retour par semaine.
  • Prague en République tchèque sera connectée 3 fois par semaine.
  • Istanbul en Turquie est quant à elle desservie à raison d’1 aller-retour par semaine.
  • Enfin, durant toute la période des vacances scolaires, Genève en Suisse est accessible avec 7 vols aller-retour par semaine.

Toutes ces destinations sont proposées par les compagnies, rappelle l’aéroport de Nantes-Atlantique. Dont le site internet permet de retrouver tous les programmes au départ de Nantes tant pour les fêtes que pour l’ensemble du mois de décembre. 

Cyril Girot, Directeur Général de l’aéroport Nantes Atlantique – VINCI Airports, commente : « Depuis plusieurs semaines, nous sommes en lien étroit avec les compagnies aériennes. C’est une grande satisfaction pour nous de proposer un programme de vols diversifié vers la France et l’étranger, afin que nos passagers puissent profiter pleinement des fêtes de fin d’année ». L’aéroport rappelle de son côté que le Gouvernement français met à jour les conseils aux voyageurs par pays / destination sur ce site

@VINCI Airports

Air France lance le Bordeaux – Orly en train

Actualités de Air-Journal - il y a 4 heures 49 min

La compagnie aérienne Air France et la SNCF étendent leur partenariat « Train + Air » à l’axe entre Bordeaux et Paris-Orly, qui ne sera plus opéré en avion.

Annoncée lors du Paris Air Forum il y a quinze jours, l’offre anciennement appelée TGV Air est disponible à la réservation depuis le 3 décembre 2020 à Bordeaux, où les vols vers l’aéroport de Paris-Orly sont appelés à disparaître. Les « premières circulations » sont prévues le 15 décembre entre la gare de Bordeaux Saint-Jean et l’aéroport de Paris-Orly, permettant des correspondances sur l’ensemble du réseau international d’Air France au départ de l’aéroport parisien, « et notamment vers les destinations ultramarines (Cayenne, Pointe-à-Pitre, Fort-de-France, Saint-Denis de La Réunion) ».

Les clients voyageront en train de Bordeaux à Massy TGV, avant d’être transférés à Paris-Orly par un service de taxi. Cinq départs quotidiens seront assurés au départ de Bordeaux Saint-Jean (5h59, 8h04, 8h59, 12h59, 15h59) et quatre au départ de Massy TGV (9h14, 17h13, 19h14, 20h56), des horaires « adaptés pour permettre des correspondances rapides » selon le communiqué d’Air France

Les clients bordelais bénéficieront bien sûr de l’ensemble des avantages du produit Train + Air :

  • un seul billet de bout en bout avec la garantie, en cas de correspondance ratée, du report sur le prochain avion ou le prochain train, sans frais supplémentaire ;
  • un voyage en Première Classe à bord du TGV pour les clients des cabines Business ou La Première d’Air France ;
  • le cumul de miles et de XP Flying Blue sur la totalité du parcours, y compris la partie ferroviaire.

Les réservations pour cette nouvelle ligne commercialisée par Air France sont d’ores et déjà ouvertes sur airfrance.fr, au 3654 ou en agences de voyages. La compagnie aérienne et la SNCF travaillent actuellement au déploiement du produit Train + Air « sur d’autres axes et à l’amélioration de l’expérience client tout au long du parcours ».

#Intermodalité : #AirFrance & @SNCF renforcent leur partenariat et étendent le produit « Train + Air » à l’axe #Bordeaux#ParisOrly.
▶️ Plus d'infos https://t.co/SM3e9pLjIh
▶️ Découvrir l'offre "Train + Air" https://t.co/9ldhMyc1mj pic.twitter.com/n8I77Nc9nL

— Air France Newsroom (@AFnewsroom) December 3, 2020

Vincent Etchebehere, Directeur Développement Durable et Nouvelles Mobilités de la compagnie de l’alliance SkyTeam, a déclaré : « l’intermodalité est au cœur de la feuille de route d’Air France en matière de développement durable et nous sommes heureux de travailler à son développement aux côtés des équipes de la SNCF. Air France s’est engagée à réduire de 50% ses émissions de CO2 sur le réseau domestique d’ici à 2024, avec notamment la fermeture des liaisons au départ d’Orly pour lesquelles une alternative ferroviaire est disponible en moins de 2h30. Le déploiement du service Train + Air sur l’axe Paris-Bordeaux permettra de tenir cet engagement tout en préservant la possibilité d’effectuer des correspondances vers la France et le Monde ».

Jérôme Laffon, Directeur Marketing de Voyages SNCF, a ajouté : « Nous nous réjouissons de renforcer notre partenariat avec Air France qui proposera donc, dès aujourd’hui, l’offre Train + Air au départ de Bordeaux vers Paris. Pour rejoindre un aéroport parisien et effectuer une correspondance, nous avons la conviction que cette offre combinée est la plus efficace et assurément la plus vertueuse sur le plan environnemental. Nous allons poursuivre le travail pour la rendre plus simple encore, plus attractive, avec Air France et les autres compagnies engagées. Nous traversons une crise sans précédent, sanitaire, économique et climatique, le monde change, notre responsabilité commune est d’inventer la nouvelle mobilité qui ira de pair ».

Depuis 25 ans, Air France et la SNCF offrent à leurs clients un service permettant de combiner dans une même réservation des trajets en train et en avion. Baptisé « Train + Air » (anciennement TGV Air) et utilisé chaque année par plus de 160.000 clients, il connecte actuellement 14 gares aux hubs d’Air France de Paris-Charles de Gaulle et de Paris-Orly (Angers Saint-Laud, Avignon TGV, Champagne-Ardenne TGV, Le Mans, Lille Europe, Lorraine TGV, Lyon Part-Dieu, Nantes, Nîmes, Poitiers, Rennes, Saint-Pierre-des-Corps, Strasbourg, Valence TGV). L’offre combinée est également offertes par de nombreuses autres compagnies aériennes, françaises et étrangères.

©Air France

Ryanair inaugure sa base de Beauvais, confirme 75 Boeing 737 MAX

Actualités de Air-Journal - il y a 5 heures 18 min

La compagnie aérienne low cost Ryanair  inauguré hier sa nouvelle base de Beauvais, sa quatrième en France, avec 28 liaisons proposées cet hiver vers 10 pays. Elle a d’autre part transformé en commande ferme ses options sur 75 Boeing 737 8-200, portant à 210 le nombre de monocouloirs remotorisés attendus.

Comme annoncé en septembre dernier, la spécialiste irlandaise du vol pas cher a inauguré le 3 décembre 2020 sa nouvelle base à l’aéroport de Beauvais-Tillé (elle préfère le nom Paris-Beauvais). Deux Boeing 737-800 de 189 sièges y sont basés, représentant « un investissement de 200 millions d’euros » et la création de « plus de 2300 emplois directs et indirects » selon le communiqué de Ryanair. Le programme d’hiver 2020-2021 compte 28 destinations, sur les 41 affichées en ligne, y compris des liaisons « avec des centres d’affaires tels que Barcelone, Dublin, Lisbonne, Madrid et Milan, des destinations de vacances comme Alicante, Bari, Faro et Thessalonique, et des possibilités de séjours en ville comme Cracovie, Rome et Porto ».

Pour célébrer l’ouverture de sa nouvelle base, qui s’ajoute dans l’hexagone à celles de Marseille, Bordeaux et Toulouse, Ryanair a lancé une vente de sièges avec des tarifs à partir de 14,99 € pour des voyages jusqu’en mars 2021, qui doivent être réservés avant le lundi 7 décembre jusqu’à minuit uniquement sur le site Ryanair.com. Avec un choix de 28 lignes, les passagers de toute l’Europe « peuvent réserver un voyage bien mérité vers Paris ou les régions voisines de Beauvais et de l’Oise, le complément parfait d’un séjour parisien. Une multitude de sites magnifiques vous attendent dans ces régions voisines, chacune à moins de 90 minutes de la capitale française. Admirez l’architecture époustouflante, parcourez les magnifiques rues pavées et découvrez un patrimoine français unique, comme celui de Senils, Pierrefonds et Compiègne », souligne la low cost.

 

François Rubichon, président du conseil de surveillance de l’aéroport de Paris Beauvais, a déclaré : « le lancement de cette base Ryanair est un jour historique pour l’aéroport Paris-Beauvais et un aboutissement pour toutes nos équipes. Être la première base ouverte par Ryanair depuis le début de la crise est un élément essentiel pour montrer l’importance de l’aéroport dans le réseau de la 1ere compagnie européenne. Nous sommes heureux de célébrer ce jour symbolique avec son CEO Eddie Wilson, malgré les conditions plus que difficiles que notre secteur d’activité connait ». L’aéroport « est donc prêt à démarrer une nouvelle page de son histoire avec Ryanair, et nous souhaitons donc la bienvenue à ses équipages, ses deux avions et tous les partenaires dont l’activité démarre grâce à cette base », a-t-il ajouté.

Eddie Wilson se dit de son côté ravi de lancer une nouvelle base française : « avec la récente nouvelle encourageante selon laquelle des vaccins seront bientôt disponibles, nous sommes heureux de continuer à apporter de la croissance à la région malgré les défis liés à la pandémie de Covid-19 ». Beauvais « offre des opérations efficaces et des taxes aéroportuaires compétitives, ouvrant la voie à une croissance du trafic et à de nouvelles routes », souligne-t-il. Avant de rappeler que la suppression des frais de changement de vol vient d’être prolongée jusqu’au 30 septembre prochain.

©Ryanair

©Ryanair

©Boeing

Ryanair a d’autre part annoncé comme escompté une commande de 75 Boeing 737 8-200 supplémentaires, la deuxième commande en 2020 pour le monocouloir remotorisé après celle en aout de la compagnie polonaise Enter Air (le constructeur parlait déjà de 737-8 plutôt que de MAX 8). La plus grande compagnie européenne porte ainsi à 210 exemplaires son carnet de commandes de l’avion de 197 sièges, dont elle est compagnie de lancement et qui n’est pas encore certifié (VietJet Air en a commandé 28) ; il s’agit en fait d’une conversion des 75 options déjà annoncées. Les premières livraisons de 737 8-200 sont attendus au printemps 2021, tous les appareils commandés devant rejoindre d’ici 2024 la flotte de Ryanair et celle de Buzz en Pologne (seule autre filiale du groupe devant en bénéficier pour l’instant).

La low cost « a de nouveau choisi le 737 8-200, variante grande capacité du 737-8, en raison du nombre de sièges supplémentaires, ainsi que l’efficacité énergétique et des performances environnementales accrues de cet appareil », souligne le communiqué de Boeing suite à la cérémonie de signature à Washington le 3 décembre 2020. Et une autre commande serait dans les cartons « d’ici les 18 prochains mois », a déclaré le CEO du groupe Ryanair Holdings Michael O’Leary.

Le Conseil d’administration et les employés de Ryanair « sont convaincus que nos clients adoreront ces nouveaux avions. Les passagers apprécieront le nouvel aménagement intérieur de la cabine, l’espace plus généreux au niveau des jambes, la consommation de carburant inférieure et le faible niveau de bruit », affirmait hier Michael O’Leary. « Surtout, nos clients apprécieront les tarifs plus bas que ces avions permettront à Ryanair de proposer dès 2021 et tout au long de la prochaine décennie. Notre compagnie se positionne en effet en figure de proue de la reprise pour les secteurs de l’aéronautique et du tourisme en Europe », a-t-il ajouté.

Les deux compagnies ont « reconnu l’impact à court terme de la pandémie de COVID-19 sur le trafic aérien », mais fait part de leur « confiance dans la résilience et la solidité de la demande en passagers sur le long terme ». Dès que la pandémie aura reculé, « ce qui sera probablement le cas en 2021 grâce à l’efficacité des nombreux vaccins, Ryanair et ses aéroports partenaires aux quatre coins de l’Europe pourront, grâce à ces avions respectueux de l’environnement, rétablir rapidement leurs programmes et leurs calendriers de vol, récupérer les pertes de trafic et accompagner les pays européens pour relancer leur secteur touristique, tout en aidant les jeunes à se remettre au travail dans les villes, sur les plages et dans les stations de ski de l’Union européenne », a déclaré Michael O’Leary.

Pour Dave Calhoun, Président-directeur général de Boeing qui « tait présent à la signature, Ryanair « continuera à jouer un rôle de premier plan pour notre industrie lorsque l’Europe se remettra de la pandémie de COVID-19 et que le trafic aérien recouvrera sa croissance dans l’ensemble du continent. Nous nous réjouissons que Ryanair accorde à nouveau sa confiance à la famille Boeing 737 et bâtisse sa future flotte avec cette commande ferme conséquente ». Et il a ajouté : Boeing « demeure pleinement concentré sur le retour en service en toute sécurité de la totalité de la flotte de 737, ainsi que sur la livraison des avions commandés par Ryanair et nos autres clients. Nous croyons fermement en cet avion, et continuerons à tout mettre en œuvre pour regagner la confiance de tous nos clients ».

©Boeing

Ryanair commande 75 Boeing 737 MAX supplémentaires

Le journal de l'aviation - décembre 3, 2020 - 4:37pm
Quand American Airlines cherche à rassurer l'opinion publique sur la sécurité du 737 MAX en organisant des vols de démonstration,

L'ATR 72-600 cargo reçoit sa certification EASA

Le journal de l'aviation - décembre 3, 2020 - 3:45pm
La carrière commerciale de l'ATR 72-600 cargo va pouvoir décoller. ATR a annoncé le 3 décembre que son premier biturbopropulseur

WestJet vend et reloue des Boeing 737 MAX

Actualités de Air-Journal - décembre 3, 2020 - 2:00pm

La compagnie aérienne WestJet a conclu avec la société de leasing CDB Aviation un accord de cession-bail (sale and lease back) portant sur neuf Boeing 737 MAX 8 

Selon la filiale basée à Dublin de China Development Bank Financial Leasing Co., Limited (CDB Leasing), le financement du rachat des neuf monocouloirs remotorisés de la compagnie canadienne, un nouveau client, doit être finalisé durant le mois de décembre 2020. Les neuf avions en question font partie des 13 qui avaient été livrés à WestJet avant l’immobilisation en mars 2019 de tous les 737 MAX, suite à deux accidents ayant fait 346 victimes chez Lion Air puis Ethiopian Airlines.

Harry Taylor, directeur financier de WestJet, a déclaré dans un communiqué : « Nous sommes très heureux du processus par lequel nos équipes ont mené à bien cette transaction. L’équipe de CDB Aviation était professionnelle, réactive et agréable à travailler avec ». Peter Goodman, directeur du marketing de CDB Aviation, a ajouté : « Nous avons noué une solide relation de travail avec nos collègues de WestJet et leur souhaitons la bienvenue au sein de notre famille grandissante de clients aériens à travers les Amériques. Nous apprécions leur confiance en notre plateforme et en notre capacité à fournir ce financement innovant, personnalisé et à grande échelle ».

WestJet attend au total 22 MAX 8, configurés pour accueillir 12 passagers en classe affaires et 162 en Economie, ainsi que 22 MAX 7 (en 12+134) et 12 MAX 10. Après l’annonce la levée de l’interdiction de vol aux Etats-Unis par la FAA le 18 novembre, un porte-parole de WestJet avait souligné que les monocouloirs remotorisés ne seront remis en service « que lorsqu’il sera certain qu’ils sont sûrs ». Le travail de Transports Canada et d’autres régulateurs indépendants dans le monde, « combiné à notre propre préparation, nos processus et notre diligence raisonnable, nous donne confiance dans la remise en service de ces avions une fois que Transports Canada aura ouvert le ciel au Max », expliquait Morgan Bell.

@CDBAviation has purchased and leased back nine @Boeing #737MAX #aircraft to @WestJet, marking the addition of the lessor's first #airline customer in #Canada https://t.co/tVe7z7H0Xo #aviation #airlines #northamerica #westjet pic.twitter.com/Qdtys8G4Fd

— CDB Aviation (@CDBAviation) December 2, 2020

©Boeing

El Al ouvre une nouvelle liaison vers les Seychelles

Actualités de Air-Journal - décembre 3, 2020 - 1:00pm

La compagnie aérienne El Al propose à partir de la semaine prochaine trois vols par semaine entre Tel Aviv et Mahé, un axe jusque là réservé à sa partenaire de partage de codes Air Seychelles.

Si aucune annonce officielle n’a été faite sur le sujet, le site de la compagnie nationale israélienne affiche à partir du 9 décembre 2020 trois rotations par semaine entre sa base à Tel Aviv-Ben Gurion et l’aéroport de Victoria dans l’île de Mahé, opérés en Boeing 787-9 Dreamliner pouvant accueillir 32 passagers en classe Affaires, 35 en Premium et 204 en Economie. Les départs du LY55 sont programmés lundi et mercredi à 7h30 (arrivée à 15h50) plus vendredi à 6h00 (arrivée à 14h20, durée de vol 6h20) ; les vols retour LY56 quittent les Seychelles lundi et mercredi à 18h00 (arrivée à 22h30) plus samedi à 21h00 (arrivée le lendemain à 1h30).

El Al partage ses codes sur cette route avec Air Seychelles, qui a relancé le mois dernier la ligne vers Israël qu’elle avait inaugurée en novembre 2019. Le transporteur national seychellois compte passer de deux, le mardi et le mercredi, à quatre rotations hebdomadaires, toutes opérées en Airbus A320neo (12+156).

Rappelons que selon la compagnie seychelloise El Al permet des correspondances « vers plus de 20 destinations en Europe via Tel Aviv », tandis qu’à l’arrivée dans l’archipel sa partenaire évoque des horaires « soigneusement programmés pour permettre aux voyageurs d’affaires et de loisirs de se rendre facilement à Maurice, Johannesburg et Mumbai au-delà des Seychelles ».

El Al doit d’autre part relancer dimanche des vols vers Bruxelles et Berlin, deux liaisons suspendues par la pandémie de Covid-19, et inaugurer ceux vers Dubaï le dimanche suivant.

©Boeing

 

Wizz Air : trafic en berne, bases et colère contre les gouvernements

Actualités de Air-Journal - décembre 3, 2020 - 12:00pm

La compagnie aérienne low cost Wizz Air a vu le mois dernier son trafic divisé par plus de 6 par rapport à novembre 2019 en raison de l’impact sur les voyages de la pandémie de Covid-19. Et si elle a ouvert 13 bases et lancé 260 nouvelles liaisons depuis le début de la crise sanitaire, son patron ne décolère pas contre la gestion de la situation par les gouvernements européens.  

Avec 465.487 passagers enregistrés en novembre 2020 contre 2,974 millions il y a un an, l’impact de la pandémie sur la spécialiste hongroise du vol pas cher ne saurait être plus évident. Le coefficient d’occupation de ses monocouloirs Airbus a reculé dans le même temps de 92,8% à 62,8%. Le trafic de novembre est en outre inférieur de plus de moitié à celui d’octobre, quand elle accueillait encore 1,16 millions de passagers (3,71 millions en octobre 2019).

La low cost a depuis le printemps lancé 260 nouvelles routes et ouvert 13 nouvelles bases, dont celles de Catane, Dortmund, Larnaca, Londres-Gatwick, Milan-Malpensa et bien sûr Oslo, avec à la clé des lignes domestiques en Norvège (sans oublier la nouvelle filiale à Abou Dhabi qui doit décoller mi-janvier). 

Selon le CEO Jozsef Varadi, « chaque crise est un problème mais aussi une opportunité », la crise sanitaire devant engendrer « des changements structurels de la demande » : « nous devons nous assurer de croître ailleurs et de profiter de l’évolution de la dynamique », a-t-il déclaré lors de la conférence virtuelle Routes Reconnected. Et si la croissance effrénée de la low cost étonne, il reconnait : « nous avons pris beaucoup de mauvaises décisions, mais nous en sommes satisfaits ».

Wizz Air Abu Dhabi, the UAE’s new national carrier, has landed just in time to join in on the celebration of the founding of the United Arab Emirates! Happy National Day! pic.twitter.com/WPJUdkKg4v

— Wizz Air (@wizzair) December 2, 2020

Si ces erreurs non précisées sont pardonnées, ce n’est pas le cas de celles commises par les gouvernements européens : « l’Europe, qui est censée être un moyen assez bien défini de coopération entre les pays, a lamentablement échoué sur tout », a déclaré le dirigeant. Wizz Air opère dans 46 pays « et depuis plus de huit mois, je ne trouve pas deux pays qui appliquent les mêmes mesures », a-t-il souligné. Jozsef Varadi pense qu’il s’agit d’un « échec misérable des gouvernements et un échec misérable de la politique. C’est un échec misérable de tout le système », la plupart des réponses apportées à la crise ayant été guidées par « les divers programmes politiques » plutôt que par la volonté de gérer le problème.

« Des mesures comme la fermeture des frontières ou la mise en quarantaine de personnes simplement parce qu’elles volaient d’un endroit à un autre n’ont rien à voir avec une pandémie; ce sont des mesures politiques », a précisé le CEO hier, se demandant : « quelle est la différence entre une personne qui vole à l’intérieur du pays et cette personne n’est soumise à aucune mesure, mais quelqu’un qui franchit la frontière le serait? C’est juste de la politique ».

Le soutien financier des gouvernements aux compagnies aériennes n’a pas un meilleur accueil : le patron de Wizz Air prédit que les gouvernements détenant des participations dans des transporteurs entraîneront une « distorsion à long terme » sur le marché : « Tout cet argent qui a été investi dans l’industrie du transport aérien est tout simplement un gaspillage d’argent », a-t-il déclaré ; cela ne permettra pas d’obtenir autre chose que de maintenir quelques compagnies aériennes en vie, mais ces compagnies aériennes « ne seront pas en meilleure situation à l’issue du processus ».

Les récipiendaires de ces aides publiques « protègent l’emploi parce que le gouvernement le demande, mais cela préserve en fait les inefficacités du système. Ils ne renouvellent pas leurs flottes ; en fait, ils piloteront une flotte vieillissante à l’avenir, beaucoup moins efficace, beaucoup plus coûteuse. Vous verrez donc des problèmes structurels à long terme », prédit Jozsef Varadi.

©Wizz Air

Alitalia passe au paiement par PayPal

Actualités de Air-Journal - décembre 3, 2020 - 11:00am

La compagnie aérienne Alitalia ajouté PayPal à la liste de ses options de paiement en ligne des billets d’avion.

Depuis le 2 décembre 2020, la compagnie nationale italienne propose une nouvelle option de paiement aux clients utilisant tous les canaux de vente en ligne de la compagnie : ils peuvent désormais acheter des billets d’avion, et tout autre service supplémentaire,  via PayPal, le système de paiement en ligne « le plus populaire au monde, rapide, simple et sécurisé ».

Le paiement PayPal est disponible à la fois sur le site internet alitalia.com et sur l’application de la compagnie pour iOS et Android, et est proposé aux clients comme premier choix.

Grâce à PayPal, il est possible d’acheter à la fois des billets d’avion et tous les services supplémentaires disponibles pour étoffer les voyages des clients d’Alitalia, tels que, par exemple, le siège confort à bord, les bagages supplémentaires ou l’option Fast Track.

PayPal est un service entièrement gratuit. Aucun frais n’est demandé. Les clients et les utilisateurs enregistrés peuvent payer via PayPal. L’inscription à PayPal est gratuite et peut être effectuée sur le site web paypal.fr

La transaction avec PayPal « est entièrement sécurisée car il suffit d’entrer le nom d’utilisateur et le mot de passe de votre compte PayPal pour effectuer la transaction. La sécurité des données fournies à PayPal est constamment protégée grâce au cryptage automatique des données confidentielles, conclut le communiqué d’Alitalia.

Rappelons que ce paiement est disponible chez sa partenaire dans l’alliance SkyTeam Air France depuis 2016, ainsi que chez Air Canada, le groupe Lufthansa, Transavia, Ryanair ou Vueling entre autres.

Dal 24 novembre acquista i tuoi biglietti in modo semplice, comodo e sicuro anche con @PayPal_Italia senza dover ricordare e inserire ogni volta i numeri della tua carta o dati bancari. Disponibile sia su https://t.co/OePm6jF8X4 che da APP Alitalia. Info: https://t.co/BfTpRZ9ONB pic.twitter.com/K401WSyfOu

— Alitalia (@Alitalia) November 25, 2020

©Alitalia

Emirates Airlines : Premium en A380 et hôtel gratuit à Dubaï

Actualités de Air-Journal - décembre 3, 2020 - 10:00am

La compagnie aérienne Emirates Airlines a confirmé que l’un des trois Airbus A380 attendus d’ici la fin de l’année sera équipé de la nouvelle classe Premium, les trois derniers devant rejoindre sa flotte en 2022. Ses clients voyageant vers Dubaï en janvier et février auront droit selon la cabine de voyage à une ou deux nuits gratuites dans un hôtel cinq étoiles.

N’attendant plus que huit superjumbos, la compagnie émiratie leur a réservé la primeur de sa nouvelle classe Premium, une première dans sa flotte : selon le président Tim Clark, cette Premium sera présenté dès ce mois-ci, qui devrait voir trois A380 livrés d’ici la fin 2020, a qualifié la nouvelle cabine de « brillante ». Interrogé par Airline Ratings, il évoqué des rangées de 8 sièges avec un pitch de 38 pouces, sans que l’on connaisse le nombre total de places. La cabine sera située « sur le pont principal, devant les cuisines « entre les portes L1 et L2 ». Le voile sur le siège choisi a été légèrement levé : il s’agira d’un Recaro sans plus de précision (peut-être le PL3530 choisi par British Airways et Iberia entre autres ?).

Le président d’Emirates Airlines a en outre précisé qu’un certain nombre d’A380 sont déjà en cours de réaménagement avec la nouvelle classe Premium, mais aussi des Boeing 777-300ER ; la cabine sera disponible de base dans les futurs A350 et 787 Dreamliner.

Les trois derniers A380 (pour un total de 122) devraient rejoindre sa flotte en avril (2) et mai 2022, soit quelques semaines plus tard que prévu.  En attendant, ils viennent d’effectuer leur retour dans l’aéroport de Manchester, en plus de Londres, Paris, Le Caire ou Moscou entre autres.

« Ma propre opinion, et elle est toujours optimiste, est que d’ici la fin de l’année prochaine ou le premier trimestre de 2022, nous ferons voler tous nos A380 », déclarait Tim Clark la semaine dernière. Emirates Airlines prévoit « une forte reprise de la demande de voyages aériens » en 2021, quand les vaccins commenceront disponibles dans le monde entier. Leur arrivée sur le marché devrait avoir un impact « dès le deuxième trimestre », précisait le dirigeant, ce qui entrainera alors une « libération de la demande refoulée sur tous les segments » de la part de tous ceux qui n’ont pu voyager depuis le début de la pandémie de Covid-19. 

Emirates celebrates the spirit of the 49th UAE National Day across six continents. https://t.co/EY48ieFs8C #UAENationalDay49 #FlyEmiratesFlyBetter pic.twitter.com/TBK0hM4cgR

— Emirates Airline (@emirates) December 1, 2020

 

Emirates Airlines continue d’autre part de mettre les hôtels de Dubaï en avant dans son offre commerciale : après la chambre gratuite pour les correspondances de plus de 10 heures, elle rend « les escapades hivernales à Dubaï encore plus agréables » avec un séjour gratuit au JW Marriott Marquis Dubaï, « l’un des plus grands hôtels 5 étoiles du monde ». L’hôtel, situé au cœur d’un gratte-ciel, « est réputé pour ses expériences gastronomiques de haut vol. Il possède sa propre galerie marchande et un spa de renommée mondiale. Il est également idéalement situé, à proximité de sites touristiques tels que le ​Dubai Mall​, le Burj Khalifa et l’Opéra de Dubaï ».

Les clients réservant un billet aller-retour en Classe Économique vers Dubaï, du 2 au 23 décembre pour un voyage du 6 décembre 2020 au 28 février 2021, pourront bénéficier d’une nuit gratuite au JW Marriott Marquis lors de leur première nuit à Dubaï. Les billets réservés en Classes Affaires et Première donneront accès à deux nuits gratuites à leur arrivée à Dubaï. Pour plus d’informations, cliquez​ ​ici​.

©JWMM

 

Premier vol en 737 MAX avec passagers pour American Airlines

Actualités de Air-Journal - décembre 3, 2020 - 9:00am

Pour la première fois depuis mars 2019, un Boeing 737 MAX a décollé avec des passagers à bord, en l’occurrence des journalistes et des employés et dirigeants d’American Airlines.

Premier des cinq « vols vers nulle part » programmés par la compagnie américaine entre le 2 et le 17 décembre 2020, le vol AA9750 a relié mardi Tulsa à l’aéroport de Dallas-Fort Worth a été effectué par le 737 MAX 8 immatriculé N308RD avec environ 90 passagers à bord. Il s’agissait pour American Airlines du premier vol en vingt mois opéré en monocouloir remotorisé de Boeing, tous les exemplaires en service dans le monde ayant été cloués au sol en mars 2019 suite aux deux accidents ayant fait 346 victimes chez Lion Air puis Ethiopian Airlines. La FAA avait donné le 18 novembre son feu vert au redécollage des 737 MAX aux Etats-Unis.

Les prochains vols de démonstration auront lieu à Detroit, Miami et New York-LaGuardia, ces deux aéroports devant accueillir à partir du 29 décembre une rotation quotidienne – a priori le premier vol commercial au monde du MAX depuis son immobilisation.

Outre la presse, le vol d’hier avait à son bord le CEO et le président d’American Airlines, Doug Parker et Robert Isom. Le premier a déclaré sur les réseaux sociaux : « Je dis depuis longtemps que lorsque les pilotes d’American Airlines – qui sont les meilleurs du secteur – sont à l’aise et confiants pour piloter le MAX, moi aussi. Donc aujourd’hui, avec ma femme Gwen, le président Robert Isom et bien d’autres, nous sommes montés à bord du MAX dans notre base de maintenance de Tulsa avec la plus grande tranquillité d’esprit ».

Doug Parker a également tenu à remercier les pilotes de la compagnie de l’alliance Oneworld, « les agents de bord, l’équipe Tech Ops et les experts en sécurité qui ont travaillé sans relâche pour bien faire les choses » pour le public. A une partie duquel elle avait ouvert à la visite ses 737 MAX, afin de le « rassurer ».     

We’ve arrived @AmericanAir Tulsa M&E base where the #737MAX return to service mods are happening for its 24 strong fleet so far. This is largest private airline M&E base in the world. pic.twitter.com/zUI9plNS7D

— Chris Sloan (@airchive) December 2, 2020

New @AmericanAir #737MAX Kodiak cabin pic.twitter.com/XsJ3jUbkPh

— Chris Sloan (@airchive) December 2, 2020

 

Applause as we land in Tulsa! About 90 American Airlines employees and members of the media are on this 737 Max flight before $AAL starts using them to carry paying passengers again. pic.twitter.com/jCYQCS5aOW

— Pete Muntean (@petemuntean) December 2, 2020

©American Airlines

Royal Air Maroc : une assurance Covid gratuite

Actualités de Air-Journal - décembre 3, 2020 - 8:30am

La compagnie aérienne Royal Air Maroc offre gracieusement à ses clients une couverture internationale jusqu’à 150.000 € en cas de test positif à la Covid-19.

La compagnie nationale marocaine a annoncé le 2 décembre 2020 la mis en place d’un nouveau service gratuit d’assistance internationale Covid-19 auprès d’Allianz Partners et Maroc Assistance Internationale, en cas d’infection au nouveau coronavirus contractée pendant un voyage à l’international. « Conformément aux conditions générales », cette prestation est mise à la disposition des passagers de Royal Air Maroc ayant acheté un vol international pendant la période allant du 1er décembre 2020 au 31 mai 2021.

La souscription à ce programme d’assistance est automatique à l’achat du billet d’avion de la RAM, et couvre le passager dès son embarquement sur le vol pour une période de séjour de 31 jours maximum. Par conséquent, si le passager est testé positif à la Covid‑19 au cours d’un voyage à l’étranger, il pourra bénéficier de la prise en charge de ses :

  • Frais médicaux liés à la pandémie à hauteur de 150 000 € maximum ;
  • Dépenses d’hébergement relatives à la mise en quarantaine obligatoire pendant le voyage à hauteur de 100 euros par jour pour une période de 14 jours maximum ;
  • Frais de rapatriement en cas de décès dû à la pandémie. 

Royal Air Maroc, « soucieuse du bien-être et de la sérénité de ses clients », détaille en ligne les conditions générales de ce produit d’assistance « géré en totalité par Allianz Partners et Maroc Assistance Internationale ».

 

 

Ryanair : trafic à 18% et commande de 737 MAX

Actualités de Air-Journal - décembre 3, 2020 - 8:00am

Le groupe low cost Ryanair a vu le mois dernier son trafic passager chuter de 82% par rapport à ce qu’il était en novembre 2019, toujours en raison de la pandémie de Covid-19. Une nouvelle commande de Boeing 737 MAX pourrait être annonce dès aujourd’hui.

Les filiales du groupe spécialisé dans le vol pas cher (Ryanair, Buzz, Malta Air et Lauda) ont accueilli en novembre 2020 2,0 millions de passagers, contre 10,9 millions au même mois l’année dernière. Aucun détail n’est fourni dans le bref communiqué de la low cost (en particulier pas les coefficients d’occupation de ses Boeing 737-800 et Airbus A320), si ce n’est que le trafic a été « fortement impacté par les restrictions » liées à la crise sanitaire. L’impact est donc pire qu’en octobre, quand Ryanair affichait -70%.

Sur les douze derniers mois en trafic glissant, le trafic de Ryanair a chuté de 60%, avec 61,4 millions de clients contre 151,6 millions à la même époque en 2019. Rappelons que la compagnie aérienne a déjà ramené à 38 millions de passagers ses prévisions de trafic sur l’année se terminant en mars 2021, alors qu’il y a un an elle en espérait 148 millions.

Cette journée de jeudi devrait être chargée pour la low cost irlandaise : outre la présentation de sa nouvelle base à l’aéroport de Beauvais-Tillé, le CEO du groupe Michael O’Leary doit tenir une conférence de presse virtuelle avec le patron de Boeing David Calhoun : selon les agences de presse Reuters et Bloomberg, ils y annonceront une nouvelle commande de 737 MAX, de plusieurs dizaines d’appareils. Ryanair a déjà commandé ferme 135 MAX 8-200 de 197 sièges, avec 75 options. Il pourrait donc s’agir de la transformation en commande ferme de tout ou partie de ces options. Le montant du rabais accordé à Ryanair ne sera probablement pas divulgué, mais l’avionneur américain (qui vient d’obtenir le feu vert au redécollage des monocouloirs remotorisés cloués au sol depuis mars 2019 et deux accidents ayant fait 346 victimes chez Lion Air puis Ethiopian Airlines) ne devrait pas avoir mégoté. 

Lors de la présentation de ses résultats financiers début novembre (une perte nette de 197 millions d’euros au premier semestre), Ryanair rappelait qu’elle attendait depuis plus de 18 mois ses premiers MAX. Selon The Irish Times, Boeing lui a « remboursé » 250 millions d’euros plus tôt cette année en compensation de ces retards de livraison ; les discussions sur la compensation « ne seront ni finalisées ni conclues avec Boeing tant que le MAX ne sera pas remis en service et que les calendriers de livraison révisés n’auront pas été finalisés et convenus », précisait alors Ryanair. Qui en attendrait désormais dix « au mieux » d’ici la prochaine saison estivale.

Yesterday @Ryanair made just 186 flights, 89% down on 2019. See Michael O’Leary discuss where we are, and where we’re going, in the last @eurocontrol Aviation Hardtalk Live of 2020https://t.co/AaxOrZUe70@Transport_EU @ECACceac @A4Europe @IATA @ACI_EUROPE @CANSOEurope pic.twitter.com/2r6pPICtoX

— Eamonn Brennan (@eurocontrolDG) December 2, 2020

©Ryanair

Air France operated by HOP

Actualités de Air-Journal - décembre 3, 2020 - 7:30am

Telle devrait être la nouvelle marque de la filiale régionale d’Air France, selon le CEO du groupe Benjamin Smith qui a de nouveau confirmé qu’elle opèrera à terme une flotte 100% Embraer.

Dernier volet de l’intervention du directeur général d’Air France-KLM lors de la conférence virtuelle Routes Reconnected, après la flotte monocouloir de la compagnie nationale française et l’avenir de sa Première classe, le futur de HOP. A commencer par sa marque : « nous supprimons la marque, ce sera donc fondamentalement comme la plupart des compagnies aériennes régionales. Ce sera Air France operated by HOP » au lieu de HOP for Air France, a déclaré Ben Smith, à l’instar de KLM avec ses vols régionaux opérés par Cityhopper. Il a au passage rappelé que HOP était commercialisée séparément, avec son propre système de gestion des revenus, son propre dépôt de planification » et le partage de codes avec sa maison-mère. La compagnie née en 2016 de la fusion d’Airlinair, Britair et Regional « sera donc vraiment un transporteur régional alimentant » les hubs d’Air France selon le dirigeant cité par Simple Flying.

Rappelons que les aéroports de Paris-CDG et Lyon-Saint Exupéry deviendront les deux seules bases de HOP, dont certaines lignes intérieures ont été reprises par la filiale low cost Transavia France depuis début novembre. Air France-KLM, qui prévoyait en mai dernier une réduction structurelle de la capacité du groupe d’au moins 20% d’ici la fin de l’année prochaine (par rapport aux niveaux d’avant la pandémie de Covid-19), avait déjà annoncé une réduction de 40% du réseau domestique français d’ici la fin 2021 et la baisse d’activité de la filiale régionale.

Ben Smith a d’autre part rappelé que la flotte de HOP passera de 69 à 32 avions, uniquement des Embraer. Les treize ERJ145, d’une moyenne d’âge de 20 ans selon Planespotters, sont déjà cloués au sol par la pandémie de Covid-19 et promis à un départ en retraite. Les quinze E170 de 76 places sont plus jeunes (13,4 ans), moins toutefois que les dix-sept E190 de 100 sièges (8,0 ans) ; pas d’urgence donc pour les remplacer, même si on pourrait rêver d’une commande de leurs versions E2 respectives – ou pourquoi pas d’Airbus A220-100 aux côtés des A220-300 déjà attendus par Air France et de futurs A220-500…

©Facebook/Aéroport-Clermont-Ferrand-Auvergne/Vinci

Covid-19 : les quarantaines inefficaces selon l’EASA et l’ECDC

Actualités de Air-Journal - décembre 3, 2020 - 7:00am

Les voyageurs aériens pendant la pandémie de Covid-19 ne devraient pas automatiquement être considérés comme à haut risque de propagation de l’infection, selon l’EASA et l’ECDC qui jugent inefficace le régime actuel de tests et de quarantaine.

Dans un communiqué commun publié le 2 décembre 2020, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) et l’Agence de la sécurité aérienne de l’Union européenne (AESA) ont mis à jour leurs lignes directrices sur les tests contre le coronavirus et la quarantaine des voyageurs aériens. Les voyageurs « ne devraient pas être considérés comme une population à haut risque, ni traités comme des contacts de cas de Covid-19, à moins qu’ils n’aient été en contact connu avec un cas positif confirmé », résume le texte. Ces passagers « devraient être traités de la même manière que les résidents locaux, et être soumis aux mêmes réglementations ou recommandations que celles appliquées à la population locale. »

Les deux organismes européens soulignent que « sur la base des dernières preuves et informations scientifiques », leurs conclusions reflètent le fait que « la prévalence du nouveau coronavirus chez les voyageurs est estimée inférieure à celle de la population générale. De plus, les mesures en place dans l’aviation minimisent la possibilité de transmission pendant le processus de transport aérien ».

Ce nouveau document « est une véritable contribution européenne au bénéfice des citoyens européens », a déclaré Patrick Ky, directeur exécutif de l’AESA. « Ses conclusions peuvent être importantes pour rendre possibles de nombreuses réunions de famille à Noël. Il s’appuie sur les mesures que nous avons déjà mises en place avec le protocole sur la sécurité sanitaire de l’aviation, et renforce l’idée qu’il n’y a pas de risque inhérent aux voyages aériens – en effet, les voyageurs aériens sont considérés comme une population relativement «sans risque COVID». Nous encourageons les décideurs nationaux à tenir compte des recommandations formulées ici lors de l’élaboration de leurs politiques ».

Publié à la demande de la Commission européenne, le document constitue un addendum au protocole de sécurité sanitaire de l’aviation publié pour la première fois en mai 2020. Les directives s’adressent « principalement aux décideurs au niveau national et promeuvent une approche coordonnée de la prise de décision », et tiennent également compte de l’ampleur actuelle de la pandémie, soulignent l’EASA et l’ECDC. Le fait que le virus soit désormais « bien établi dans toutes les zones économiques de l’Europe et au Royaume-Uni », ainsi que dans la plupart des autres zones géographiques du monde, « est une considération sous-jacente importante pour ses conclusions ».

Dans un tel scénario, les tests et la quarantaine n’ont qu’un impact limité sur la réduction du risque de propagation, en particulier en ce qui concerne les déplacements entre des zones à risque similaire ou lors du passage de zones «vertes» moins risquées à des zones «orange» ou «rouge». En effet, le dépistage systématique des passagers dans de tels cas pourrait avoir un impact négatif : détourner les ressources de besoins plus urgents tels que la recherche des contacts et le dépistage de ceux qui ont été en contact direct avec des cas infectés.

Le scénario principal dans lequel un régime de dépistage et de quarantaine « pourrait être utile » selon les nouvelles directives est lorsque les voyageurs quittent une zone à incidence extrêmement élevée – bien au-delà du seuil «rouge» le plus bas de 50 cas pour 100.000 sur une base de 14 jours. – à une autre zone «rouge» avec un taux d’infection beaucoup plus faible ou à toute zone «orange» ou «verte». Les recommandations « évaluent différentes stratégies de test / quarantaine à adopter dans ce cas, en présentant les options pour les pays pour leur permettre de gérer le risque résiduel d’infection importée ».

Selon Andrea Ammon, directeur de l’ECDC, le dépistage des voyageurs entrants « serait une mesure efficace si les pays parvenaient à contrôler durablement le virus SRAS-CoV-2. À ce stade, les cas importés ne contribueront probablement guère à la propagation continue du virus. Par conséquent, nous conseillons aux États membres de se concentrer plutôt sur le renforcement de capacités de dépistage solides pour les cas suspects, couplé à l’isolement des personnes dont le test est positif, ainsi qu’à la recherche des contacts et à la mise en quarantaine des contacts dans la communauté ».

En revanche, l’EASA et l’ECDC « recommandent fortement » de fournir à l’avance aux voyageurs des informations sur la Covid-19, la situation épidémiologique dans les pays de destination et les mesures en place dans les aéroports et à bord des avions pour empêcher la transmission. Une procédure simplifiée pour obtenir les informations de contact par le biais des formulaires de localisation des passagers, de préférence au format numérique, et les partager entre les autorités si nécessaire, « est également impérative ». Les États membres de l’Union européenne, quant à eux, « devraient toujours admettre leurs propres ressortissants ainsi que les autres citoyens de l’Union et les membres de leur famille qui résident dans le pays, et faciliter un passage rapide à travers leurs territoires pour les personnes en transit », conclut le communiqué.

#EASA #ECDC joint guidelines recommend treating travellers the same way as local population are treated, not as a high-risk group for spread of #COVID-19.https://t.co/lXlT6JZZVf#WeAreAviation #Strongertogether @Transport_EU pic.twitter.com/xWcHTevYGu

— EASA (@EASA) December 2, 2020

Les réactions à ces nouvelles directives ne se sont pas fait attendre : pour Olivier Jankovec, directeur général d’ACI Europe, elles « montrent sans équivoque que les quarantaines sont des mesures essentiellement politiques, non fondées sur les risques, qui n’ont aucun rapport avec ce qui est réellement nécessaire pour protéger la santé publique ». Il ajoute que les quarantaines « échouent au test de proportionnalité, un principe clé du droit de l’UE – d’autant plus qu’il n’y a pas de mesures équivalentes aux frontières terrestres. Cela a entraîné des limitations sans précédent de la liberté de mouvement et de la libre prestation de services ».

ACI Europe appelle de nouveau les gouvernements nationaux à abolir immédiatement leurs restrictions de quarantaine « et à restaurer la liberté de mouvement des citoyens européens », les exhortant à envisager l’utilisation des tests rapides et prendre en compte « le succès des corridors de voyage » pour aider à restaurer la confiance des passagers. Cette déclaration a été reprise par l’IATA, ERA (European Regional Airlines) ou A4E (Airlines for Europe) entre autres.

©Lyon-Saint Exupéry

 

American Airlines ouvre les portes du Boeing 737 MAX pour dissiper les peurs

Le journal de l'aviation - décembre 2, 2020 - 5:38pm
American Airlines va opérer mercredi un vol du Boeing 737 MAX avec à bord des journalistes pour tenter de

Corsair, le sauvetage inattendu - Entretien avec son PDG, Pascal de Izaguirre

Le journal de l'aviation - décembre 2, 2020 - 3:52pm
C'est un sauvetage inattendu qui redonne un peu d'espoir quant à l'avenir du pavillon français. Au bord de la faillite

TAP Air Portugal : 3600 postes supprimés ?

Actualités de Air-Journal - décembre 2, 2020 - 2:00pm

La compagnie aérienne TAP Air Portugal se préparerait à supprimer 3600 postes dont environ 500 pilotes et 750 hôtesses de l’air et stewards, la restructuration en cours devant la faire sortir de crise liée la pandémie de Covid-19 avec une flotte plus petite.

Selon Portugal Resident, le but de la compagnie portugaise serait de supprimer quelque 3600 de ses 10.600 postes, afin de réduire sa masse salariale de 187,5 millions d’euros par an, et de se séparer de plusieurs avions. TAP Air Portugal ne renouvellerait pas 1600 contrats temporaires, tandis que les licenciements concerneraient 500 pilotes, 750 PNC et 750 employés au sol.

Ces réductions d’effectifs feraient partie du plan de restructuration que la compagnie aérienne doit présenter à la Commission européenne ce mois-ci, afin de « justifier » l’aide d’Etat de 1,2 milliard d’euros annoncée en juin. TAP Airlines avait en septembre reçu environ 500 millions d’euros de ce « prêt de sauvetage ».

Les syndicats ont sans surprise réagi à cette perspective : chez les employés de cabine, le SNPVAC parle de « réduction brutale du personnel et des salaires » qui ne sera pas accepté « paisiblement ». Pour le sol, Sitava évoque des mesures « stupides, provocatrices et irréalistes ». Mais aucun n’évoque une grève qui serait suicidaire vu la santé financière de TAP.

Côté flotte, la compagnie de Star Alliance a terminé le troisième trimestre 2020 avec 101 avions (et une perte de 700,6 millions d’euros durant les neuf premiers mois de l’année). D’ici la fin décembre, elle se sera séparée de deux Airbus A320 et six A319, intégrant en revanche un A320neo et un A321neo. Mais d’autres devraient partir, TAP s’étant fixé comme objectif une flotte « redimensionnée correctement » pour la période post-pandémie.

Une réunion entre la direction et les syndicats est prévue de mercredi.

@Air Journal

British Airways va sauver deux autres 747 de la casse

Actualités de Air-Journal - décembre 2, 2020 - 1:00pm

La compagnie aérienne British Airways  a confirmé offrir une deuxième vie à deux autres de ses Boeing 747-400, celui en livrée Landor devant devenir lieu d’exposition et celui en livrée BOAC étant conservé pour sa valeur patrimoniale « mettant en valeur la contribution prééminente » des Reines des Cieux à l’aviation britannique.

Après le rôle de plateau de cinéma accordé par la compagnie nationale britannique au 747-400 immatriculé G-CIVW (livrée actuelle Chatham Dockyard) et celui de musée, cinéma et centre de conférence au G-CIVB en livrée Negus du centenaire s’est vu attribuer par British Airways une nouvelle carrière, les campagnes de soutien au Jumbo Jet ont payé. British Airways a annoncé le 1er décembre 2020 que deux autres appareils échapperont à un sort plus indigne. Les avions, immatriculés G-BNLY et G-BYGC, doivent quitter ce mois-ci la base d’ingénierie de Cardiff pour une nouvelle vie.

Orné de la livrée emblématique Landor, utilisée entre 1984 et 1997, G-BNLY sera un lieu d’exposition permanente à l’aérodrome de Dunsfold à Surrey ; il y rejoindra le G-CIVW.

Le G-BYGC, revêtu de la livrée BOAC «Gold Speedbird» utilisée entre 1963 et 1974, effectuera le court trajet de l’aéroport de Cardiff au parc d’affaires de Bro Tathan dans le Vale of Glamorgan. Il y sera maintenu « en tant qu’élément du patrimoine » par les spécialistes de l’aviation eCube Solutions,  « pour mettre en valeur la contribution prééminente de la flotte 747 de British Airways à l’aviation britannique ».

Selon le CEO Sean Doyle, « bien que les voir orner nos cieux nous manque, nous sommes ravis d’avoir trouvé des logements permanents pour nos 747 restants. Nous pensons qu’ils ont une grande importance historique, non seulement pour British Airways mais pour l’ensemble de l’industrie aéronautique, et nous sommes heureux qu’ils seront préservés pour les générations futures dans des endroits au Royaume-Uni ».

Great news! @British_Airways' G-BNLY in Landor livery will be given a new lease of life as a permanent exhibit at Dunsfold Aerodrome in Surrey. G-BYGC in BOAC livery will be maintained as a heritage piece at Bro Tathan business park in the Vale of Glamorgan. @British_Airways pic.twitter.com/kTjsk4zHof

— Aeronews (@AeronewsGlobal) December 1, 2020

 

©British Airways

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